Angeac-Charente, témoin de la vie il y a 140 millions d'années
Chaque été depuis 2010, des paléontologues, des étudiants et des passionnés participent à un grand chantier de fouilles à Angeac-Charente, entre Angoulême et Cognac. Ce gisement fossilifère exceptionnel date du début du Crétacé inférieur, il y a 140 millions d’années. Il permet d’étudier très finement un écosystème ancien et d’en apprendre plus sur la Charente et l’Europe au temps des dinosaures.
À quoi ressemblait le site d’Angeac-Charente il y a 140 millions d’années ?
Au Crétacé, l'Europe était un archipel situé entre l'Amérique du Nord et la Laurasie. La Charente était à l'époque en partie émergée.
© MazanDécouvert en 2008, le gisement fossilifère d’Angeac-Charente est daté d’il y a environ 140 millions d’années. À cette époque, le niveau des mers était bien plus élevé qu’aujourd’hui. L’Europe était alors un archipel sous un climat chaud et humide.
Ce site correspond à un ancien marécage où cohabitaient une flore et une faune très diversifiées. Dans des forêts de grands conifères, sur des sols boueux parsemés de quelques fougères et de lycopodesInfobullePlantes à spores dont les représentants actuels ressemblent à des fougères ou à des mousses, certaines espèces disparues pouvaient être de grande taille., plusieurs espèces de dinosaures ont côtoyé crocodiles, tortues, lézards, ptérosaures, mollusques, petits mammifères, poissons osseux et requins d’eau douce.
Dans cette zone humide d’eau douce, une grande diversité d’espèces a laissé des traces de vie et d’activité : des fossiles d’os de vertébrés, une riche flore, des mollusques en position de vie, des empreintes de pas de dinosaures, et de très nombreux indices d’interactions entre différentes espèces.
Qu'est-ce qu'un fossile ?
Représentation d’un paysage côtier entre la fin du Jurassique et le début de Crétacé, il y a environ 145 millions d’années, en bordure du Bassin aquitain.
© Mazan
Sur les traces des dinosaures
Sur les traces des dinosaures
Partez pour un voyage de 140 millions d’années sur les traces des dinosaures du Crétacé : vivez le quotidien des paléontologues sur un chantier de fouilles, et apprenez-en plus sur les formidables découvertes du célèbre site paléontologique d'Angeac-Charente !
À partir du 16 juillet 2026
Un gisement fossile exceptionnel
Le gisement d’Angeac-Charente permet d’étudier un écosystème du tout début du Crétacé une période pour laquelle on ne connaît aucun autre gisement fossile de cette ampleur dans le monde !
Ce gisement comble ainsi des lacunes du registre fossile et permet de mieux comprendre les changements d’environnements, et l’évolution de la faune et de la flore à la transition entre le Jurassique et le Crétacé.
L’Aquitaine à la frontière Jurassique-Crétacé
Les fossiles du gisement d’Angeac-Charente datent d’il y a 140 millions d’années, au début du Crétacé (fin du BerriasienInfobulleLe Berriasien s’étend d’il y a 145 à 140 millions d’années).
Angeac-Charente est l’un des gisements à dinosaures les plus importants d’Europe. Il a également la particularité de couvrir une période courte : les fossiles qui y sont découverts proviennent d’un même écosystème et présentent des espèces animales et végétales qui se sont côtoyées, comme le montrent divers indices d’interactions.
Les fossiles de plantes retrouvés sur ce gisement permettent quant à eux de comprendre et de reconstituer les paysages de la Charente au début du Crétacé. Les pollens fossiles renseignent également les paléobotanistes sur les familles de plantes vivant à cette époque dans les environs.
Un « lit à ossements » de plusieurs dizaines d’espèces de vertébrés
Plusieurs os fossilisés d’une nouvelle espèce de sauropode de la famille des Camarasaures ont été découverts dans le gisement en 2024.
© L. BocatLe site de fouilles d’Angeac-Charente permet d’étudier plus de 40 espèces de vertébrés déjà identifiées. Elles représentent des individus d’une grande variété de tailles, mais aussi de modes de vie : des espèces terrestres, aquatiques, semi-aquatiques ou volantes, incluant des carnivores, des insectivores, des herbivores et des omnivores.
Les gisements qui sont particulièrement riches en ossements sont appelés des « bonebed », littéralement « lits à ossements ».
La plupart des grands groupes de vertébrés ont été retrouvés sur le gisement d’Angeac-Charente :
- des dinosaures, principalement des herbivores bien que quelques dents de carnivores aient également été retrouvées ;
- plusieurs espèces de tortues terrestres ou d’eau douce ;
- plusieurs espèces de crocodiles ;
- quelques amphibiens, notamment des grenouilles mais aussi des salamandres ainsi que des espèces appartenant à une famille entièrement disparue ;
- des ptérosaures, célèbres reptiles volants du Mésozoïque ;
- des mammifères, qui étaient généralement de petite taille à cette époque ;
- des poissons, dont beaucoup de coprolithes, dents et écailles ont été retrouvées ;
- des requins d’eau douce ;
- des lézards.
Un « Lagerstätte » ?
Les gisements fossiles exceptionnels sont appelés Lagerstätten (un terme allemand signifiant « gisement »). Ils se classent en 2 catégories :
- les Konservat-Lagerstätten, ou gisements à préservation exceptionnelle, qui contiennent des fossiles particulièrement bien préservés ;
- les Konzentrat-Lagerstätten, ou gisements à concentration exceptionnelle, qui contiennent une très grande quantité ou diversité de spécimens.
La quantité des traces fossiles exhumées sur le site d’Angeac-Charente, couplée à leur qualité de préservation, en fait à la fois un Konservat-Lagerstätte et un Konzentrat-Lagerstätte.
Un grand troupeau de « dinosaures-autruches » découvert sur le gisement
Plus de la moitié des os et fragments d’os découverts à Angeac-Charente correspond à un groupe de dinosaures bipèdes : les ornithomimosaures. Parmi les très nombreux os découverts, environ 70 tibias droits ont été identifiés, ce qui révèle la présence d’au moins 70 individus distincts.
Illustration d’un groupe d’ornithomimosaures s’enlisant dans un sol argileux. Il s’agit d’une des hypothèses de leur mort en masse sur ce site.
© MazanLes spécimens découverts sont tous morts lors d’un même événement. En effet, ces restes d'ornithomimosaures sont concentrés au même endroit sur le gisement et montrent le même état de préservation.
Les études sur la taille et la structure interne des tibias et des fémurs de ces individus ont permis d’estimer leur âge. Les résultats indiquent 7 générations différentes dont les plus jeunes étaient âgés d’environ 1 à 2 ans et les plus âgés de 18 à 20 ans. Des analyses sur la forme des fémurs révèlent, quant à elles, des variations liées à une différentiation sexuée.
Comme les autruches actuelles, auxquelles ils peuvent faire penser, les ornithomimosaures d’Angeac-Charente formaient ainsi de grands groupes sociaux de tous âges.
Les différences de formes liées à la croissance et à la différenciation sexuée ne s'expriment pas toujours de la même façon d'un individu à l'autre. Elles peuvent s’exprimer, par exemple, sur le plumage, comme c'est le cas chez de nombreuses espèces actuelles d'oiseaux.
Représentation d’un sauropode marchant dans le sol marécageux d’Angeac il y a 140 millions d’années.
© MazanDe nombreuses traces d'activités fossiles
La préservation exceptionnelle des ossements dans les sols argileux d’Angeac-Charente a permis la conservation de nombreuses traces d’activités fossiles, qui témoignent des interactions et comportements entre ces espèces éteintes.
Les empreintes de pas de grands sauropodes ont été préservées en détail et en 4 dimensions. En effet, ces empreintes sont d’une qualité rare, suffisante pour analyser les sillons laissés par la surface écailleuse des pattes lorsqu’elles s’enfonçaient puis ressortaient du sol argileux.
Sur ces parties de carapaces de tortues et cet os d’ornithomimosaure, des traces de perforation et de rayures ont été préservées. Elles sont attribuées aux dents d'un crocodile.
© MNHN - L. Cazes - Rozada et al., 2021Des marques de morsures de crocodiles ont été également particulièrement bien préservées, notamment sur des carapaces de tortues et des ossements de dinosaures. Ces découvertes permettent de mieux comprendre les comportements et les relations prédateurs-proies.
Mais les grands vertébrés ne sont pas les seuls à avoir laissé des traces fossiles sur le site. En effet, certains bois et ossements du gisement portent également des traces de galeries creusées par des insectes.
Les excréments fossiles d’Angeac-Charente, des indices sur l'alimentation des animaux
Les coprolithes, excréments fossilisés, peuvent contenir des indices sur le régime alimentaire d'un animal : fragments d'os, écailles de poissons, restes végétaux...
© MNHN - P. Loubry - Rozada et al. 2024L’une des particularités du gisement fossile d’Angeac-Charente est la quantité de coprolithes – des crottes fossilisées – découverts. Ils apportent des informations sur le régime alimentaire des espèces qui peuplaient le site il y a 140 millions d’années, et sur les plantes et les animaux dont ils se nourrissaient.
Au moins 11 types de coprolithes, produits par au moins 4 espèces de vertébrés, ont été identifiés sur le site d’Angeac-Charente. Ces coprolithes sont essentiellement des excréments d’espèces aquatiques ou semi-aquatiques, car ce milieu est propice à leur fossilisation.
Les plus nombreux ont été produits par le crocodile généraliste Goniopholis et contiennent des écailles d’actinoptérygiens (poissons osseux) et des fragments d’os. Mais plusieurs autres types de coprolithes ont aussi été découverts :
- des coprolithes ovales de petits animaux carnivores et terrestres ;
- des coprolithes cylindriques produits par des petits animaux omnivores ou carnivores comme les crocodiles, les tortues ou des dinosaures ;
- de petits coprolithes cylindriques lisses très riches en écailles de poissons actinoptérygiens, produits par d’autres actinoptérygiens ;
- de très petits coprolithes, appelés Microcarpolithes hexagonalis, produits par des termites.
Les géants d’Angeac-Charente
Chaque année, les fouilles d’Angeac-Charente sont marquées par une découverte extraordinaire. Parmi elles se trouvent deux restes particulièrement impressionnants : le fémur d’un des plus grands dinosaures jamais découverts, et le tronc d’un conifère de plus de 20 mètres de haut.
L’un des plus grands dinosaures connus
Le site est surtout célèbre pour ses dinosaures, notamment des Turiasaures, dinosaures sauropodes qui figurent parmi les plus grands animaux terrestres connus au monde. Deux fémurs d’environ 2 mètres de long y ont été découverts : le premier en 2010 et le second en 2019. Ils sont associés à des milliers d’autres restes osseux qui offrent une bonne connaissance de ce sauropode.
Une portion de squelette articulée d’une autre espèce de sauropode de plus petite taille, un Camarasaure, a été mise au jour en 2024. Plus d’une dizaine de vertèbres, ainsi que des os d’un membre antérieur, du crâne et du bassin, ont déjà été extraits, et la fouille n’est pas terminée. Ces fossiles sont en cours de préparationInfobulledégagement de fossiles des sédiments dans lesquels ils ont été préservés, et consolidation des parties fragilisées au Musée d’Angoulême et au Muséum national d’Histoire naturelle, à Paris.
Ce tronc de conifère Cheirolepidiaceae mesure près de 15 mètres, mais l’arbre complet dépassait les 20 mètres.
© V. RéneleauUn conifère de plus de 20 mètres
L'un des spécimens emblématiques d'Angeac-Charente est un arbre : un conifère de la famille des Cheirolepidiaceae. Ces arbres dominaient le paysage il y a 140 millions d’années. Leurs branches sont couvertes d'écailles, comme les cyprès actuels ou les araucarias. Ils pourraient avoir ressemblé à des cyprès chauves.
La première partie du tronc a été découverte en 2023 et mesure près de 15 mètres. En 2025, la poursuite des fouilles a permis de découvrir de nombreuses branches de la partie supérieure de l'arbre. Certaines branches portaient encore des feuilles, elles étaient même encore reliées à leurs cônes. Tronc, branches, cônes et feuilles connectés appartiennent au même arbre, ce qui constitue une découverte exceptionnelle en paléobotanique.
La dinoturbation, le piétinement par les géants
Le piétinement des grands sauropodes remodèle la surface du sol argileux et endommage des squelettes enfouis.
© MazanLa dinoturbation est un processus de forte modification du sol par l’action du piétinement des dinosaures, notamment de troupeaux de grands herbivores. Un sol dinoturbé présente une telle concentration d’empreintes superposées les unes sur les autres qu’il est difficile d’y distinguer des pistes.
À Angeac-Charente, l’étude de la distribution spatiale des ossements d’ornithomimosaures, et des marques qu’ils portent (fissures, fractures, traces...), a ainsi montré que le piétinement intense des sauropodes et des stégosaures est à l’origine du déplacement et de la désarticulation des squelettes d’ornithomimosaures et d'autres animaux, mais aussi de dommages infligés à de nombreux ossements.
Un terrain de fouille toujours actif
Dégagement de Deltapodus, des moulages d’empreintes de pas de stégosaures, en juillet 2025.
© MNHN - G. BalemboyChaque été, le chantier d’Angeac-Charente reprend vie. En juillet, jusqu’à une quarantaine de paléontologues professionnels, étudiants et bénévoles se mobilisent pour dégager les fossiles de nombreuses espèces animales et végétales, grâce au soutien logistique de l’entreprise qui exploite les carrières.
Le terrain de fouille est divisé en parcelles de quelques dizaines de mètres carrés. Les paléontologues mettent en place un protocole précis afin de documenter le contexte de découverte de chaque fossile : localisation et orientation dans le gisement, nature des sédiments (sableux, argileux…), etc.
Ces fossiles seront étudiés pendant des dizaines d’années et mis à la disposition de la communauté scientifique. Il est donc primordial que ces informations soient préservées lors de l'extraction, au même titre que les fossiles.
Visiter le chantier de fouilles paléontologiques d’Angeac-Charente
Pendant les semaines d’activité, au mois de juillet, le chantier est ouvert au public dans le cadre de visites guidées, ainsi que d’ateliers dédiés aux enfants de 8 à 10 ans.
Les réservations ouvrent généralement début juin, sur le site de la ville de Cognac, et les places sont prises en quelques jours (les visites de 2026 sont déjà complètes) :
Présentation du chantier de fouille sur le site de la mairie de Cognac
Certains spécimens trouvés dans le gisement sont également présentés au musée d’Angoulême, et deux expositions ont débuté à l’été 2026 :
- Chercheurs de dinos, au Musée d’Angoulême jusqu’au 3 janvier 2027 ;
- Sur les traces des dinosaures, du 16 juillet 2026 à début janvier 2028, à la Grande Galerie de l’Évolution du Muséum national d’Histoire naturelle, à Paris.
Article rédigé par Nicolas Cellier, Muséum national d'Histoire naturelle.
Référent scientifique
Lee Rozada
Paléontologue au Centre de recherche en paléontologie au Muséum national d’Histoire naturelle (Centre de recherche en paléontologie - UMR 7207)
Ronan Allain
Maître de conférence au Muséum national d'Histoire naturelle (Centre de recherche en paléontologie - UMR 7207)
Léa de Brito
ATER au Muséum national d'Histoire naturelle (CR2P - UMR 7207)
Le Crétacé dans l'histoire de la vie
Bibliographie
Ouvrages grand public :
- Dinosaures, les géants du vignoble. Livre illustré au sujet des 3 gisements paléontologiques de Charente, par Ronan Allain et l’illustrateur Mazan, qui participe chaque année aux fouilles. 248 pages, aux éditions Eidola.
- La série de bandes dessinées « Mimo, sur la trace des dinos », a été réalisée dans le cadre des fouilles d’Angeac-Charente par Mazan, Isabelle Dethan et Ronan Allain. 3 tomes, aux éditions Eidola.
- Le blog « Petit Carnet Paléo », tenu depuis plus de 10 ans par Mazan, documente avec régularité la vie et l’histoire du chantier d’Angeac-Charente.
Publications scientifiques liées au site d’Angeac :
- Le Gouellec C., Allain R., Goedert J., Pintore R., Carter J., Royo-Torres R., Augier D. & Cornette R., août 2026 — Heterodonty in the teeth of the turiasaurian sauropod from Angeac-Charente (Early Cretaceous, southwestern France): Comparison of anatomical and geometric morphometric approaches. Journal of Anatomy, 1–26. https://doi.org/10.1111/joa.70230
- Rey Kévin, Robin Ninon, Kaskes Pim. et al., mars 2026 — “How Do Vertebrate Droppings Fossilise? Biogenic Versus Diagenetic Signals in Coprolites Evidenced by Elemental Mappings.”. Geological Journal. 1–18. https://doi.org/10.1002/gj.70253
- Rozada Lee, Allain Ronan, Qvarnström Martin, Rey Kévin, Vullo Romain, Goedert Jean, Augier Dominique & Robin Ninon, octobre 2024 — A rich coprolite assemblage from Angeac-Charente (France): a glimpse into trophic interactions within an Early Cretaceous freshwater swamp. Cretaceous Research vol. 162, p. 105939. Elsevier. https://dx.doi.org/10.1016/j.cretres.2024.105939
- Pintore Romain, Cornette Raphaël, Houssaye Alexandra & Allain Ronan, juin 2023 — Femora from an exceptionally large population of coeval ornithomimosaurs yield evidence of sexual dimorphism in extinct theropod dinosaurs. ELife. https://doi.org/10.7554/eLife.83413
- Allain Ronan, Vullo Romain, Rozada Lee, Anquetin Jérémy, Bourgeais Renaud, Goedert Jean, Lasseron Maxime, Martin Jeremy, Pérez-García Adán, de Fabrègues Claire Peyre, Royo-Torres Rafael, Augier Dominique, Bailly Gilles, Cazes Lilian, Despres Yohan et al., juillet 2022 — Vertebrate paleobiodiversity of the Early Cretaceous (Berriasian) Angeac-Charente Lagerstätte (southwestern France): implications for continental faunal turnover at the J/K boundary. Geodiversitas vol. 44, n° 25, p. 683-752 Publisher: Museum National d’Histoire Naturelle Paris. https://dx.doi.org/10.5252/geodiversitas2022v44a25
- Rozada Lee, Allain Ronan, Vullo Romain, Goedert Jean, Augier Dominique, Jean Amandine, Marchal Jonathan, Peyre de Fabrègues Claire, Qvarnström Martin & Royo-Torres Rafael, avril 2021 — A Lower Cretaceous Lagerstätte from France: A Taphonomic Overview of the Angeac-Charente Vertebrate Assemblage. Lethaia vol. 54, n° 2, dir. Wiley, p. 141-165. https://dx.doi.org/10.1111/let.12394
- Rozada Lee, juin 2019 — Taphonomie de l’assemblage de macrorestes fossiles de vertébrés du Lagerstätte d’Angeac-Charente (Crétacé inférieur, Charente, France). Theses Issue: 2019MNHN0006. https://theses.hal.science/tel-02786954
- Gônet Jordan, Rozada Lee, Bourgeais Renaud & Allain Ronan, avril 2019 — Taphonomic study of a pleurosternid turtle shell from the Early Cretaceous of Angeac-Charente, southwest France. Lethaia vol. 52, n° 2, p. 232-243 Publisher: Wiley. https://dx.doi.org/10.1111/let.12309
- Rozada Lee, Allain Ronan & Tournepiche Jean-Francois, mars 2018 — Trampling experiments on bones in fine and soft sediments. Quaternaire vol. 29, vol. 29/1, p. 39-44 Publisher: AFEQ-CNF INQUA. DOI : https://dx.doi.org/10.4000/quaternaire.8593
- Polette France, Batten David, Néraudeau Didier, octobre 2018 — Re-examination of the palynological content of the Lower Cretaceous deposits of Angeac, Charente, south-west France: Age, palaeoenvironment and taxonomic determinations. Cretaceous Research. 90. 10.1016/j.cretres.2018.04.017
- Allain Ronan, Vullo Romain & Le Loeuff Jean, juin 2014 — European ornithomimosaurs: an undetected record. Geologica Acta vol. 12, n° 2, p. 127-135. https://dx.doi.org/10.1344/105.000002083
- Néraudeau Didier, Allain Ronan, Ballevre Michel, Batten David J., Buffetaut Eric, Colin Jean-Paul, Dabard Marie-Pierre, Daviero-Gomez Véronique, El Albani Abderrazak, Gomez Bernard, Grosheny Danièle, Le Loeuff Jean, Leprince Anne, Martin-Closas Carles, Masure Edwige et al., octobre 2012 — The Hauterivian-Barremian lignitic bone bed of Angeac (Charente, south-west France): stratigraphical, palaeobiological and palaeogeographical implications. Cretaceous Research vol. 37, https://dx.doi.org/10.1016/j.cretres.2012.01.006
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