Fossile

Glyptodonte

Glyptodon asper

Ce tatou géant, disparu il y a 100 000 ans, n’a rien à voir avec les tortues qui appartiennent au groupe des reptiles. Les plus gros spécimens pouvaient peser 2 t et mesurer jusqu’à 3 m.

Glyptodonte - Muséum national d’Histoire naturelle

© MNHN - A. Iatzoura

Ce fossile fut récolté par François Seguin, Français expatrié en Argentine ayant réuni une importante collection de mammifères quaternaires.

La carapace de ce mammifère du groupe des glyptodontes, composée d’un millier de petites plaques appelées ostéodermes, est entièrement rigide et immobile. Les fossiles de glyptodontes aussi complets sont rares ; ce sont leurs petites plaques qui ont été retrouvées en grand nombre dans les gisements fossilifères d’Amérique du Sud, datées de diverses époques du Cénozoïque.

Pendant 60 millions d’années, l’Amérique du Sud formait une île-continent isolée. Une faune, constituée d’espèces que l’on ne retrouve quasiment nulle part ailleurs, s’y développa. Lorsque les deux Amériques furent réunies, il y a 3 millions d’années, après la formation de l’isthme de Panama, beaucoup d’espèces du Nord envahirent le Sud. Cette invasion, combinée aux brusques changements climatiques et à l’arrivée de l’Homme, il y a environ 16 000 ans, contribua peut-être à fragiliser la faune sud-américaine originelle et à provoquer la disparition de sa mégafaune, parmi laquelle les glyptodontes et les paresseux géants.

Guillaume Billet

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