Spécimen vivant

Fougère

Angiopteris lygodiifolia Rosenst.

Les fougères constituent un groupe très important par son histoire évolutive. Sans fleur ni graine, ses espèces se reproduisant par l’intermédiaire de spores.

Fougère, Angiopteris lygodiifolia Rosenst. - Muséum national d’Histoire naturelle

© MNHN - A. Iatzoura

La plupart des fougères actuelles, herbacées ou arborescentes, sont issues d’un groupe qui s’est diversifié au Mésozoïque (Ère secondaire). Elles dominaient les paysages de l’époque avec les Gymnospermes (plantes à graines, sans fleurs), avant l’arrivée des Angiospermes (plantes à fleurs). La première grande diversification des fougères eut lieu au Paléozoïque (Ère primaire), à l’époque du Carbonifère, il y a 360 à 300 millions d’années environ. Les représentants actuels, qui poussent essentiellement dans les régions tropicales, dérivent d’une flore disparue, beaucoup plus riche et variée par le passé.

Ainsi les Angiopteris sont de grandes fougères terrestres (non arborescentes) appartenant à l’une des plus anciennes lignées de plantes vasculaires (famille des Marattiaceae). Ces plantes ont probablement assez peu changé depuis le Carbonifère. Les frondes (feuilles caractéristiques des fougères), observées sur les empreintes fossiles de taxons disparus, sont proches de celles des Angiopteris actuels.

Ce spécimen, qui s’épanouit dans la serre de l’Histoire des plantes, est un Angiopteris lygodiifolia, espèce poussant dans les forêts et zones humides d’Extrême-Orient (Taïwan, Japon, Corée du Sud). 

Denis Larpin 

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