Adaptations du vivant

Une molécule, un gène, une cellule, un organisme, une communauté, comment fonctionnent tous ces éléments dans un écosystème ? Nos chercheurs décryptent les mécanismes et les liens fonctionnels à différents niveaux d’organisation du vivant.

Regarder un documentaire animalier, se promener en forêt, observer au microscope, toutes les occasions sont bonnes pour admirer la diversité du vivant. Ces moments émerveillent et soulèvent tant de questions… Comment se développent, s’alimentent, se comportent, fonctionnent les organismes ? Cohabitent-ils ou interagissent-ils au sein de leurs milieux ? De quoi sont-ils faits et comment certains résistent-ils aux températures les plus extrêmes, aux eaux profondes, aux déserts arides ? Songez que les tardigrades, ces micro-oursons, survivent à la fois dans l’espace et la glace ! La nature recèle encore bien des mystères insoupçonnés et le département Adaptations du vivant s’y intéresse sans relâche. Ses chercheurs explorent la diversité des formes et des fonctions à toutes les échelles d’organisation, au sein des écosystèmes terrestres et aquatiques. Êtres microscopiques ou espèces gigantesques sont étudiés avec la même ferveur, depuis leur composition moléculaire jusqu’à leurs interactions avec leur environnement. Un travail qui nécessite souvent de plonger au cœur des cellules…

L’ADN est votre programme interne et définit ce que vous êtes, mais saviez-vous que la façon dont celle-ci est repliée commande elle-même certains traits ? Ce phénomène pourrait, par exemple, jouer un rôle dans le caractère pathogène de certains agents comme le parasite responsable du paludisme. Beaucoup d’autres travaux portent sur le développement et le fonctionnement biologique dans des conditions normales ou modifiées, notamment sous l’influence de facteurs environnementaux comme les perturbateurs endocriniens. Des études portent aussi sur la longévité, la régénération d’organes comme le cœur ou même une souris capable de rester mince malgré une alimentation riche en graisses ! Découverte aux États-Unis dans les années 60, cette espèce enviée par beaucoup garde encore son secret bien au chaud.

Au sein du Muséum, nos scientifiques s’intéressent également au comportement. Mais rester posté des heures pour des observations en pleine nature n’est pas simple ! En guise de solution, une équipe a donc co-développé un système appelé Etholoop. Des caméras associées à un programme informatique de reconstitution des déplacements d’animaux en situation réelle, tels ceux des petits lémuriens, permettent d’étudier les réactions face à des événements extérieurs, comme la remise de récompenses ou la survenue d’obstacles.

Nos chercheurs s’inspirent aussi des propriétés exceptionnelles de certaines espèces afin de développer des outils ou matériaux innovants pour l’Homme. Cette approche bioinspirée a des retombées dans des domaines très variés comme l’architecture, la robotique ou encore la santé. Les animaux « à sang chaud » ont par exemple beaucoup à nous apprendre sur la thermorégulation, riche d’enseignement pour l’optimisation thermique d’un bâtiment.

Enfin, des équipes observent et décrivent la biodiversité afin de contribuer à sa préservation. L’un de nos laboratoires scrute ainsi la flore aquatique dans des milieux très variés : mangroves, eaux antarctiques, mer du Nord, eaux douces à l’échelle de la planète, estuaire de la Seine et même… caniveaux de Paris ! Ses membres naviguent aussi sur les eaux australes pour surveiller les populations de poissons et édicter des recommandations concernant les techniques et les quotas de pêche.

Le département Adaptations du Vivant

Avec ses 5 unités de recherche, ce département aborde les mécanismes à l’origine de la diversité des formes et des fonctions du vivant. Il décrypte les mécanismes d'adaptations des organismes, y compris des microorganismes, à leur environnement et aux stress qu'ils y subissent. Il développe des approches fonctionnelles, comparatives, multidisciplinaires et intégratives.

BOREA UMR 8067

Le laboratoire Biologie des organismes et écosystèmes aquatiques a pour objet l’étude de l’écologie et de la biologie des organismes et des habitats aquatiques dans des écosystèmes naturels et contraints.

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MCAM UMR 7245

L’unité Molécule de communication et Adaptation des Micro-organismes constitue un pôle pluridisciplinaire de microbiologie environnementale au Muséum ayant pour objectifs d’explorer la biodiversité des microorganismes et de comprendre leur place et leur rôle dans le maintien, l’équilibre et l’évolution des écosystèmes.

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MECADEV UMR 7179

Mécanismes adaptatifs et Évolution étudie les processus d’adaptations et d’évolution chez toutes sortes d’organismes, animaux et végétaux, face aux contraintes environnementales naturelles et anthropiques, présentes et passées, pour comprendre leur évolution.

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PHYMA UMR 7221

L’unité Physiologie moléculaire et Adaptation étudie le développement, la régénération des tissus ou encore le vieillissement. Leurs travaux portent principalement sur l’impact des facteurs environnementaux, tels que les perturbateurs endocriniens, sur le développement du cerveau et la physiologie des vertébrés, avec pour objectif la mise en évidence de processus contribuant à la création de la biodiversité, à sa plasticité et à son évolution.

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STRING UMR 7196 / U 1154

Les recherches du laboratoire Structure et Instabilité des Génomes portent sur les acides nucléiques, leurs structures, leur dynamique et leurs interactions avec différents partenaires cellulaires. Leur spécificité est d’exploiter leur expertise à l’interface entre la chimie, la biophysique, la biochimie et la biologie, en développant une approche interdisciplinaire.

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