Définition

Qu'est-ce qu'un parasite ?

Rien de commun entre un pou, un virus et du gui, et pourtant, les trois partagent un trait de caractère pas toujours apprécié. Ce sont des parasites, c’est-à-dire qu’ils se développent sur le dos des autres. Pas seulement sur leur dos d’ailleurs !

Parasitisme vs commensalisme ou symbiose mutualiste

Ainsi, le parasitisme est une interaction biologique qui s’installe entre deux ou plusieurs organismes vivants, mais ici, l’un des partenaires vit totalement aux dépens de l’autre. Par exemple, le pou du corps humain se nourrit du sang qu’il y puise, mais n’apporte rien en retour. On compare souvent le parasitisme à son contraire, la symbiose mutualiste qui est une relation où chacun tire un avantage de l’interaction. C’est le cas des champignons mycorhizogènes qui colonisent les racines de plantes. Ils tirent du sol de l’eau et des nutriments utiles à la plante, qu’elle peine à extraire elle-même. En retour, celle-ci leur apporte des molécules carbonées (sucres, lipides) issues de la photosynthèse.

On compare aussi le parasitisme au commensalisme qui est une relation bénéfique pour « l’invité », qui mange à la même table que son hôte, sans lui nuire. Le rémora, par exemple, est un poisson qui se fixe sur la peau des requins ou des tortues. Outre la protection qu’il reçoit d’un plus gros animal que lui, il profite des restes de ses repas et mange des petits poissons qui tournent autour de son hôte.

Ecto ou endoparasite

Représentation 3D de la morphologie d'un coronavirus.

Morphologie d'un coronavirus

© CDC / Unsplash

Le parasite colonise son hôte soit par contact direct, soit en se glissant dans l’eau ou les aliments. Il s’installe alors à l’extérieur (ectoparasite) ou à l’intérieur (endoparasite). Chez l’être humain, les ectoparasites sont généralement des insectes (poux, puces, punaises, moustiques…) ou des acariens (tiques, gale, Demodex, etc.).

Les endoparasites appartiennent eux à trois branches dans l’arbre du vivant : les vers, tels que le ténia (ver solitaire) et les ascaris (nématodes), les protozoaires, microorganismes comme Plasmodium l’agent du paludisme, et les virus (grippe, SARS-Cov-2, VIH…).

Outre la localisation chez l’hôte, le type d’infestation varie aussi. On distingue l’hôte définitif, sur lequel le parasite va se développer et se reproduire sexuellement, et l’hôte intermédiaire où il séjournera uniquement une partie de son cycle, sans se reproduire sexuellement. Par exemple, le moustique anophèle est l’hôte définitif de Plasmodium alors que l’homme est l’hôte intermédiaire de ce microorganisme qui peut le contaminer. Autre exemple, l’homme est l’hôte définitif de l’ascaris qui vit et se reproduit dans son intestin.

Des vecteurs de maladie

Les parasites ne sont pas les bienvenus, d’autant plus qu’ils causent parfois beaucoup de tort. Le ténia du mouton, par exemple, provoque un affaiblissement qui peut conduire l’animal à la mort. De même, si la piqûre du moustique en Europe ne provoque généralement qu’une désagréable démangeaison, certains véhiculent des parasites pathogènes, c’est-à-dire qui peuvent engendrer une maladie. Le paludisme (ou malaria) est une maladie invalidante, souvent mortelle en zones tropicales, surtout chez les enfants. Le pou, lui, peut transmettre un bacille à l’origine du typhus, une bactérie elle-même parasite. Mais rassurez-vous, la plupart des parasites ne sont pas des vecteurs d’agents pathogènes.

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