Roche

Météorite d’Orgueil

Ce fragment rocheux venu du ciel, vraisemblablement arraché à une comète, est un des fleurons de la collection de météorites du Muséum.

Météorite d’Orgueil

Météorite d’Orgueil - Muséum national d’Histoire naturelle

© MNHN - L.-D. Bayle

14 mai 1864, un gigantesque météore plus brillant que la Lune est aperçu dans tout le sud de la France. L’explosion du bolide au-dessus du village d’Orgueil, à proximité de Montauban, libère des dizaines de pierres météoritiques.

De très nombreux fragments ont été collectés par les témoins de l’événement et immédiatement confiés aux scientifiques pour procéder à des analyses. Dès l’été 1864, sa richesse en matière carbonée était établie. Certains scientifiques comme Camille Flammarion (1842-1925) soulignèrent l’analogie de cette matière avec celle provenant de la désintégration des organismes vivants sur Terre.

On sait désormais que la composition chimique de la météorite d’Orgueil est identique à celle du Soleil pour un grand nombre d’éléments. Elle est donc l’échantillon chimiquement le plus représentatif que nous ayons de la matière originelle qui a formé le système solaire. Par ailleurs, des études ont permis de reconstituer sa trajectoire interplanétaire : elle proviendrait de régions au-delà de Jupiter et serait donc d’origine cométaire.

Le Muséum possède environ 10 kg de cet échantillon unique qui est toujours une des météorites les plus étudiées au monde.

Matthieu Gounelle, Professeur au Muséum national d'Histoire naturelle (Institut de minéralogie, de physique des matériaux et de cosmochimie, UMR 7590).

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