Pigments

Pigments de synthèse

Nommé en 1824 directeur de l’atelier des teintures de la Manufacture nationale des Gobelins, Chevreul éprouve la nécessité de définir les couleurs autrement que par d’innombrables appellations de nuances.

Pigments de synthèse - Muséum national d’Histoire naturelle

© MNHN - A. Iatzoura

Le chimiste propose d’« assujettir les couleurs à une nomenclature raisonnée en les rapportant à des types classés d’après une méthode simple, accessible à l’intelligence de tous ceux qui s’occupent des couleurs, soit à un point de vue purement scientifique, soit à un point de vue d’application ».

Disposant les couleurs du spectre solaire sur un cercle divisé en secteurs, il aboutit à une classification riche de 14 400 tons. Celle-ci sera utilisée jusqu’au milieu du XXe siècle, avant d’être remplacée par un nuancier informatisé.

Une partie de ses pigments minéraux, organiques naturels ou synthétiques, ont été conservés au Muséum et à la Manufacture nationale des Gobelins. Ses travaux intéressèrent Eugène Delacroix et divers mouvements de peinture, du divisionnisme jusqu’à l’orphisme, ou encore l’abstraction et l’op art, au XXe siècle.

C’est Nicolas Vauquelin, maître de Chevreul, qui découvrit, à partir d’un échantillon de crocoïte (chromate de plomb) des collections du Muséum, un nouveau métal auquel il donna le nom « chrome », terme d’origine grecque signifiant couleur. Cette dénomination est due à ses sels et dérivés, tous colorés de diverses façons, alors que le métal lui-même n’a pas de couleur.

Bernard Bodo, Séverine Amand, Philippe Grellier, Christine Maulay-Bailly

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