Mammifère

Guépard

Acinonyx jubatus

Le guépard, Acinonyx jubatus, le plus rapide des prédateurs, est menacé d’extinction, victime principalement de la perte de son habitat, de la consanguinité et d’une forte mortalité juvénile.

Gros plan sur la tête d'un guépard.

Guépard

© MNHN - F.-G. Grandin

Mode de vie

Les femelles vivent seules, accompagnées de leur progéniture. Elles ne sont pas territoriales mais s’évitent, contrairement aux mâles qui peuvent rester en fratrie. Le plus fort d’entre eux s’accouplera avec une ou plusieurs femelles qui vivent sur son territoire. Le couple ne reste ensemble qu’un ou deux jours. Les naissances ont lieu dans un endroit discret.

Les trois premiers mois de leur vie, les jeunes guépards portent une crinière argentée le long de leur dos qui leur permettrait un meilleur camouflage dans l’herbe. Les petits sont cependant déplacés presque tous les jours par leur mère pour éviter les prédateurs. Malgré tout, plus de 90 % des jeunes n’atteindront pas l’âge d’un an, la majorité tuée par les lions et les hyènes.

Ceux qui auront la chance de survivre quitteront leur mère vers 20 mois.

Signes distinctifs

Un corps mince et élancé, une colonne vertébrale très souple, une queue-balancier, des longues pattes, des griffes semi-rétractiles, des poumons très développés : le guépard possède tous les atouts pour être le mammifère le plus rapide de la planète ! À l’inverse des autres félins qui chassent de nuit à l’affût, il chasse de jour, à vue, en terrain découvert.

Si sa course peut atteindre 110 km/h, elle ne dure pas plus de 400 mètres ! Ce sprinteur doit ensuite récupérer, moment délicat pendant lequel, s’il a réussi à capturer une proie, il peut, essoufflé et impuissant, se la faire dérober par une hyène. Afin que l’effort fourni ne dépasse pas l’apport d’énergie qu’il retirera de sa proie, il s’attaque de préférence à des animaux blessés, malades, vieux ou très jeunes, plus facile à attraper…

Anecdote

Le guépard a été un animal de compagnie très recherché, dressé pour la chasse dans l’Égypte antique et jusqu’au 19e siècle en Perse et en Arabie. Les captures intensives, de cet animal très difficile à reproduire en captivité, entraînèrent alors une diminution critique de sa population. Très souvent chassé pour sa fourrure ou abattu par les éleveurs pour protéger leurs troupeaux, le guépard est devenu une espèce réellement menacée d’extinction. Il ne resterait pas plus de 10 000 individus dans la nature.

La consanguinité élevée entraînant un mauvais taux de reproduction, des anomalies génétiques, une sensibilité élevée aux maladies, associée à la fragmentation de son habitat de plus en plus restreint rendent sa reproduction très difficile. Sa survie dépend en partie de programmes d’élevage et de recherche sur son comportement, sa nutrition et sa reproduction.

La sous-espèce asiatique, qui ne vit plus désormais qu’en Iran, est en voie d’extinction avec une soixantaine d’individus dans la nature.

Guépard perché sur un tronc d'arbre.

Guépard

© G. Proust
Guépard dans l'herbe.

Guépard

© MNHN - F.-G. Grandin
Guépard qui baille.

Guépard

© MNHN - F.-G. Grandin
Gros plan sur la tête d'un guépard.

Guépard

© MNHN - F.-G. Grandin

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