Faire expertiser une météorite

Vous pensez avoir trouvé une météorite ? Faites expertiser votre pierre par le Muséum national d'Histoire naturelle.

Le Muséum attache la plus grande importance à l’enrichissement du patrimoine météoritique français, et, à ce titre, il se prête à l’expertise de météorites potentielles nouvelles découvertes par des particuliers. Consacré d'abord à la recherche, le service n'a cependant pas vocation à délivrer de certificat d'authenticité ni à travailler sur des spécimens importés sans certificat d'exportation.

La procédure décrite ici sert surtout de filtre préalable pour décider d'éventuels examens plus poussés. En effet, dans le nombre considérable de pierres portées à notre connaissance, très peu (environ une sur mille) sont des météorites véritables. Les météorites sont de fait des objets rares (moins de 80 identifiées sur toute la France à ce jour), et les confusions sont légion avec des déchets de fonderie, des éclats d’obus, des concrétions minérales (marcassites, oxydes de fer…), des basaltes, etc.

Avant de soumettre une demande

Ces questions/réponses vous donneront déjà une idée de la probabilité que votre pierre puisse être une météorite.

La pierre a-t-elle une croûte de fusion ?
Une météorite fraichement tombée est généralement recouverte tout ou partie d’une mince pellicule lisse, souvent noire, reliquat de sa fusion superficielle lors de sa traversée atmosphérique. Elle peut être craquelée et receler des « traces de pouce » (regmaglyptes). À ne pas confondre avec la patine du désert.

Est-elle lourde pour sa taille ?
Beaucoup de météorites sont plus denses que les roches habituelles de la croûte terrestre à cause de leur teneur en métal (cf question suivante) ; seules les achondrites (8 % d’entre elles) sont à excepter.

Y distingue-t-on du métal ?
Certaines météorites sont à peu près entièrement constituées de fer-nickel. La majorité (85 % ; les chondrites) en contiennent sous forme de grains submillimétriques disséminés dans la masse. Seules les achondrites en sont dépourvues. Le métal peut être plus ou moins rouillé par suite du séjour terrestre. Il peut se manifester par une aimantation qu’on peut parfois déceler avec une boussole (dont l’aiguille sera déviée si on fait passer la pierre à proximité), mais on s’abstiendra d’utiliser un aimant ordinaire pour ne pas perturber les propriétés magnétiques d’une météorite potentielle.

A-t-elle des bulles ?
Il est extrêmement rare pour une météorite de présenter des vésicules. Cela est au contraire caractéristique des scories terrestres.

Découvrez ici quelques exemples de fausses météorites :

Pierre ponce

© MNHN - J.-C. Domenech

Rognon de marcassite

© MNHN - J.-C. Domenech

Shrapnel

© MNHN - J.-C. Domenech

Demande d'expertise

Si vous pensez toujours que votre pierre pourrait être une météorite (et qu’elle n’a en particulier rien de commun avec les fausses météorites les plus courantes : déchet de fonderie, éclat d’obus, concrétions minérales (marcassites, oxydes de fer), basaltes etc.).

Toute demande d’expertise devra systématiquement suivre les instructions intégrées dans le formulaire. Elles doivent assurer une information suffisante et en particulier l’évaluation préalable des critères d’identification principaux des météorites. Ne cherchez pas à écrire directement aux chercheurs ou à venir les rencontrer sans rendez-vous. Personne ne sera reçu sans rendez-vous. Le formulaire doit être rempli en français.

Dans la mesure du possible, nous tâcherons (si la demande est bien complète) d’y répondre dans le mois (le service étant fermé en juillet et en août). Si, en raison d’un effectif très limité, le nombre de demandes excède notre capacité de traitement, nous pourrions être contraints de ne réagir qu’aux plus prometteuses. Vous pouvez considérer qu’une absence de réponse de notre part au-delà de deux mois signifie que nous ne pensons pas que votre pierre est une météorite. Si votre échantillon n'est pas une météorite, il n'entre pas dans le cadre de notre service d'en préciser davantage la nature, même si nous pouvons éventuellement donner des idées à ce sujet.

Dans le cas où votre pierre nous semblerait potentiellement météoritique, nous pourrons vous demander d’apporter un échantillon pour une caractérisation plus poussée et/ou un entretien pour obtenir des renseignements supplémentaires. Si sa nature météoritique est avérée, nous pouvons, selon le cas, la déclarer officiellement auprès du Comité de Nomenclature de la Meteoritical Society si elle en était inconnue, moyennant le dépôt d’un spécimen-type représentant 25 % de sa masse au Muséum. Cependant, en dehors de cette hypothèse, le service n'a pas vocation à certifier des météorites qui auraient été achetées dans le commerce.

Coordonnées
Questions préliminaires
Une météorite fraichement tombée est généralement recouverte tout ou partie d’une mince pellicule lisse, souvent noire, reliquat de sa fusion superficielle lors de sa traversée atmosphérique. Elle peut être craquelée et receler des « traces de pouce » (regmaglyptes). À ne pas confondre avec la patine du désert.
Beaucoup de météorites sont plus denses que les roches habituelles de la croûte terrestre à cause de leur teneur en métal (cf question suivante) ; seules les achondrites (8 % d’entre elles) sont à excepter.
Certaines météorites sont à peu près entièrement constituées de fer-nickel. La majorité (85 % ; les chondrites) en contiennent sous forme de grains submillimétriques disséminés dans la masse. Seules les achondrites en sont dépourvues. Le métal peut être plus ou moins rouillé par suite du séjour terrestre. Il peut se manifester par une aimantation qu’on peut parfois déceler avec une boussole (dont l’aiguille sera déviée si on fait passer la pierre à proximité), mais on s’abstiendra d’utiliser un aimant ordinaire pour ne pas perturber les propriétés magnétiques d’une météorite potentielle.
Il est extrêmement rare pour une météorite de présenter des vésicules. Cela est au contraire caractéristique des scories terrestres.
Informations complémentaires
Expliquez ici en quelques lignes les circonstances de la découverte de votre pierre (date, lieu), en quoi elle diffère des roches des environs, et toute autre information qui peuvent vous laisser penser qu’il s’agit d’une météorite (observation éventuelle de la chute etc.).
Télécharger les photos (4 photos maximum)
4 fichiers au maximum.
Limité à 1 Mo.
Types autorisés : gif, jpg, jpeg, png.

Vous pouvez éventuellement nous faire parvenir un échantillon de votre pierre si vous optez pour un envoi postal (en joignant une copie du formulaire et précisant votre courriel) mais le Muséum décline toute responsabilité en cas de perte. Si vous en souhaitez la restitution finale, prévoyez une enveloppe à votre adresse avec l’affranchissement pour le retour. Sinon, l'échantillon sera éliminé s'il n'est pas météoritique

Adresse postale :
Référent expertise des météorites
Muséum national d’Histoire naturelle
CP 52
57 rue Cuvier
75005 Paris

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