Collections d’archives et de manuscrits

Des journaux de voyage illustrés de dessins au 18e siècle aux délibérations des instances actuelles de gouvernance du Muséum, les archives - ensembles de documents produits par une institution ou une personne dans le cadre de ses activités - comme les manuscrits - brouillon ou épreuves de textes, lettres, notes, carnets de récolte, dessins, dossiers documentaires, etc. – racontent l’histoire du Muséum. Elles témoignent plus largement de la recherche scientifique, des expéditions naturalistes et des différents métiers qui contribuent à l’exercice des missions de ce grand établissement de recherche, d’enseignement et de diffusion de la culture.

Présentation

Les archives institutionnelles sont produites par l’activité administrative et scientifique de l’administration centrale, des laboratoires, des galeries, des services du Muséum et de ses différentes entités, pour tous ses sites : Jardin des Plantes, Musée de l’Homme, Parc zoologique de Paris, Arboretum de Versailles-Chèvreloup, etc. Elles retracent l’activité du Muséum dans toutes ses composantes : relevés de décisions prises par les instances de gouvernance, évolution de l’organisation administrative, carrière des personnels, budget, plans des bâtiments et programmation des travaux, enregistrement des collections, et documentent l’histoire générale des sciences. Ainsi, les archives du Musée de l’Homme sont aujourd’hui sollicitées pour étudier les débats qui ont accompagné l’évolution de l’anthropologie et de l’ethnologie. Des archives d’associations, comme la Société des Amis du Muséum, y sont également conservées.

Les manuscrits et archives personnelles regroupent des pièces isolées et des fonds de taille variable relatifs à l’activité d’une personnalité, le plus souvent un savant. Dans les ensembles transmis sous l’Ancien Régime au Cabinet du Roi puis à la bibliothèque du Muséum au 19e siècle, se trouvent ainsi les manuscrits et dessins liés aux voyages d’exploration scientifiques de Philibert Commerson, compagnon de Bougainville, ou encore d’Alcide d’Orbigny, élève de Georges Cuvier. Des manuscrits de nombreux ouvrages ayant fait date dans l'histoire des sciences - comme les Recherches sur une propriété nouvelle de la matière d'Henri Becquerel - y ont été déposés, souvent accompagnés de leurs planches originales. D’importants recueils de correspondances ont été intégrés à la collection des manuscrits, tandis que les fonds personnels, légués ou donnés par les savants, illustrent leur place respective, et celle du Muséum, dans l’épanouissement et le rayonnement de la recherche scientifique : archives de la famille Jussieu, de l’administrateur du Jardin et professeur André Thouin, du naturaliste Georges Cuvier, du chimiste Michel-Eugène Chevreul ou du préhistorien Henri Breuil.

Archives institutionnelles et personnelles sont complémentaires. Certains fonds personnels contiennent tant des documents liés aux recherches fondamentales de leurs producteurs que des archives relevant de leur vie privée ou de leur activité scientifique ou administrative dans l’institution : ils rendent alors compte du parcours de leur producteur et de l’interpénétration des champs intimes, sociaux, scientifiques et professionnels. Ainsi, le fonds Paul Rivet complète les archives du Musée d’ethnographie du Trocadéro et du Musée de l’Homme ; le fonds Théodore Monod les archives du Laboratoire des Pêches coloniales puis du Laboratoire des Pêches d’outre-mer.

La complémentarité est essentielle entre collections naturalistes et collections de manuscrits et d’archives, ces dernières permettant de comprendre, de contextualiser et d’interpréter les

Historique

Sous l’Ancien Régime, les documents utiles aux surintendants du Jardin du roi et aux savants étaient conservés avec les autres collections du Cabinet. Créée à la Révolution française par le décret fondateur du Muséum, la bibliothèque hérite de manuscrits d'ouvrages scientifiques, mais aussi des documents administratifs, comme les catalogues de graines ou de semences.

Conséquence du rayonnement croissant de l’institution tout au long des 18e et 19e siècles, sa bibliothèque devient le lieu de destination d’ensembles très riches constitués par les scientifiques de l’établissement. Notes de terrain, carnets de récolte, dessins, correspondances, manuscrits… Ces collections très variées s’accroissent toujours aujourd’hui grâce à une politique active de collecte de fonds de chercheurs ou de sociétés savantes, au gré de versements, de dons ou d’acquisitions.

Si une partie de archives institutionnelles produites par l’administration centrale du Muséum a été versée aux Archives nationales (sous-série AJ 15) en 1934 et 1936, de nombreux documents, en particulier pour la fin du 19e siècle et le début du 20e siècle, sont restés dans les collections. En 2002, la Direction des bibliothèques et de la documentation a été investie de la mission d’archivage institutionnel pour l’ensemble des sites du Muséum. La collecte des archives produites par les services du Muséum par la bibliothèque centrale s’appuie sur les bibliothèques spécialisées pour la collecte et la consultation de certains fonds des laboratoires.

Contact et modalités de consultation

Les archives et manuscrits sont signalés dans le catalogue Calames.

Les modalités de consultation de ces collections sont à retrouver sur le site internet des bibliothèques du Muséum.

Pour toute question, contactez le service de renseignement à distance.

Notes de bas de page