Moulage de crâne

Toumaï

Sahelanthropus tchadensis

Le gisement de Toumaï – « espoir de vie » en langue gorane – se situe à 2 500 km à l’ouest du rift africain, loin des précédents sites de découverte de fossiles.

Toumaï (Sahelanthropus tchadensis), moulage - Muséum national d’Histoire naturelle

© MNHN - J.-C. Domenech

Ce crâne fut découvert en 2001 par l’équipe de Michel Brunet lors d’une prospection de surface. Il était associé à quelques dents et un fragment de fémur. Les fossiles purent être datés de 7 millions d’années, donnant à leur propriétaire le rang de plus ancien hominine, d’où son importance !
Le crâne fut trouvé écrasé mais tous les os, bien conservés, permirent de le reconstituer. Son cerveau n’est pas plus gros que celui d’un chimpanzé…

Un caractère important, révélateur de son mode de locomotion, est la position du trou occipital en articulation avec la colonne vertébrale. Si sa position est postérieure par rapport à la base du crâne, la colonne vertébrale devait se placer vers l’arrière et l’individu se déplacer à quatre pattes. Si sa position est antérieure, la colonne vertébrale devait se placer sous le crâne, l’individu était redressé, se déplaçant sur ses deux jambes.

Sur la reconstitution du crâne de Toumaï, le trou occipital se place en avant, témoignant d’une bipédie. Les résultats de l’étude en cours du fémur sont attendus pour le confirmer !
Toumaï vivait à proximité d’un point d’eau où le paysage était composé de forêts et de savane. Il se nourrissait de fruits mûrs et de feuilles tendres, comme de noix et de racines plus coriaces.

Dominique Grimaud-Hervé

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