Expertise

La force du réseau

La force de l’expertise du Muséum va de pair avec celle de son réseau. En interne et en externe, il associe une grande diversité de compétences.

Le Muséum contribue à de nombreuses structures en partenariat, telles que les unités mixtes associant notamment le CNRS, l’OFB et l’IRD. Il anime et participe activement à de nombreux réseaux d’experts, tant en France qu’à l’international. Il travaille notamment avec diverses sociétés savantes, et peut ainsi mobiliser encore plus largement son réseau pour enrichir les compétences disponibles parmi ses propres agents.

Des horizons et des savoir-faire variés

En externe, on trouve, parmi les experts, des spécialistes provenant de tous les horizons et sphères socio-économiques ; que ce soit du service public, tels que les services de l’État, des centres de recherche, des collectivités, etc. ou du privé, comme les associations naturalistes, les sociétés savantes, les entreprises et même les particuliers. En interne, les personnels du Muséum sont aussi régulièrement sollicités.

Tous ces experts sont spécialistes de différentes thématiques naturalistes liées, par exemple, à la biodiversité (amphibiens, oiseaux, insectes, flore, fonge, habitats…) et à la géodiversité (géologie, minéralogie, paléontologie…) ou encore aux sciences humaines et sociales (archéologie, épistémologie…). Sur chacun de ces sujets, différentes approches scientifiques peuvent également se compléter (écologie, endocrinologie, anthropologie, géographie, bioinformatique, bioacoustique mais aussi sciences participatives, etc.), afin d’apporter la réponse la plus adaptée aux problématiques abordées.

Ces dernières années, la biodiversité et, de fait, son expertise, se sont vues propulsées sous le feu des projecteurs. De nouveaux enjeux qui renforcent le niveau d’exigence du Muséum, pour maintenir sa position de référence nationale et internationale sur la connaissance de la nature.

Des sujets d’avenir anticipés

Grâce à la force de son réseau, le Muséum est capable de mobiliser un certain nombre d’acteurs afin d’anticiper et d’orienter son action sur des thématiques d’avenir dans le but d’éclairer les enjeux scientifiques, sociétaux et environnementaux de demain. Le travail en réseau, fondé sur le partage et la confrontation des points de vue, favorise l’ouverture à la prospective et l'innovation.

Plusieurs grands sujets majeurs pour l’avenir ont ainsi été identifiés :

  • L’artificialisation des sols : Que recouvrent les objectifs de « zéro artificialisation nette » affichés par certaines collectivités ? Peut-on « désartificialiser » un terrain ?
  • Les liens entre santé et biodiversité, qui occupent aujourd’hui une place centrale dans les préoccupations mondiales.
  • La transition écologique, avec une approche mobilisant les sciences humaines et, en particulier des sciences comportementales, afin d’accompagner les évolutions des pratiques liées aux transformations de nos sociétés.

Commerce international des espèces menacées : une veille permanente

Le Muséum contribue par ailleurs au contrôle du commerce international des espèces menacées via la CITES, c’est-à-dire la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction. Dans ce domaine, nos collaborations permettent de lutter activement contre le trafic d’espèces menacées (ivoire, ossements, cuirs, fourrures et peaux, cactus et orchidées endémiques, oiseaux, reptiles et amphibiens…), en constance augmentation et considéré comme le commerce le plus lucratif après la drogue, la contrefaçon et les êtres humains. Sollicités par les forces de contrôle aux frontières, le Muséum est l’autorité scientifique sur le sujet pour la France à la CITES.

Des actions de conservation dans les Territoires français d’Outre-mer

Mettre en œuvre des actions pour la conservation des espèces végétales endémiques des Territoires français d’Outre-mer (TOMs) requiert d’autres collaborations pour décrire leur diversité et leur statut. Ainsi, le projet FEnTOM (Flore Endémique des territoires français d’Outre-mer), né à partir des plantes conservées en herbiers, a mobilisé de nombreux botanistes autour des collections du Muséum et de partenaires ultramarins. Il a permis de réaliser l’inventaire le plus complet à ce jour de ces espèces que l’on ne trouve nulle part ailleurs et d’analyser leur état de conservation ainsi que les menaces qui planent sur elles. Un travail collectif qui contribuera à l’élaboration de nouveaux chapitres de la Liste rouge nationale des espèces menacées de l’UICN. Et une expertise supplémentaire au service de la biodiversité…

    Quoi de neuf au muséum ?

    Retrouvez nos actualités et nos dossiers thématiques pour mieux comprendre l'humain et la nature.