Spécimen en alcool

Poisson vipère

Chauliodus sloani

Comme tout être vivant, les espèces qui vivent dans les grandes profondeurs sont adaptées aux conditions extrêmes de cet environnement plongé dans les ténèbres.

Spécimen de poisson vipère conservé dans les collections du Muséum national d’Histoire naturelle

© MNHN - A. Iatzoura

La probabilité de rencontre entre proies et prédateurs y est peu fréquente et les adaptations se font en conséquence, notamment par le développement d’organes d’attraction des proies ou bien la capacité à se nourrir peu fréquemment mais de grosses proies.

Le poisson vipère, par exemple, est équipé d’organes lumineux disposés en une série de points sur toute la longueur de son corps. Ils lui servent à se camoufler des prédateurs situés sous lui car ils simulent la lumière qui reste dans la zone crépuscule, ainsi qu’à communiquer avec d’autres individus de son espèce.

Le poisson vipère comme de nombreuses espèces de la famille des dragons à écailles (Stomiidae) sont des prédateurs piscivores à l’aspect impressionnant présentant des corps allongés et de grandes bouches avec des dents extrêmement effilées. Le poisson vipère réalise des migrations verticales quotidiennes dans la colonne d’eau afin d’y croiser ses proies qui, pour certaines d’entre elles, remontent la nuit jusqu’en surface pour y trouver du plancton. Grâce à son estomac extensible et à la partie antérieure flexible non ossifiée de sa colonne vertébrale, il peut ouvrir la bouche très largement et ainsi avaler des proies presque aussi grosses que lui.

Samuel Iglesias et Nalani Schnell-Aurahs

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