Plat tressé

Ce plat dit « moderne » permet de servir les friandises aux convives en Algérie. Les fibres végétales ont été remplacées par des matières plastiques.

Plat tressé conservé au Musée de l'Homme

 Plat tressé (el moud)

© MNHN - J.-C. Domenech

Cet objet témoigne de l’évolution de la production locale de vanneries où les fibres végétales, utilisées traditionnellement pour le tressage, sont progressivement remplacées par des lanières en matières plastiques issues de la récupération. Comme partout au Sahara, le plat est tressé selon la technique du spiralé cousu : l’armature de la vannerie, qui monte en spirale à partir du centre, est constituée des tiges de la branche maîtresse du régime de datte défibrée.

Les tiges de l’armature sont ensuite recouvertes, lors du tressage par les lanières obtenues à partir de sacs en plastique découpés. La fixation des spires entre elles se fait à l’aide de fil de nylon. Destiné à servir les dattes, les biscuits, les cacahouètes et autres friandises, ce type de vannerie, à la fois utilitaire et décoratif, est tressé par les femmes pour leur propre besoin, mais aussi pour la vente au village. Considérée comme un véritable phénomène de mode, la vannerie en matière plastique est fabriquée désormais dans toutes les oasis du Sahara ainsi que dans les villages des nomades sédentarisés, témoignant à la fois de l’entrée dans les productions locales des matières nouvelles issues du monde industriel, et de l’ouverture des populations sahariennes traditionnelles à la « modernité ».

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