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Squelette

L’orque de la Seine

Orcinus orca

Le lundi 30 mai 2022, une jeune femelle orque a été retrouvée morte dans la Seine, entre le Havre et Rouen après plusieurs jours d’errance.

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Squelette de l'orque de la Seine

© MNHN - J.-C. Domenech

Le squelette de cette femelle orque a été récupéré et préparé par le Muséum. C'est le premier squelette complet non monté de l’espèce Orcinus orca à intégrer les collections.

Le Muséum national d’Histoire naturelle a pu récupérer l’ensemble du squelette de l’animal, ceci en collaboration avec l’observatoire PELAGIS. Ce dernier a été minutieusement préparé, inventorié et identifié. En effet, pour qu’il puisse rejoindre les collections patrimoniales du Muséum, chaque os doit être conditionné et numéroté. Ce travail de préparation ostéologique a été réalisé au sein du Muséum par des préparateurs spécialisés qui possèdent un savoir-faire exceptionnel.

Comprendre la vie de cette femelle orque

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Squelette de l'orque de la Seine

© MNHN - J.-C. Domenech

La préparation, l’observation et la reconstitution du squelette fait partie intégrante de l’enquête sur les causes de la mort de l’animal. Étudier le squelette d’un animal permet de retracer toute sa vie : ses rythmes de croissance, ses fractures, ses périodes de carence… C'est ainsi qu’en nettoyant le crâne de l’orque, une munition a été retrouvée au fond du bac de préparation. Cette munition était vraisemblablement logée dans les chairs à la base du cou de l’animal, mais sa présence n’avait pas été repérée lors de l’examen externe. Il a été déterminé que cette munition n’était pas la cause directe de la mort de l’animal mais sa présence raconte une partie de son histoire de vie, avec peut-être des difficultés à s’alimenter et à se repérer.

Squelette de l'orque de la Seine

© MNHN - A. Lalis

L’acquisition de ce spécimen est précieuse pour le Muséum car elle constitue celle du premier squelette complet non monté de l’espèce Orcinus orca qui intègre donc les collections patrimoniales scientifiques du Muséum. Ces collections permettent à la communauté scientifique élargie de travailler sur des spécimens avec les technologies modernes, afin d’accroître toujours plus nos connaissances sur la biodiversité et étudier les meilleures façons de la protéger. Ce spécimen est le 15 563ème spécimen qui fait son entrée dans les collections depuis 2000.

Parallèlement à la préparation ostéologique du squelette de l’orque, un petit prélèvement de tendon a été réalisé pour une mise en culture en conditions stériles afin d'obtenir une culture de fibroblastes cryoconservés en azote liquide, ajoutée à la collection Ressources Biologiques Cellules vivantes et cryoconservée du Muséum. Cette collection comprend des cellules vivantes pour plusieurs centaines de Vertébrés disponibles là encore à l’ensemble de la communauté scientifique.

Article rédigé en mars 2023. Remerciements à Aude Lalis, Chercheuse en génétique à l'Institut de Systématique, Évolution, Biodiversité, et chargée de la Collection de Mammifères marins au Muséum national d’Histoire naturelle, pour sa relecture et sa contribution.

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