Plante séchée

Herbier Tournefort

Pityrogramma chrysophylla (Sw.) Link

Cette jolie fougère dorée fut récoltée à la fin du XVIIe siècle par le père Charles Plumier lors d’un de ses voyages dans les Caraïbes.

Herbier Tournefort - Muséum national d’Histoire naturelle

© MNHN

Sa couleur dorée évoquée par son nom (du grec chryso, doré, et phylla, feuilles) est due à une couche de « farine » résultant d’un dépôt de flavonoïdes semblables à des cires exsudées sur la face inférieure des frondes.

Plumier, nommé botaniste du roi aux Antilles, fut le premier à dédier des végétaux à des personnalités illustres, telles que Leonhart Fuchs (Fuschia), l’un des pères de la botanique, Pierre Magnol (Magnolia), directeur du Jardin botanique de Montpellier, ou encore Michel Bégon (Begonia), intendant de la Marine royale avec qui il embarqua pour la première fois pour les Antilles.

Ce spécimen appartient à l’herbier de Joseph Pitton de Tournefort avec qui Plumier avait herborisé dans sa jeunesse. Professeur de botanique au Jardin du roi à Paris et auteur de plusieurs ouvrages, Tournefort forma un herbier de plus de 9 000 plantes récoltées par lui-même en France, autour du bassin méditerranéen lors de son voyage au Levant, ou encore reçues d’autres naturalistes.

Sa collection léguée au roi par testament constitue l’une des premières collections de ce qui deviendra l’Herbier national. Plumier et Tournefort se dédièrent mutuellement Pittonia (renommé Tournefortia par Charles Linné au xviiie siècle) et Plumeria (nom de genre du frangipanier).

Cécile Aupic

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