Fossile

Dinoflagellé

Dinophyta

Étymologiquement, les Dinoflagellés sont de terribles (du grec dino, « qui inspire la crainte ») flagellés (filaments mobiles).

Dinoflagellé - Muséum national d’Histoire naturelle

© CC3.0 CSIRO

Les dinoflagellés, ou Péridiniens, vivent dans l’eau marine ou douce, également dans la neige, et ont un mode de vie très diversifié. Parfois autotrophes, ils sont alors assimilés à des plantes (phytoplancton) ; parfois hétérotrophes, certains sont même parasites.
Ces protozoaires élaborent un squelette constitué de chitine et de silice. Leurs morphologies, leurs modes de vie, leurs associations avec d’autres organismes et leurs modes de reproduction sont extrêmement variés.

Deux phénomènes illustrent leur groupe : leur bioluminescence qui les fait remarquer sur les plages et leur toxicité. Parfois, des efflorescences – des explosions de vie, appelées blooms en anglais – sont parfaitement marquées par l’apparition d’eaux rouges. Cette observation est très ancienne : la Bible la mentionne comme une mer de sang. Ce serait aussi une des origines du nom de la mer Rouge.

Quand ces organismes abondent, comme beaucoup contiennent des toxines de différents types, leur ingestion par des prédateurs (coquillages et crustacés) rend ceux-ci toxiques. C’est la raison pour laquelle les coquillages comestibles sont placés sous le contrôle d’une autorité chargée de la surveillance des eaux marines. Les huîtres en particulier sont surveillées.

Patrick De Wever

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