Mammifère

Dhole

Cuon alpinus

Appelé également chiens sauvages d’Asie, les dholes, Cuon alpinus, vivent en meute très hiérarchisée et solidaire. Redoutables chasseurs, ils coopèrent pour chasser des proies bien plus grosses qu’eux.

Jeunes dholes et leur mère à l'affût dans un champ.

Jeunes dholes

© MNHN - F.-G. Grandin

Mode de vie

Très social, le dhole vit en meute parfois très importante (plus d’une vingtaine d’individus), avec à sa tête un couple dominant. Contrairement aux loups, plus d’une femelle pourra se reproduire si sa place dans la hiérarchie le permet ; elles élèveront leurs jeunes en commun. Tous les membres du groupe sont au petit soin pour les nouveau-nés : ils viennent les nourrir par régurgitation, les surveillent, les nettoient, jouent avec. Vers trois mois, les jeunes commencent à suivre les adultes dans leur chasse.

Les dholes chassent seuls les petites proies mais se regroupent, parfois jusqu’à 30, pour capturer un cerf ou un banteng : quand un des dholes en a repéré un, il passe à l’attaque et le poursuit, relayé par ses congénères, ou le dirige vers d’autres membres du groupe qui attendent en embuscade. Les meutes importantes peuvent même harceler un tigre afin de lui subtiliser sa proie ! Bons nageurs, ils peuvent acculer les proies dans l’eau.

Signes distinctifs

Malgré son apparence physique, le dhole n’est pas un renard ! Bien qu’il vive un peu comme eux, ce n’est pas non plus un loup ! Quelques particularités le classent dans un genre qui lui est propre, Cuon, notamment sa dentition. En effet, alors que la plupart des Canidés ont 42 dents, le dhole, tout comme le lycaon, n’en a que 40 : avec une molaire en moins à la mandibule, il a un museau plus court ce qui augmente la pression des mâchoires de ce chasseur hors pair !

Bien qu’il n’aboie pas, il a un répertoire de cris variés : grognements, gloussements, glapissements, sifflements ou encore couinements.

Le dhole : une espèce menacée

La population des dholes est extrêmement fragmentée et décline de façon alarmante face à la dégradation de leur milieu naturel, les maladies transmises par les animaux domestiques et l’empoisonnement par les populations humaines. L’extension des zones agricoles entraîne la destruction des forêts et, par là même, la diminution des proies des dholes. Le contact de plus en plus fréquent avec le bétail et les chiens les expose aussi à toutes sortes de maladies mortelles (rage, maladie de carré…).

Longtemps persécuté, le dhôle est désormais protégé en Inde depuis 1972, mais sa situation reste très préoccupante. L’Inde et le Népal, en créant des réserves dédiées à la protection des tigres, permettent aux dholes de se maintenir dans ces derniers bastions.

L'action du Muséum pour protéger le dhole 

Face à l’urgence, l’organisation européenne des établissements zoologiques a mis en place en 2007 un programme international d’élevage et de conservation coordonné par la Réserve zoologique de la Haute-Touche. Elle gère la population de l’ensemble des parcs zoologiques européens afin de préserver sa variabilité génétique. En parallèle, une réflexion globale est menée afin de mieux connaître les habitudes et besoins de l’espèce dans son milieu naturel, développer des programmes de protection et sensibiliser les populations qui côtoient cette espèce.

Gros plan sur la tête d'un dhole.

Dhole

© MNHN - F.-G. Grandin
Trois jeunes dholes dans l'herbe.

Jeunes dholes

© MNHN - F.-G. Grandin
Dhole adulte dans un champ.

Dhole

© MNHN - A. Iatzoura
Gros plan sur la tête d'un dhole au poil roux.

Dhole

© MNHN - F.-G. Grandin
Gros plan sur le profil d'un shole au poil roux.

Dhole

© MNHN - F.-G. Grandin
Gros plan sur la tête d'un dhole au poil roux.

Dhole

© MNHN - F.-G. Grandin
Dhole au poil roux dans son enclos.

Dhole

© MNHN - F.-G. Grandin
Jeune dhole dans l'herbe.

Jeune dhole

© MNHN - F.-G. Grandin
Trois dholes jouent dans l'herbe.

Jeunes dholes

© MNHN - F.-G. Grandin
Trois jeunes dholes et un adulte au pied d'un arbre.

Jeunes dholes

© MNHN - F.-G. Grandin
Trois jeunes dholes et deux adultes.

Jeunes dholes

© MNHN - F.-G. Grandin

Créée en 2004, la meute de la Réserve zoologique de la Haute-Touche est, depuis quelques années déjà, la plus grande meute en captivité au monde.

La meute historique a été constituée par 5 femelles arrivées des Pays-Bas et 2 mâles en provenance d’Allemagne. Dès la première année de reproduction, le couple dominant a donné naissance à une portée de 4 jeunes. L’année suivante, 9 jeunes sont nés, issus de 3 portées différentes.

Ces différentes naissances ont permis à l’équipe de la Réserve d’approfondir ses connaissances de cette espèce, très peu étudiée à l’époque. Cela a permis d’apprendre que les dholes ont un comportement reproductif qui se distingue de celui des loups : plusieurs femelles hiérarchiquement importantes peuvent se reproduire et non pas seulement la femelle dominante.

La meute se compose aujourd’hui de 27 individus, 10 mâles et 17 femelles, parmi lesquels Xanh, le mâle dominant âgé de 12 ans.

Parrainer les dholes

Vous souhaitez parrainer cette espèce ? Grâce à votre don, vous contribuerez au financement de projets d'ampleur qui visent à améliorer le bien-être des animaux dans nos zoos et à mieux connaître les espèces menacées pour mieux les protéger dans leur milieu naturel. Vous pourrez également bénéficier de contreparties exclusives !

Je parraine les dholes

Meute de dholes dans l'herbe.

La meute de dholes

© MNHN - F.-G. Grandin
La meute de dholes dans un sous bois.

La meute de dholes

© MNHN - F.-G. Grandin
Trois jeunes dholes et un adulte au pied d'un arbre.

La meute de dholes

© MNHN - F.-G. Grandin

Notes de bas de page

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