Oiseau

Cigogne blanche

Ciconia ciconia

Grand échassier symbole de l’Alsace, la cigogne blanche, Ciconia ciconia, passe l’hiver en Afrique et revient en Europe au printemps pour se reproduire.

Cigogne blanche - Réserve zoologique de la Haute-Touche

© MNHN - P. Roux

Mode de vie

Les cigognes nichent en petites colonies. Toujours en hauteur et à découvert, le nid est construit à la cime d’un arbre, sur un pylône, un toit ou une cheminée. Le mâle, arrive sur le site de nidification avant la femelle, consolide et agrandit un nid existant qui pourra atteindre 2 mètres de diamètre et peser plus de 500 kg ! Quand la femelle le rejoint, elle rend plus confortable le centre du nid avec des feuilles et des herbes. La couvaison commence dès le premier œuf pondu, les éclosions sont ainsi décalées. Les deux parents nourrissent les jeunes par régurgitation de vers et d’insectes dans le fond du nid. La croissance est rapide : à 10 semaines, les cigogneaux commencent à voler puis quittent progressivement le nid. Ils rejoindront leurs aînés pour effectuer ensemble leur première migration vers le sud. La plupart d’entre eux y séjournent une année avant de retourner sur les sites de nidification.

Signes distinctifs

Pour la cigogne, remarquable planeur, le plus court chemin n’est pas forcément la ligne droite ! En effet, au-dessus de la Méditerranée, il n’y a pas de courants ascendants d’air chaud, les routes de migration entre l’Europe et l’Afrique passent donc soit par l’Espagne, soit par la Turquie.

À leur retour d’Afrique, la pollution, les pesticides qui empoisonnent les petits rongeurs dont elles se nourrissent, la réduction des « zones humides » et surtout l’augmentation des lignes électrifiées sur lesquelles elles se blessent, mettent les cigognes en danger dans les pays industrialisés. Des mesures sont à l’étude pour limiter le nombre de ces accidents (épouvantails, ultrasons…) et, en France, des programmes de sauvegarde et de réimplantation ont sauvé de justesse l’espèce : d’une dizaine de couples nicheurs en 1974, on en compte aujourd’hui environ 1900, essentiellement en Alsace et en Charente maritime.

Anecdote

Pour la cigogne, remarquable planeur, le plus court chemin n’est pas forcément la ligne droite ! En effet, au-dessus de la Méditerranée, il n’y a pas de courants ascendants d’air chaud, les routes de migration entre l’Europe et l’Afrique passent donc soit par l’Espagne, soit par la Turquie.

À leur retour d’Afrique, la pollution, les pesticides qui empoisonnent les petits rongeurs dont elles se nourrissent, la réduction des « zones humides » et surtout l’augmentation des lignes électrifiées sur lesquelles elles se blessent, mettent les cigognes en danger dans les pays industrialisés. Des mesures sont à l’étude pour limiter le nombre de ces accidents (épouvantails, ultrasons…) et, en France, des programmes de sauvegarde et de réimplantation ont sauvé de justesse l’espèce : d’une dizaine de couples nicheurs en 1974, on en compte aujourd’hui environ 1900, essentiellement en Alsace et en Charente maritime.

La cigogne, symbole de l’Alsace, occupe une place privilégiée dans la tradition populaire de nombreux pays : acteur principal de nombreuses fables, apportant dans son bec un bébé emmailloté ou protégeant contre la foudre la maison qui l’héberge.

Cigogne blanche - Réserve zoologique de la Haute-Touche

© MNHN - P. Roux
Deux cigognes blanches dans leur nid, en haut d'un arbe mort.

Nid de cigognes blanches

© MNHN - P. Roux
Cigogne blanche dans un champ de boutons d'or.

Cigogne blanche

© MNHN - P. Roux

Notes de bas de page

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