Moulage

Buste phrénologique

Au xixe siècle, Franz Josef Gall et ses disciples s’emploient à décrypter le fonctionnement du cerveau.

Buste phrénologique (vers 1825), Muséum national d’Histoire naturelle

© MNHN - J.-C. Domenech

Franz Josef Gal, médecin autrichien, cherche en particulier l’emplacement des fonctions cérébrales, posant l’hypothèse que le crâne est une empreinte du cerveau. Son élève Gaspar Spurzheim fonde la théorie de la phrénologie (« discours sur l’esprit ») pour « désigner la connaissance des rapports entre le physique et le moral de l’homme ». Il classifie les facultés cérébrales et leurs actions, distinguant les penchans des sentimens en 35 fonctions, qu’il localise à la surface du cerveau, postulant que le crâne en garde les marques.

Bien que cette théorie ait inspiré des physiologistes dans leurs études sur le cerveau, tels François Broussais ou Paul Broca, elle fut rapidement abandonnée. Toutefois, la phrénologie reçut un accueil populaire important, notamment auprès d’un romancier aussi notable qu’Honoré de Balzac qui y puisa pour son œuvre.

La théorie de Spurzheim fut diffusée par de nombreuses brochures et imagée sur des bustes comme celui-ci. On y trouve l’emplacement des « facultés affectives », comme l’alimentivité, l’amour de la vie ou des enfants, et celui des « facultés intellectuelles », telles que le calcul (dont il ne nous reste que « la bosse des maths » !), la musique, le langage ou la comparaison.
Le Muséum conserve plus de 500 moulages réalisés à cette époque pour documenter cette théorie.

Serge Bahuchet

Buste phrénologique

© MNHN / Cabinet de curiosités 3D
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