Bois

Ruche-Tronc

Témoignage de l’une des plus anciennes techniques apicoles, cette ruche est la plus proche de l’activité instinctive des abeilles qui choisissent des arbres creux pour leurs colonies.

Ruche-tronc, France - Muséum national d’Histoire naturelle

© MNHN - J.-C. Domenech

À rayon fixe d’une seule pièce, elle est constituée d’un tronc d’arbre entier, encore couvert de son écorce. Si la récolte est réalisée sans parcimonie, celle-ci conduit toutefois à la destruction de la colonie. On installe ces ruches-troncs dans des ruchers de plein air. Les troncs étant coupés en période favorable de pleine lune, le bois reste dur et ne pourrit pas, assurant aux abeilles un hébergement à long terme.

Ce type de ruche-tronc est répandu dans une grande partie de la France, de la Savoie aux Pyrénées. Les régions actuelles les plus connues sont les Cévennes, la Lozère, où les troncs sont des châtaigniers, couvertes de larges lauzes. La collection du Muséum comprend deux autres ruches-troncs, l’une de ce type, l’autre en tronc de pommier de Normandie.

Le Muséum conserve près de 70 ruches traditionnelles des provinces françaises et d’Europe du Sud, en paille, en tiges tressées, en tronc, en écorce – dont une partie est exposée dans la galerie de l’Homme du musée de l’Homme –, ainsi qu’un ensemble provenant de pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique. Ces ruches concernent plusieurs espèces et sous-espèces d’Apis et quelques-unes destinées aux mélipones, abeilles sans dard d’Amérique latine.

Serge Bahuchet

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