Roche

Échantillon de l’expédition de La Recherche

Au cours de l’expédition sur La Recherche, Joseph Durocher, le géologue français attaché à la Commission scientifique du Nord, dut trouver divers moyens pour expédier en France, jusqu’au Jardin des Plantes de Paris, les échantillons récoltés.

Échantillon de l’expédition de La Recherche

© MNHN - A. Iatzoura

Quatre caisses furent déposées lors d’escales de la corvette en vue d’être expédiées par des tiers à la belle saison, tandis que trois autres furent confiées à des navires ; toutes n’arrivèrent malheureusement pas à leur destination finale.

Ce gneiss fait partie des 420 échantillons reçus par le Muséum, soigneusement inventoriés et conservés. Il était contenu dans la caisse confiée au commandant de La Recherche et arrivée à bon port. Il fut récolté dans la baie de la Madeleine, qui marqua les esprits des membres de l’équipage lors de l’arrivée du navire le 31 juillet 1839, au point que le peintre François Auguste Biard l’illustra à plusieurs reprises.

Cette roche contient des nappes noires ondulées très brillantes de biotites au sein d’une matrice blanchâtre feldspathique. Elle montre que la baie de la Madeleine est constituée en partie de roches plutoniques déformées et métamorphisées.

Au-delà de leur intérêt scientifique indéniable, les échantillons provenant d’expéditions comme celle de La Recherche sont les témoins silencieux d’aventures humaines, d’épopées parfois romanesques ou dramatiques, toujours exceptionnelles.

Caroline Noyes

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