Spécimen naturalisé

Theronia

Theronia univittata Seyrig 1935

Cet insecte est une guêpe dite parasitoïde car la femelle pond à l’aide de sa longue tarière dans le corps d’un insecte hôte, que sa larve consomme puis tue avant de faire sa métamorphose.

Spécimen de Theronia univittata dans les collections du Muséum national d’Histoire naturelle

© MNHN - C. Hervé

Theronia univittata est l’une des trois espèces parasitoïdes de ce genre recensées sur le continent africain. Il appartient à la famille des Ichneumonidae ou ichneumons. Ses hôtes sont inconnus mais on sait que les Theronia s’attaquent aux chrysalides de papillons ou aux cocons d’autres guêpes parasitoïdes – on les appelle des hyperparasitoïdes (c’est-à-dire parasitoïdes de parasitoïdes).

Theronia univittata n’est connu à ce jour que par quatre spécimens du Congo décrits en 1935 par André Seyrig. Notre spécimen est le type de l’espèce. Il fait partie de la collection rassemblée par Seyrig et léguée au Muséum par sa femme après son décès accidentel – poignardé par un codétenu dans la prison où il était enfermé à tort.

Cet Alsacien, attaché au Muséum et entrepreneur à Madagascar, était passionné par les Ichneumonidae qu’il chassa dans toute l’île. Il rassembla une collection de près de 100 000 spécimens malgaches, représentant 583 espèces connues, parmi lesquelles 319 décrites par lui. Sa collection renferme beaucoup d’espèces nouvelles pour la science restant à décrire. Certaines proviennent de milieux forestiers aujourd’hui dégradés d’où elles ont peut-être déjà disparu.

Claire Villemant

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