Instrument de musique

Harpe-cithare

Cet instrument à quatre cordes est caractéristique des chasseurs-cueilleurs « pygmées » de l’ouest du bassin congolais.

Harpe-cithare (Gabon), Muséum national d’Histoire naturelle

© MNHN - J.-C. Domenech

Quatre cordes de métal sont fixées asymétriquement sur une tige de palme de raphia, maintenues tendues par un chevalet de bois, de manière à produire huit notes différentes. Elles sont accordées par des anneaux coulissants de liane. Le son grêle de l’instrument, faiblement amplifié grâce au résonateur en plaque, accompagne des chants intimes en petit groupe. Les cordes sont pincées du bout des deux index. D’autres groupes de chasseurs « pygmées » utilisent des tiges de lianes pour faire les cordes de leur harpe-cithare.

D’autres communautés d’agriculteurs de la même région jouent d’instrument de formes similaires mais aux caractéristiques différentes. Outre qu’ils sont considérablement plus grands, atteignant souvent deux mètres de longueur, les cordes sont dites « idiocordes » car elles sont tirées de l’écorce même de la tige de raphia et simplement soulevées. De plus, des calebasses sont fixées pour faire caisses de résonnance. Connus au Cameroun sous le nom de mvet, ces grands instruments accompagnent les récits épiques. 
Les collections d’anthropologie culturelle du Muséum comptent actuellement près de 200 instruments de musique de toutes les catégories (aérophones, idiophones, membranophones et cordophones).

Serge Bahuchet

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