Spécimen vivant

Euphorbe

Euphorbia delphinensis Ursch & Leandri

Madagascar est une terre d’élection pour les euphorbes, en particulier les formes épineuses et succulentes des zones arides. Ce spécimen qui provient du jardin botanique Les Cèdres, sur la Côte-d’Azur, et s’épanouit aujourd’hui dans la serre des Déserts, est un arbrisseau garni d’épines et présentant des bractées rouges qui entourent les fleurs, plus discrètes.

Euphorbe - Muséum national d’Histoire naturelle

© MNHN - A. Iatzoura

Le spécimen type d’Euphorbia delphinensis est conservé à l’Herbier national abrité dans la galerie de Botanique. L’espèce a été décrite par E. Ursch et J. D. Léandri en 1954, à partir d’un spécimen cultivé au parc de Tsimbazaza (Antananarivo, Madagascar) mais récolté à Tôlanaro (ou Fort-Dauphin, d’où le nom donné à l’espèce). L’espèce est endémique de cette région.

Le genre Euphorbia est l’un des plus diversifiés parmi les Angiospermes, avec plus de 2 000 espèces. À Madagascar, on n’en compte pas moins de 170, dont les euphorbes épineuses et succulentes – aux organes riches en eau –, inféodées à des milieux très arides et presque toutes endémiques.

Malgré les travaux scientifiques, beaucoup de ces espèces xérophytes sont encore peu connues. Il en reste probablement encore à découvrir et à décrire. Elles sont aussi très vulnérables ou quasi menacées – dégradations multiples du milieu naturel sur la grande île et prélèvements pour le commerce horticole international, légal ou illégal – et donc très protégées – inscrites aux annexes 1 et 2 de la CITES et sur la Liste rouge de l’UICN. 

Denis Larpin

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