Résine

Copal du Congo

Les arbres tropicaux produisant des résines et des gommes sont assez nombreux et ont toujours fait l’objet d’une attention en vue d’usages industriels.

Copal du Congo - Musée de l’Homme

© J. Larco-Laurent

Cet échantillon fait partie de l’ample collection de matières végétales utiles réunie par Auguste Chevalier pour son laboratoire des productions coloniales d’origine végétale créé en 1902. Il s’agit d’un échantillon de résine de copal, très vraisemblablement de l’arbre Guibourtia demeusei (Harms) J. Léonard (Fabaceae), le plus commun pour cet usage, principal fournisseur du copal et très abondant dans les régions marécageuses.

Il existe d’autres espèces de Fabaceae d’Afrique équatoriale produisant du copal, notamment Daniellia oliveri et Tesmannia spp. Ces résines ont toujours été très recherchées pour l’industrie des vernis. De nombreux arbres tropicaux, en Asie et en Amérique, étaient bien connus pour cela depuis le xviie siècle au moins, et l’époque de l’exploration coloniale de l’Afrique centrale à la fin du xixe siècle a entraîné la recherche d’arbres similaires aux ressources précieuses, dans ces forêts alors mal connues.

La section ethnobotanique des collections d’anthropologie culturelle du Muséum conserve les échantillons de végétaux, tant sauvages que cultivés, utilisés et nommés par les sociétés humaines, sous la forme d’herbiers, de graines, ou de matières comme des fibres, des farines ou des résines.

S. B.

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