L’anatomie comparée permet de confronter les caractères anatomiques sur des séries d’espèces, et de comparer ainsi les formes et les structures.


Présentation
Le fonds se compose de séries d'animaux entiers ou de parties d'animaux conservés sous forme de squelettes (environ 70 000), en formol (plus de 10 000) ou sous forme de moulages. Il compte également plus de 100 000 lames histologiques (l’histologie étant l’étude des tissus biologiques). Dans la Galerie d’Anatomie comparée, une sélection de 4 milliers de spécimens est présentée en série de squelettes et d’organes, et montre au public la richesse de cette collection.
Les spécimens de mammifères, d’oiseaux et de poissons sont depuis 2001 intégrés aux collections de mammifères, d’oiseaux et d’ichtyologie (étude des poissons).

Historique
Le fonds d’Anatomie comparée a été constitué au début du XIXe siècle par Georges Cuvier pour faciliter la comparaison entre les différentes structures des divers groupes de vertébrés. Ce dernier y inclut les nombreux squelettes rassemblés par Buffon et Daubenton au XVIIIe siècle dans le Cabinet d'histoire naturelle du Roi. La collection s’enrichit par de nombreux spécimens, squelettes et pièces molles, provenant de dons et de voyages d’exploration autour du monde. De la seconde moitié du XIXe siècle jusqu’au XXe siècle, des milliers de lames histologiques viennent s’y ajouter.

Activités
La morphologie fonctionnelle met en relation le fonctionnement des organes et leurs caractéristiques anatomiques. Ces études, menées dans un cadre comparatif sur des séries ostéologiques, permettent de comprendre les caractéristiques du squelette en fonction des relations phylogénétiques (la phylogenèse étudiant la formation et le développement des espèces animales et végétales) et des différents modes de vie. Les collections de pièces anatomiques en formol sont aussi d'un apport considérable pour les recherches comparatives sur les organes et les tissus puisqu’elles autorisent la réalisation de dissections fines et la mise en œuvre d'études macro et microscopiques. Des spécimens anciens ou des espèces rares peuvent ainsi être étudiés sans nouveaux prélèvements dans la nature.

Les recherches en paléontologie et archéozoologie contribuent à faire connaître l’histoire de la Terre et des relations entre l’homme et les animaux. Les collections ostéologiques offrent un important outil de comparaison aux chercheurs de ces disciplines. Qu'ils soient issus de fouilles paléontologiques ou de fouilles archéologiques, les ossements qui constituent le matériel de recherche sont identifiés à l'aide de squelettes de référence pour lesquels l'espèce, et souvent l'âge et le sexe, sont connus.