Une grande partie de l’activité du Muséum national d’Histoire naturelle se déroule au-delà de nos frontières (et même jusqu’à la planète Mars) autour des 5 grandes missions de l’institution. Son rayonnement mondial est important et il entretient des relations suivies avec un grand nombre d’autres muséums et centres de recherche, y compris dans les pays en développement. L’action internationale du Muséum est coordonnée par la Délégations aux relations européennes et internationales


La Planète, un des laboratoires du Muséum
Depuis la création du Muséum, la planète est son terrain d’étude privilégié. Des premiers spécimens rapportés par les voyageurs naturalistes aux XVIIe et XVIIIe siècles jusqu’aux échantillons collectés aujourd’hui dans le monde entier (notamment grâce au programme d’expéditions naturalistes "La Planète Revisitée"), les chercheurs du Muséum ont rassemblé une des plus fabuleuses collections de spécimens de plantes, d’animaux, de minéraux, de fossiles, d’objets ethnographiques ou anthropologiques. Le Muséum est ainsi devenu un instrument d’importance mondiale, notamment grâce à son nombre de spécimens types. La numérisation des collections permet de mettre à disposition de la communauté scientifique internationale l’ensemble de ces collections.
Aujourd’hui encore, chaque année, plus d’un millier de missions de terrain couvrent une grande partie des terres émergées sur tous les continents, ainsi que sur les océans, du pôle Nord au pôle Sud.

Mieux connaître la terre, ses habitats et ses habitants
Si les chercheurs du Muséum publient régulièrement dans les plus grandes revues scientifiques mondiales, l’établissement publie aussi ses propres ouvrages, diffusés dans le monde entier (Publications scientifiques du Muséum).

De nombreuses recherches sont menées avec d’autres équipes étrangères dans tous les domaines. C’est ainsi que le Muséum a près d’une centaine d’accords de coopération avec d’autres muséums, des universités ou des laboratoires de recherche.

Le Muséum contribue aussi à de nombreux programmes internationaux comme l’IPBES ou le GBIF.

Deux pays prioritaires ont été définis pour développer des programmes et des partenariats : Madagascar et le Brésil. Vous pouvez télécharger les brochures en bas de page.

Enseigner au Monde
Plusieurs milliers d’heures de cours sont dispensés aussi bien dans des grandes universités de renommées mondiales que dans celles des pays en développement et le Muséum accueille chaque année environ 30 % d’étudiants étrangers (voir Enseignement & formation).

Diffuser la connaissance aux autres humains
Les expositions produites par le Muséum circulent dans le monde entier et sont souvent considérées comme une référence en la matière. Plusieurs grands musées du monde viennent chercher une expertise exceptionnelle ou suivre les formations dans le domaine de la muséologie (dont une soixantaine de chinois ces trois dernières années).

Conserver et gérer notre planète
De part de son expertise scientifique et son champ d’exploration, le Muséum ne peut rester inactif face aux enjeux de conservation de la diversité biologique. C’est ainsi qu’il a accueilli en 1924, le premier congrès mondial de protection de la nature. Après-guerre, il a été un des moteurs de la création de l’Union internationale de la Conservation de la nature (UICN) et plusieurs de ses professeurs ont présidé cet organisme (dont Roger Heim et Jean Dorst). Il en aujourd’hui héberge le Comité français.
Il apporte une contribution à l’étude des conséquences des changements climatiques. Vous pouvez télécharger la brochure en bas de page.

Le Muséum a joué et continue de jouer un rôle important dans la discussion et la mise en œuvre des Conventions internationales relatives à la conservation et la gestion durable de la diversité biologique. Il est l’autorité scientifique française de la Convention sur le Commerce international de faune et de flore menacées d’extinction (Convention de Washington ou CITES), la Convention sur les espèces migratrices (Convention de Bonn), la Convention sur le patrimoine naturel européen (Convention de Berne) et la Convention sur la protection des zones humides (Convention de Ramsar) . Il contribue également à la Convention sur le patrimoine mondial (UNESCO) et au partenariat sur les grands singes.

Le Muséum est un acteur important pour la Convention sur la diversité biologique. Il est l’un des points focaux français de l’organe scientifique et technique (et représentant l’Europe au Bureau de cet organe). Il est également point focal français sur plusieurs sujets (Stratégie mondiale de conservation des plantes, initiative taxonomique mondiale, peuples autochtones). Il participe à toutes les réunions mondiales ou à de nombreux groupes d’experts. Le Muséum est aussi responsable du "Mécanisme français du Centre d’échanges" qui est le portail d’information sur la biodiversité en France. Il est l’un des fondateurs du Consortium des partenaires scientifiques pour la biodiversité.

Le Muséum a joué un rôle important dans la négociation mondiale du protocole de Nagoya sur l’utilisation des ressources génétiques et contribue actuellement à aider de nombreux pays pour le mettre en œuvre.

Il participe à des programmes internationaux de sauvegarde d’espèces, collabore activement avec les instances rassemblant les jardins botaniques aux niveaux mondial et européen (Botanic Gardens Conservation International), le Partenariat mondial pour la conservation des plantes (The Global Partnership for Plant Conservation) et le Partenariat mondial sur les espèces exotiques envahissantes (Global Invasive Alien Species Information Partnership).

Ces dernières années, le Muséum s’implique de plus en plus dans des projets de conservation en particulier la création d’aires protégées et la mise en place de programme d’éco-tourisme (notamment à Madagascar et en Ouganda).


Relations avec l'international