Reptile

Monstre de Gila ou heloderme

Heloderma suspectum

Le monstre de Gila est l’un des rares lézards venimeux. Habitant du désert, il peut se passer de manger de longs mois, stockant des réserves dans sa queue.

Héloderme

© MNHN - J. Munier

CONSERVATION

Espèce quasi menacée, l'heloderme est protégé en Arizona.

MODE DE VIE

Le monstre de Gila évite les trop fortes chaleurs, caché dans un terrier. Il y hiberne durant l’hiver. Après une pluie, il peut plonger dans une flaque pour se rafraîchir.
En stockant des réserves graisseuses dans sa queue, il est capable de jeûner plusieurs mois mais quand il mange, il peut ingurgiter jusqu’à un tiers de son poids ! Il repère ses proies à l’odorat. Au printemps, à la saison de reproduction, les mâles s’affrontent en se repoussant à coups de pattes. Les œufs, pondus dès l’été dans des dépressions du sol, vont éclore au printemps suivant. À l’éclosion, les petits produisent déjà du venin.

SIGNES DISTINCTIFS

C’est l’un des très rares lézards venimeux. Son venin, produit en faible quantité dans les glandes salivaires, est utilisé plus pour la défense que pour la chasse. C’est un puissant neurotoxique dont l’une des protéines est synthétisée et utilisée dans le traitement contre le diabète. Le monstre de Gila ne possède pas de mécanisme d’injection du venin. Lors de la morsure, de fins canaux situés à la base des dents conduisent la salive empoisonnée dans les plaies.

ANECDOTE

Bien qu’il n’ait été décrit qu’en 1869, le monstre de Gila est connu des Amérindiens depuis longtemps. On le retrouve dans de nombreuses légendes : esprit pouvant rendre malade les guerriers pour les uns, tueur au souffle empoisonné ou peau aux vertus guérisseuses pour d’autres… Le mythe le plus improbable étant celui selon lequel le monstre de Gila n’aurait pas d’anus : sa bouche remplirait ce rôle, d’où son haleine fétide !

Héloderme

© MNHN - J. Munier

Héloderme

© MNHN - J. Munier

Héloderme

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Héloderme

© MNHN - J. Munier

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