Mammifères

Markhor

Capra falconeri heptneri

En voie de disparition dans son milieu, le markhor, Capra falconeri heptneri, fait l’objet d’un programme de procréation assistée : des embryons obtenus par fécondation in vitro et implantés chez des chèvres porteuses permettraient d’augmenter les populations en vue d’éventuelles réintroductions.

Markhor mâle à longues cornes dans un champ.

Markhor mâle

© MNHN - F.-G. Grandin

Mode de vie

Le markhor se rencontre dans de nombreux habitats, des montagnes escarpées dans lesquelles il se déplace aisément aux  denses forêts d’altitude où il trouve l’essentiel de son alimentation. L’hiver, il redescend vers les plaines où les conditions météorologiques sont moins pénibles et la nourriture est plus abondante.

Les femelles, accompagnées de leurs jeunes, forment des petits groupes tandis que les mâles sont solitaires. Lors de la saison de reproduction, les mâles rivaux vont s’affronter violemment à coups de cornes et le vainqueur pourra rejoindre le troupeau et s’accoupler avec les femelles.

Signes distinctifs

En persan, markhor signifie « mangeur de serpent » or cette grande chèvre est herbivore ! Mais en tadjik (Iran), le nom fait référence à la forme spiralée des cornes qui évoque le corps d’un serpent. Si celles des femelles ne dépassent pas 25 cm, les cornes des mâles peuvent mesurer jusqu’à un mètre et demi. Le pelage gris fonce et s’épaissit en hiver. Le mâle, plus grand et plus lourd que la femelle, porte une barbe noire et de longs poils sous le cou et le poitrail.

Anecdote

Le markhor est chassé pour sa viande et ses magnifiques cornes. Les fréquents conflits armés menacent son habitat. Au Pakistan où il est l’animal national, on encourage les populations locales à le protéger. Quelques autorisations légales de chasse sont accordées à des prix prohibitifs !

Parmi les 3 sous-espèces, celle présentée ici est la seule que l’on trouve en parc zoologique. Avec moins de 700 individus dans la nature, elle est aussi la plus menacée. L’urgence de la situation a conduit à placer cette espèce dans les priorités du laboratoire de la Réserve Zoologique de la Haute-Touche qui, par le biais de la cryoconservation et du développement des techniques de fécondation in vitro associées à l’utilisation de mères porteuses (chèvres domestiques), œuvre pour développer les populations captives dans la perspective de pouvoir, à terme, renforcer l’effectif des dernières populations sauvages.

Markhor couché dans l'herbe sous un arbre.

Markhor

© MNHN - P. Roux
Deux markhors sur des rochers.

Markhors

© MNHN - F.-G. Grandin
Markhor femelle avec ses deux petits dans un champ.

Markhor femelle avec ses petits

© MNHN - P. Roux
Jeune markhor

Jeune markhor

© MNHN - F.-G. Grandin
Markhor mâle à longues cornes dans un champ.

Markhor mâle

© MNHN - F.-G. Grandin

Notes de bas de page

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