Nos missions polaires

Malgré leur difficulté d’accès, les régions polaires ont toujours attiré les explorateurs qui ont ouvert la voie de ces contrées inhospitalières. Aujourd’hui, nos scientifiques leur emboîtent le pas, y scrutent les effets du réchauffement climatique, la richesse des écosystèmes, évaluent les ressources dont certaines sont largement exploitées. Cap sur l’Arctique et l’Antarctique !

Que connaissez-vous des pôles ? Ce que les chercheurs veulent bien vous en dire ! C’est en effet grâce à eux que ces régions sont progressivement sorties de l’ombre depuis le début du XXe siècle. Les expéditions s’y succèdent depuis cette époque, nécessitant toujours un solide soutien logistique et une coordination étroite entre scientifiques. Il faut dire que ces terres lointaines demeurent presque exclusivement accessibles par bateau ! Leur exploration est donc intimement liée à l’activité des navires océanographiques qui assurent les rotations des experts et le ravitaillement des bases de recherche. À la clé, des retombées époustouflantes en termes de connaissances partagées avec le grand public et des spécialistes, qui en justifient le coût élevé. Les scientifiques du Muséum sont de la partie. Au Nord, leur domaine est le Groenland. Au Sud, ils naviguent sous le 40° parallèle et foulent les terres australes (îles subantarctiques (notamment celles sous juridiction française : Crozet, Kerguelen) et continent antarctique lui-même (Terre Adélie et Concordia).

Base de Dumont d'Urville - Terre Adélie (Antarctique)

© MNHN / MSA / IPEV

Depuis 1979, le Muséum compte parmi ses missions la préservation des ressources de poissons dans les eaux australes. À ce titre, nous fournissons des quotas aux pêcheries et surveillons leurs prises dans ces régions lointaines. Car malgré la distance, les chalutiers s’y relaient à un rythme soutenu au risque d’épuiser les stocks de colins ou de légines. Grâce au programme POEPA (Programme d'Observation Écosystémique des Pêcheries australes), nous évaluons les quantités pêchées, menons des études et projets scientifiques, collectons des données, émettons des recommandations. Sans oublier le contrôle régulier des ressources grâce aux campagnes successives Poker 1, 2, 3 et 4.

Toujours en Antarctique, depuis 2009 et durant chaque été austral (notre hiver), les membres de l’équipe REVOLTA explorent la faune exceptionnelle des fonds marins en Terre Adélie. Le but ? Comprendre la distribution des espèces et étudier leur histoire évolutive. Pour cela, ils récoltent des échantillons, filment les fonds avec un robot sous-marin, plongent pour déposer du matériel de mesure... Les spécimens issus de ces campagnes viennent enrichir les collections du Muséum et sont étudiés par des chercheurs du monde entier. Une aventure qui n’aurait pas lieu sans la contribution de l’Institut Paul-Émile Victor, chargé de la recherche française dans les régions polaires. Si les technologies progressent, les partenariats restent de mise pour ces lointaines explorations !

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