Spécimen vivant

Ginkgo biloba

Ginkgo biloba L.

En 1780, M. de Pétigny rapporta pour la première fois en France cinq jeunes ginkgos acquis à Londres au prix extraordinaire de quarante écus le pied, l’anecdote valant à l’espèce son surnom d’« arbre aux quarante écus ». Thouin reçut l’un de ces pieds, gardé en pot sous serre puis planté dans un carré de culture près de la rue Buffon en 1792.

Ginkgo biloba

© MNHN - L. Glémarec

Arrivé sous forme de graines aux Pays-Bas vers le milieu du XVIIe siècle, l’arbre était mystérieux pour les botanistes. Tous les pieds connus en Europe étaient des mâles, issus de bouture ou marcottage des premières souches. Ce n’est qu’en 1814 qu’un pied femelle fut découvert près de Genève. Pour obtenir des graines fertiles, les botanistes greffèrent des branches du ginkgo femelle sur les arbres mâles. Le ginkgo de Thouin fut greffé en 1838 par le chef jardinier Camuzet, avec une branche femelle issue de la première greffe réalisée au jardin des plantes de Montpellier en 1830.

Le Ginkgo est le dernier représentant d’une lignée apparue il y a près de 270 millions d’années, avant l’apparition des plantes à fleurs et des conifères. Sa morphologie a peu évolué au fil du temps. Rare, voire éteint, à l’état sauvage – originaire a priori du sud-ouest de la Chine –, il ne doit certainement sa survie qu’à sa culture, d’abord par les religieux chinois qui le plantent depuis plus de mille ans près des temples, puis aujourd’hui dans le monde pour l’ornement et la consommation de ses amandes. 

Frédéric Achille 

Feuille de gingko - Muséum national d’Histoire naturelle

© MNHN
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