Coupe fraîche

Algue brune

Laminaria hyperborea (Gunnerus) Foslie

Cette algue brune possède un stipe semblable à celui d’un tronc miniature, on y observe des cernes annuels d’accroissement comme chez les arbres.

Algue brune - Muséum national d’Histoire naturelle

© MNHN - T. Deroin

Nos côtes de la Manche et de l’Atlantique sont constituées de forêts sous-marines formées par la laminaire nordique, espèce d’algue brune. Ses individus, pérennes et de grande taille, sont fixés aux rochers par des crampons, puis une partie cylindrique rigide, le stipe, porte vers la lumière une large lame souple. Au microscope, on peut distinguer, sur une section transversale, la couche externe captant l’énergie lumineuse, le centre constitué de filaments permettant le transport de substances et la zone intermédiaire soutenant l’organe.

Malgré sa ressemblance avec un tronc d’arbre, le stipe a une structure très différente. Il ne présente pas de vaisseaux conducteurs de sève. Les algues brunes sont très éloignées des plantes, mais l’évolution peut conduire à des similitudes qui ne sont pas le reflet d’un lien de parenté.

Le mélange de solidité et de souplesse de la laminaire est dû à un gélifiant contenu dans les parois des cellules. Les dérivés de ce composé, l’acide alginique, sont indispensables pour certaines applications industrielles ; on ne peut leur substituer un produit de synthèse. La protection des populations de laminaires est nécessaire pour éviter leur surexploitation et surveiller les effets liés à l’évolution du climat.

Bruno de. Reviers de Mauny et Florence Rousseau

Notes de bas de page