Outil

Nasse

Les engins de pêche constituent des témoins fondamentaux des relations des populations humaines avec la faune aquatique, tant marine que d’eau douce.

Nasse pour la pêche, Papouasie-Nouvelle-Guinée - Muséum national d’Histoire naturelle

© MNHN - J.-C. Domenech

Cette nasse est une vannerie constituée de nervures de folioles de palmier sagoutier (Metroxylon sp.). Le fond est évasé pour permettre l’entrée des poissons, et resserré en entonnoir pour empêcher la sortie. L’extrémité sert de poignée pour transporter la nasse, et elle s’ouvre pour en faire tomber les poissons. Les engins de pêche sont de formes multiples mais présentes selon des modèles similaires sur tous les continents et dans toutes les sociétés du monde. Ils sont adaptés à la fois à l’habitat et au comportement des animaux aquatiques (poissons, crustacés, voire mammifères !). Les nasses sont classées comme des « engins passifs à parois immobilisantes », agissant par emprisonnement. Selon les cas, elles peuvent être disposées isolément, ou bien en série dans des barrages, dans la plupart des cas avec des appâts selon la proie recherchée.

Plusieurs laboratoires du Muséum se sont penchés sur les techniques de pêche, dont celui des pêches d’outre-mer fondé par le zoologue Abel Gruvel en 1920 puis dirigé par Théodore Monod en 1958. Ce dernier a notamment proposé une classification des engins de pêche basée sur le comportement du poisson.

Serge Bahuchet

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