Races : pour en finir avec les fantasmes racistes !

Conférence

  • Evelyne Heyer, professeur au Muséum natinal d'Histoire naturelle, anthropologie génétique
  • Pascal Blanchard, historien, spécialiste de l’histoire de l’empire colonial français
  • Lilian thuram, président de la Fondation Éducation contre le racisme

 

Il y a environ 150 000 ans, notre ancêtre Homo sapiens est apparu en Afrique. Si la biologie explique les différences entre les êtres humains, qui ont peuplé la Terre en évoluant de façon différente tout en continuant à former une seule et même espèce, elle n’explique pas le racisme, qui est avant tout une construction intellectuelle et politique.


Les anthropologues et les biologistes sont d'accord aujourd'hui pour dire qu'il y a environ 150 000 ans, c'est en Afrique qu'est apparu Homo Sapiens, notre ancêtre à tous. Les femmes et les hommes ont peuplé la terre en évoluant de façon différente en fonction du hasard, de l'environnement et par sélection de certaines caractéristiques de leur patrimoine génétique, ce qui explique nos différences et que chacun est un être unique, même si nous faisons tous partie de la même espèce, Homo Sapiens.

Mais la biologie n'explique pas le racisme qui est avant tout une construction intellectuelle et politique liée à des enjeux économiques. Les théories racistes ont proliféré tout au long de l'histoire pour justifier l'esclavage, la colonisation, le nazisme, la ségrégration, l'apartheid...

Ces théories racistes qui affirmaient une hiérarchie selon sa couleur de peau sont encore malheureusement fortement ancrées dans nos inconscients collectifs. Ayons le courage de l'admettre sans victimisation, sans culpabilité pour nous permettre de les identifier afin de les dépasser.

Invités : 

  • Evelyne Heyer, professeur en anthropologie génétique au Muséum national d'Histoire naturelle, département Hommes, Natures, Sociétés, commissaire scientifique général du Musée de l'Homme ;
  • Lilian Thuram, président de la Fondation Éducation contre le racisme ;
  • Pascal Blanchard, historien spécialiste du "fait colonial" de l'histoire de l'immigration et des enjeux d'identité, il est chercheur au Laboratoire Communication et Politique (CNRS/UPR 3255, Paris), et co-dirige le groupe de recherche Achac (colonisation, immigration, post-colonialisme).