Naissance d'un petit tapir : une première depuis 1987 au Parc zoologique de Paris !

Nous l'attendions depuis 13 mois, et c'est le dimanche 1er novembre qu'un bébé tapir terrestre a vu le jour au Parc zoologique de Paris.


Un grand événement

L'arrivée de cette femelle de 6,3 kg est un événement pour toute l'équipe car la dernière naissance de tapir au Parc zoologique de Paris remonte à 1987 !

C'est le premier petit de Petro, 16 ans, et d'Eywa, 6 ans, qui fait preuve d'un comportement maternel exemplaire malgré son inexpérience. 

Toute la famille se porte bien, et le bébé restera quelques jours au chaud et à l'abri avant d'aller prochainement explorer son enclos.

2020 : une année meurtrière pour les tapirs

S’il est plus répandu que d’autres espèces de tapir, comme le tapir de Malaisie (Tapirus indicus), le tapir terrestre (Tapirus terrestris) a cependant été classé « vulnérable » par l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) dès 2002, et ses effectifs continuent de baisser dans de nombreux pays d’Amérique du Sud.

Cette année 2020 s’annonce l’une des plus meurtrières pour l’espèce, en raison principalement des nombreux incendies qui frappent le bassin amazonien en Bolivie et au Brésil : ces feux fragmentent l’habitat des tapirs, les exposent davantage à la chasse et les privent d’une partie de leurs ressources alimentaires, comme les fruits de palme.

Leur très longue gestation (12 à 13 mois pour un petit) entraîne un renouvellement lent de la population, ce qui rend difficile leur adaptation à des changements brusques dans leur écosystème. Dans les aires de répartition touchées, on s’attend à des diminutions de population de 30 à 50 %.

Il s’agit d’une mauvaise nouvelle pour l’espèce mais aussi pour le biotope : par son mode de vie, le tapir contribue à disperser efficacement les graines au sein de la forêt primaire. Sa disparition pourrait donc avoir un effet catastrophique sur l’écosystème forestier.

Une croissance éclair

Épargnée par ces risques, notre petite femelle va grandir sous la surveillance de ses parents et des soigneurs. Dans une quinzaine de jours, elle pourra approcher l’eau pour apprendre à nager. Elle commencera aussi à goûter aux fruits et légumes, tout en continuant à consommer le lait maternel.

Avez-vous remarqué sa robe si particulière, composée de points et de traits ? On suppose qu’elle facilite le camouflage des jeunes tapirs couchés dans la forêt, et diminue ainsi le risque de prédation ! Son pelage deviendra uniforme dans 5 ou 6 mois.

D’ici là, elle aura bien grandi (et grossi), puisqu’elle devrait gagner environ 1 kg par jour !

Curieux animal

Le tapir est doté d’un museau allongé se terminant par un nez en forme de trompe préhensile qui l’aide à attraper les feuilles et fruits dont il se nourrit.

Cette trompe pourrait laisser penser qu’il est parent avec l’éléphant, mais ce n’est pas le cas ! Le tapir est plus proche du cheval et du rhinocéros.

En savoir plus sur les tapirs terrestres


Dans les coulisses du zoo confiné

Malgré le confinement, la vie continue au Parc zoologique de Paris : une adorable petite vigogne est notamment née à la fin du mois d'octobre.

Autre grande nouvelle : les mantelles dorées du zoo se sont reproduites pour la première fois avec succès cette année ! Quarante jeunes se sont déjà métamorphosés en grenouilles, et d'autres têtards sont encore en cours de développement. Ces naissances sont particulièrement importantes car les mantelles dorées sont classées « en danger critique d’extinction » : il n'en resterait que quelques centaines à l'état sauvage ! De plus, les connaissances sur cet amphibien sont peu développées. Les individus du zoo servent donc de support à diverses études qui permettront d’améliorer la préservation de l'espèce.

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