Le carnet rose de la réserve zoologique de la Haute-Touche

Naissances

27.06.2019

De nombreuses naissances viennent étoffer les grands espaces du plus vaste parc animalier d’Europe.


Des loups d’Amérique naissent dans l’Indre

Nés le 18 avril, les cinq louveteaux de Mackenzie (sous espèce Nord-américaine) pointent leurs museaux hors de leur tanière depuis quelques jours. À peine âgés de 2 mois, les jeunes ont déjà commencé à suivre leurs aînés dans l’enclos sous la surveillance bienveillante de leurs parents. Depuis la création de cette nouvelle meute en 2017, le couple dominant élève une portée chaque année. Les visiteurs pourront observer la nouvelle génération essayer de se faire une place au sein de la hiérarchie existante. Tout cela engendrera de nombreuses facéties dont seront « victimes » les plus âgés…

À leur contact, les visiteurs de la Haute-Touche sont ainsi sensibilisés au retour du loup en France. Ce carnivore qui occupait encore de vastes territoires à la fin du 18e siècle, a disparu au cours des années 30 de notre pays. 60 ans après leur disparition, quelques individus italiens, à la recherche de nouveaux territoires de chasse, passent les Alpes et recolonisent nos régions. Aujourd’hui, cette population de plus de 500 loups fait parler d’elle dans l’actualité et alimente notre imaginaire collectif. Cette meute en pleine expansion illustre parfaitement le sujet.

Toujours chez les canidés, 4 chiots dhôles, issus de deux portées différentes, commencent à jouer ensemble au sein de leur meute. Ces quatre chiots (2 mâles et 2 femelles), d’une espèce de canidés asiatiques à la population particulièrement fragile, viennent augmenter nos effectifs qui s’élèvent aujourd’hui à 31 individus. Cette meute, la plus grande au monde en captivité, permet aux animaliers d’étudier le comportement de cette espèce encore méconnue.

Du côté des félins, ce sont les lynx qui accroissent leur population. Après la naissance d’un mâle, en 2018, trois petits sont nés au mois de mai 2019. La femelle les élève dans la tranquillité de son enclos, à l’abri d’une souche d’arbre protectrice. Elle peut cependant être observée par nos visiteurs qui ne tarderont certainement pas à les voir apparaître très bientôt

Les Bouquetins en vedette

La Haute-Touche accueille diverses espèces de bouquetins dont la situation dans la nature est extrêmement précaire. Grâce aux conditions privilégiées offertes par le parc, les groupes se renforcent chaque année avec de nouvelles naissances.

Les markhors, ces bouquetins de l’Ouest de l’Himalaya menacés d’extinction, comptent désormais 2 nouveaux petits, un mâle et une femelle nés début juin, d’autres devraient suivre. Les mâles aux longues cornes spiralées sont toujours recherchés par les braconniers dans leur milieu naturel. Dans le même vaste enclos rocheux, les markhors partagent leur quotidien avec les Takins de Mishmi, l’un des plus imposant caprins. Originaire de l’Himalaya, cet animal au corps de bison, muni d’une queue d’ours et d’une tête de gnou, est chassé en milieu naturel pour sa viande et souffre de la disparition de son habitat (déforestation).

Les très rares bouquetins de Nubie, dont seulement 30 individus sont présents dans les parcs zoologiques d’Europe comptent également un jeune supplémentaire. Une bonne nouvelle pour la Haute-Touche qui gère le Plan européen de reproduction (EEP) de cette espèce au sein de l’Association Européenne des Zoos et Aquarium (EAZA).

Festival de naissances 2019 !

Chez les différentes espèces de cervidés, on trouve les rares cerfs d’Eld, sika de Formose et Dybowsky ou chez les sika pseudaxis et cerfs du père David, disparus à l’état naturel mais également parmi les daims mouchetés, blancs ou noirs et les cerfs axis…. Et du côté des antilopes se découvrent aussi les jeunes élands du Cap d’Afrique ou les antilopes cervicapres d’Asie.

Le couple de gaurs, les plus gros bovidés sauvages en situation précaire dans leur milieu naturel, est à nouveau parent d’un jeune. Il est possible également d’observer de jeunes pécaris à lèvres blanches, sangliers, maras, wallabies, et encore des oisillons de pélicans, cygne à cou noir…

Un programme de reproduction conservatoire réussi

Les premières pontes de cistudes sont déjà recueillies, alors que les 140 jeunes nées l’an passé poursuivent leur croissance dans la nurserie.

Cette espèce de tortue aquatique européenne a vu sa population fortement diminuer ces dernières années du fait de la pollution des eaux, de la disparition des écosystèmes des zones humides et de l’apparition d’espèces envahissantes exotiques. Au courant du mois de mai, en partenariat avec le conservatoire d’espaces naturels de Savoie, la Réserve a participé au relâché de 130 jeunes cistudes nées au parc. Ces cistudes, élevées à la Haute-Touche pendant trois ans, fréquentent désormais les zones humides du lac du Bourget en toute liberté. D’ores et déjà, le programme semble un succès : l’observation de jeunes cistudes nées dans le milieu naturel est de plus en plus fréquente.

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