Ressources Biologiques Cellules vivantes et cryoconservées

L’ensemble Ressources Biologiques Cellules vivantes et cryoconservées (RBCell) du Muséum national d’Histoire naturelle conserve des micro-organismes procaryotes et eucaryotes, unicellulaires et pluricellulaires, vivants, cryoconservés ou lyophilisés, des cellules ou tissus de vertébrés cryoconservés, de l’ADN, permettant d’étudier les mécanismes du vivant (e.g. information génétique, processus cellulaires et métaboliques) ainsi que des molécules ou extraits issus de la diversité du vivant.

Présentation

L’ensemble RBCell du Muséum comprend 5 collections : Cyanobactéries et Microalgues, Souches fongique, Eucaryotes unicellulaires, Tissus et cellules cryopréservées de vertébrés, ainsi que Chimiothèque et extractothèque. Chacune de ces collections est sous la responsabilité d’un chargé de collection s’appuyant sur une équipe technique et scientifique.

La démarche de conservation développée par l’ensemble RBCell s’inscrit dans le contexte actuel de la préservation de la diversité biologique dans lequel le Muséum a une position nationale centrale. Ces collections sont un support remarquable à la description de cette biodiversité et de ses modifications dans un contexte environnemental changeant.

Les collections de l’ensemble RBCell sont souvent de petites tailles par le nombre de spécimens, mais représentent un fort intérêt patrimonial pour la conservation de la diversité du vivant. En effet, ces collections sont issues d’échantillons prélevés dans l’environnement et conservés sous une forme fonctionnelle (e.g. cellules ou micro-organismes vivants ou cryoconservés, tissus cryoconservés…).

Ces collections sont le support d‘activités de recherche sur la compréhension des mécanismes cellulaires du vivant comprenant, non seulement l’information génétique, mais également tout le potentiel cellulaire et métabolique des cellules ou des micro-organismes. Les produits de ce métabolisme que sont les métabolites et les molécules, représentent un réservoir pour la valorisation scientifique et industrielle.

Historique

La collection de cellules vivantes a été initiée au Muséum dès le début du XXe siècle, en 1929, par la constitution d’une algothèque d’eau douce (conservation de microalgues vivantes) et en 1950 avec la création de la collection de souches fongiques (conservation de souches sous forme vivante ou lyophilisée).

La constitution de l’ensemble RBCell a permis de rendre lisible ces collections particulières, souvent dispersées dans les laboratoires de recherche du Muséum, du CNRS, de l’IRD ou d’universités. Par les missions de récolte sur le terrain, d’isolement de nouveaux spécimens à fort intérêt aussi bien pour la recherche fondamentale et industrielle et les dons de collections, l’ensemble RBCell a fortement augmenté son nombre de spécimens depuis sa création.

Ainsi, plus de 12 000 spécimens vivants ou cryoconservés (e.g. souches, cellules, tissus), ainsi que des molécules ou extraits de substances naturelles, sont actuellement conservés et référencés dans les collections de l’ensemble. La plupart des spécimens sont conservés sous plusieurs formes : vivante, cryopréservée, ADN, extraits ou molécules, chaque forme définissant un lot de conservation. En 2019, plus de 71 000 lots de conservation étaient référencés.

Activités

Les collections RBCell constituent un réservoir de matériel vivant qui intéresse les chercheurs de diverses disciplines (taxonomie, écologie, biogéochimie, écotoxicologie, chimie, biochimie…), mais également les industriels par les propriétés fonctionnelles des spécimens ou par leur production de molécules ou métabolites d’intérêt et ce, dans différents domaines (cosmétique, alimentation, énergies durables ou alternatives…).

Ces collections sont également un support pour les activités d’enseignement du Muséum (Master, École doctorale), mais aussi pour la diffusion des connaissances et le partage des savoirs à un plus large public.

Une très forte activité est associée aux collections de l’ensemble RBCell. Celle-ci est liée au nombre d’actes réalisés par les chargés de collections et leurs équipes (plus de 55 000 en 2019) pour l’entretien des souches par renouvellement du milieu de culture, le typage des spécimens, la mise à jour des bases de données, les actes de conservation, l’isolement de nouveaux spécimens, les tests de reviviscence des cellules cryoconservées, etc. L’activité de cet ensemble s’appuie sur des personnels du Muséum particulièrement investis et motivés.

Notes de bas de page