La valorisation de la recherche vise à transférer les résultats de la recherche académique vers le monde socio-économique afin de faire bénéficier la société des résultats de la recherche de façon tangible, autrement que par l’enrichissement des connaissances intellectuelles.


Les missions du service de la valorisation

Afin d’assurer la mission de valorisation de la recherche, le Muséum national d’Histoire naturelle a créé en 2006 un service de la valorisation dont les missions sont les suivantes :

  • assurer une veille scientifique et technologique
  • susciter, évaluer et accompagner les projets: transferts de technologies et de savoir-faire, brevets, logiciels, projets de valorisation des collections du Muséum, création de start-up, apport de concours scientifique…
  • favoriser les partenariats de recherche avec les acteurs socio-économiques
  • gérer le portefeuille de brevets et les droits de propriété intellectuelle du Muséum
  • administrer la Société d’Accélération du Transfert de Technologies Lutech (SATT Lutech)
  • copiloter le Consortium de Valorisation Thématique de l’Alliance AllEnvi (CVT Allenvi)
  • négocier et mettre en œuvre les dispositions de la convention sur la diversité biologique
  • sensibiliser les scientifiques à la valorisation

Une valorisation sous des formes très variées et couvrant un champ de plus en plus étendu

En raison des spécificités du Muséum, la valorisation de la recherche au sein de cet établissement prend des formes très variées comme en témoignent les exemples suivants :

  • un brevet sur des composés naturels antibiotiques licencié à une société de la cosmétique
  • une licence accordée sur un logiciel d’exploration de données taxonomiques
  • un brevet sur l’hydrolysat de protéines d’origine marine aux propriétés satiétogènes exploité par une société du domaine nutrition/santé
  • un savoir-faire relatif à un dosimètre évaluant la lumière reçue par des objets de collection, licencié à une entreprise du domaine de la conservation de documents
  • la création d’un laboratoire de biologie vétérinaire assurant une veille et un suivi sanitaire de la faune sauvage
  • la valorisation des collections auprès d’entreprises très diversifiées telles que celles spécialisées dans l’agroalimentaire, le traitement des déchets ou les matériaux de construction

De plus, la valorisation de la recherche au Muséum couvre un champ disciplinaire de plus en plus étendu. À la diversité des domaines valorisés présentés dans les exemples ci-dessus, s’ajoutent des projets de valorisation dans des domaines jusqu’alors ignorés tels que le jardinage, la robotique, l’animation ou encore la médecine vétérinaire.


Une valorisation, respectueuse de la convention sur la diversité biologique

Les actions de valorisation du Muséum respectent les dispositions de la convention sur la diversité biologique (CDB) à laquelle la France est partie, et notamment les dispositions relatives à l’accès et au partage des avantages issus des ressources génétiques. Le service de la valorisation, dont un des membres fait partie de la délégation française à la CDB, assure la mise en œuvre de ces dispositions.


Le Muséum, acteur des dispositifs mutualisés de valorisation : SATT Lutech, CVT AllEnvi

Dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir lancé par l’État, ont été créés en 2012 la Société d’Accélération du Transfert de Technologies Lutech (SATT Lutech) et le Consortium de Valorisation Thématique de l’Alliance AllEnvi (CVT AllEnvi), auxquels participe activement le Muséum. En tant qu’actionnaire de la SATT Lutech, le Muséum détient un siège au conseil d’administration de la SATT. Il possède également un siège au comité de pilotage du CVT AllEnvi. La SATT Lutech devrait permettre au Muséum d’intensifier le transfert des résultats de sa recherche vers le monde socio-économique.