La participation aux grands programmes européens ou internationaux de recherche constitue un volet très important du partenariat scientifique du Muséum national d’Histoire naturelle.


Les programmes européens

Le Muséum national d’Histoire naturelle s’est largement inscrit dans le 7e Programme Cadre de Recherche et développement technologique (PCRDT) de la Commission Européenne, durant la période 2007-2013.

Les chercheurs et les équipes de recherche du Muséum ont été impliqués dans plus d’une trentaine de projets européens relevant du PCRDT en participant ou portant des projets collaboratifs, bourses Marie Curie et projets ERC, et relevant de l’ensemble des domaines scientifiques de l’établissement (Environnement, Santé, Biotechnologies, Sciences de l’ingénieur, Sciences Humaines et Sociales).

Le Muséum continue à s’impliquer dans le nouveau programme pluriannuel de la Commission Européenne pour la période 2014-2020 "Horizon  2020".

Par ailleurs, l’établissement participe à des initiatives européennes et internationales, dont le CETAF (Consortium of European Taxonomic Facilities), il héberge également le point nodal français du GBIF, et coordonne le Centre Thématique Européen sur la Diversité Biologique, qui dépend de l’Agence Européenne de l’Environnement.


Les programmes internationaux

Outre ses missions de terrain qui se déroulent dans pratiquement tous les continents, le Muséum est un contributeur très important à la communauté scientifique mondiale soit sur une base bilatérale soit en participant à des programmes mondiaux dans ses domaines de compétences.

À deux ou à trois
Le Muséum a signé près d’une centaine d’accords de coopération avec d’autres Muséums dans le monde ou des institutions scientifiques ou des universités. Ils ont généralement une large portée mais se déclinent en programme de coopération sur des thématiques aussi diverses que la taxidermie, les inventaires, le fonctionnement des écosystèmes, les substances naturelles, la préhistoire, la géologie et la minéralogie, la paléontologie, l’anthropologie et l’ethnologie, la muséologie, etc.

Les collections sont le support de la recherche d’un grand nombre d’institutions étrangères.

Sur le terrain, la plupart des recherches sont effectuées en coopération avec des institutions scientifiques locales

Enfin, le Muséum accueille dans ses laboratoires plus d’une centaine de chercheurs étrangers en mettant ses installations à disposition et nombre de chercheurs vont effectuer des séjours au sein d’équipes de recherche étrangères.

Le Muséum s’est fixé actuellement deux priorités géographiques, au regard notamment de l’intensité de sa recherche dans ces pays : Madagascar et le Brésil.

À plusieurs
Le Muséum est un contributeur de grands projets internationaux, dont il est même, pour certains, coordonnateur.
Ainsi, le Muséum héberge le GBIF France qui a pour vocation de rassembler toutes les données sur la biodiversité hébergées en France, que celles-ci concernent la biodiversité du territoire français ou du reste du monde. Il est un acteur majeur du projet Sud Expert Plantes,  lancé par le Ministère des Affaires Etrangères pour aider l’effort des pays en voie de développement d’Afrique de l’ouest et centrale, de l’océan indien et de l’Asie du sud-est à préserver et utiliser durablement leurs plantes et ressources génétiques associées.

Il a signé un accord avec le Global Partnership for Plant Conservation pour contribuer à la réalisation d’une Flore mondiale en ligne de toutes les espèces végétales connues.

Le Muséum édite des revues d’envergure mondiale : Adansonia, Geodiversitas et Zoosystema, ainsi que des monographies qui concernent la biodiversité dans d’autres pays : par exemple Faune de Madagascar

Le Muséum entretient également des bases de données d’importance mondiale pour la recherche : celles liées à ses collections bien sûr, mais également à des réseaux d’information tels que Fischbase pour les poissons.

Recherche, conservation et développement
Au-delà de la recherche proprement dite, le Muséum national d'Histoire naturelle développe certaines activités telles que la conservation de la nature ou le développement.
C’est ainsi que, par le biais de ses activités de recherche dans une région, le Muséum gère ou contribue à la mise en place de programmes de sauvegarde ou de gestion durable des espèces ou des écosystèmes, de création ou gestion des aires protégées.
Plus récemment, il est impliqué dans deux projets où la recherche est étroitement lié à des programmes d’écotourisme (les lémuriens à Madagascar et les Grands singes en Ouganda).