Guyane 2014-2015

On estime aujourd’hui que les 70 458 espèces recensées en Outre-mer ne représentent que 10 % des espèces supposées présentes. La plus grande richesse de la biodiversité française se situe dans ces territoires ; elle nécessite donc un effort particulier de synthèse et d’inventaire.

Bande-annonce expédition Guyane 2014-2015 - La Planète Revisitée. Réal. Frédéric Dubos et Sébastien Pagani © MNHN

L’expédition se décline en 2 modules :

  • un module marin, comprenant lui-même un volet hauturier (21 juillet > 11 août 2014), pour l’échantillonnage du benthos du plateau continental et de ses accores (30 à 800 mètres de profondeur), sur le navire océanographique vénézuélien Hermano Gines ; et un volet côtier (22 septembre > 7 octobre 2014), pour l’échantillonnage du benthos dans la frange littorale de 0 à 20 mètres, aux Iles du Salut ;
  • un module terrestre (27 février > 27 mars 2015), pour l’échantillonnage de la flore et de la faune terrestre et d’eau douce du massif du Mitaraka, en zone cœur du Parc amazonien de Guyane.

Les premiers résultats (Décembre 2015)

Les premiers résultats de cette expédition sont détaillés dans le rapport téléchargeable en bas de cette page.

Ce présent rapport est divisé en deux parties correspondant aux deux volets – terrestre et marin – de l’expédition.

D’un côté, la Guyane est consciente – et fière – de la richesse de sa biodiversité terrestre. L’expédition le confirme, mais elle n’était pas nécessaire pour le démontrer. Cependant, l’expédition aura montré, les grandes lignes de cette biodiversité amazonienne sont maintenant bien connues, et notamment dans le massif du Mitaraka jusqu’alors sous-exploré. L’addition d’espèces nouvelles pour la Guyane et la découverte d’espèces nouvelles pour la science sont importantes, mais elles ne sont pas révolutionnaires Elle n’a en effet pas permis de découvrir un « monde perdu » différent du reste de la Guyane. L’expédition au Mitaraka restera néanmoins une référence en termes d’organisation, de collecte, de traitement des spécimens et de restitution des données.

Par contre, concernant la biodiversité marine, la Guyane avait la réputation d’être d’une grande pauvreté. L’expédition le confirme quand on la compare aux îles de l’arc antillais, par exemple. Mais, paradoxalement, l’expédition aura permis de doubler, de tripler, voire même de… décupler les inventaires guyanais de tous les groupes (ou presque), et de découvrir des dizaines de nouvelles espèces.

Synthèse des premiers résultats – Décembre 2015 

Posters des volets marin et terrestre