L’activité d’expertise s’inscrit dans une logique de développement durable et de conservation de la nature. Elle consiste à fournir un appui scientifique à des acteurs français et internationaux, publics ou privés, pour développer la connaissance de la biodiversité nécessaire à sa protection. L’expertise constitue ainsi une interface entre la recherche, dans laquelle elle est ancrée, et la gestion, intentionnelle ou de fait, de la nature.


Une activité aux multiples facettes

Cette activité permet ainsi au Muséum d’exercer son activité scientifique dans un continuum allant de la recherche la plus fondamentale à l’application sur le terrain. Ce faisant, les équipes impliquées voient leur activité enrichie par des coopérations étroites avec des organismes de la sphère publique ou privée. La principale spécificité de cette mission tient à la nécessité de conjuguer rigueur scientifique et compréhension des problématiques des demandeurs. Grâce à sa capacité à associer ces deux exigences, le Muséum est au cœur du dispositif national et des réseaux internationaux de connaissance sur la nature.

À la base : la connaissance
Centre national de référence sur la nature, le Muséum assure la responsabilité scientifique de l’Inventaire National du Patrimoine Naturel. Cela se traduit par un soutien scientifique à des inventaires d’espèces et d’espaces naturels. Au-delà, le Muséum assure le stockage informatique des données d’intérêt national, scientifiquement validées et mise à disposition par internet (inpn.mnhn.fr).

L’INPN est l'aboutissement d'un long travail qui associe scientifiques, collectivités territoriales, naturalistes et associations de protection de la nature en vue d'établir une synthèse sur le patrimoine naturel en France. En termes de gouvernance, l’INPN est doté d’un comité d’orientation qui rassemble les principaux organismes nationaux intervenants sur la connaissance en biodiversité et une représentation des partenaires régionaux et locaux.

Experts et partenaires
Les problématiques liées à la biodiversité amène de nombreux acteurs à se tourner vers le Muséum. Ceci se traduit par des conventions d’expertise pluriannuelles avec des Ministères et des établissements publics de l’Etat, des collectivités territoriales et des entreprises privées. Ainsi, on peut citer notamment, en plus du Ministère de l’Ecologie, le Ministère en charge de l’Agriculture, l’Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques, l’Agence des Aires Marines Protégées, l’Office National des Forêts, le Conseil Régional d’Ile de France, de nombreux Conseils Généraux, les entreprises SITA, GRTGaz, Eurovia, EDF etc…

À l’international, le Muséum travaille étroitement depuis 1995 avec l’Agence Européenne de l’Environnement et assure une mission d’expertise scientifique pour de nombreuses conventions internationale comme la Convention sur la Diversité Biologique ou la CITES (dite convention de Washington, sur le commerce des espèces sauvages menacées) dont il est l’autorité scientifique pour la France.

La force de la collégialité
La recherche d’avis collectifs est un moteur de l’excellence scientifique. Le travail collégial mobilise davantage de compétences, évite la subjectivité éventuelle d’un seul point de vue et autorise la discussion, le cas échéant. Dans le cas d’avis complexes ou sensibles, pouvant conduire à des prises de décisions lourdes sur les plans écologique, économique ou social, cette méthode apporte un éclairage au débat et assoit plus fortement l’expertise.


L’expertise