Une collaboration avec le CNRS pour la préservation des manchots

Les manchots de Humboldt du Parc zoologique de Paris vont bientôt participer à plusieurs projets scientifiques. L’objectif ? Mieux comprendre leurs congénères sauvages !


Un projet pilote original sur les manchots

Le lundi 3 août, l’équipe animalière du Parc zoologique de Paris a accueilli trois étudiantes de l’école vétérinaire de Toulouse, dans le cadre d’un projet pilote original sur les manchots, à l’initiative du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) qui mène des études sur les manchots royaux et empereurs depuis des dizaines d’années.

Dans le cadre d’un partenariat entre le Muséum national d’Histoire naturelle et le CNRS, les manchots de Humboldt du Parc zoologique de Paris vont aider leurs congénères sauvages au travers de projets scientifiques, que vous pourrez découvrir et observer dès cet automne au zoo.

Il s’agit d’un formidable exemple de coopération entre la recherche in situ et ex situ, puisque les applications utilisées et peaufinées au Parc zoologique serviront ensuite en Antarctique !


Un dispositif novateur

Tout d’abord, une passerelle de pesée sera mise en place : lorsqu’un manchot l’empruntera, cette passerelle permettra une lecture automatique de la puce de l’animal, sa pesée par une balance intégrée, et sa reconnaissance. Son identité, son âge et son poids seront ainsi affichés et enregistrés. Une reconnaissance visuelle du manchot grâce à des caméras, couplée à une interface d’intelligence artificielle, complétera ce dispositif novateur.


Un robot sur la plage des manchots

Autre innovation : un robot, de type « Rover » tout terrain, commandé à distance, sera visible sur la plage des manchots. Il s’agit du même prototype que celui utilisé en Antarctique pour approcher les manchots et lire les données de leur puce électronique. Ce robot sera laissé sur la plage afin que la colonie s’y habitue et l’envisage progressivement comme un élément de son environnement.


Des implants de nouvelle génération

Enfin, quelques manchots seront équipés d’implants de nouvelle génération, lesquels permettront d’enregistrer leur rythme cardiaque ou leurs déplacements. Les données seront récupérables grâce au robot évoqué ci-dessus.

Si ces différentes technologies fonctionnent, elles seront utilisées pour l’étude des manchots à l’état naturel, afin de mieux connaître les groupes, comprendre les secrets de leur physiologie hors norme et suivre leurs évolutions.


Autres articles associés à la catégorie « Au cœur des biozones »