La petite histoire de la chimie

Scrollez pour découvrir
près de 400 ans d'histoire
au Muséum national d'Histoire naturelle.

Quel est le point commun entre des flèches empoisonnées, la radioactivité et un collier de rubis ?

illustration contenant une flèche, un collier et un mineral au milieu

La chimie, pardi !

Ici, on vous raconte une multitude de petites histoires qui font la grande Histoire de la chimie.

Théâtre de grandes découvertes, c'est au Muséum national d'Histoire naturelle, à Paris, que la chimie est devenue une discipline à part entière.

XVIIe siècle - Le jardin avant le muséum

XVIIe siècle

Le jardin avant
le museum

Aux XVIe et XVIIe siècles, les savants européens se passionnent pour les végétaux.

Ils collectionnent et étudient des plantes rapportées d'expéditions lointaines, les utilisent pour leurs vertus médicinales, et créent des jardins botaniques.

C'est ainsi qu'en 1626, le Jardin du Roy est renommé Jardin royal des plantes médicinales.

Édit du 6 janvier 1626 consacrant la création d'un Jardin royal des plantes médicinales à Paris. - Qu'il soit construit et établi un Jardin Royal en l'un des faubourgs de notre Ville de Paris, ou autre tel lieu proche d'icelle, de telle grandeur qu'il sera avisé, propre, convenable et nécessaire par le ledit sieur Herouard, pour y planter toutes sortes d'Herbes et Plantes Médicinales pour servir ceux qui en auront besoin. Mêmes pour l'instruction des Ecoliers de ladite Université de Médecine.

« Édit du 6 janvier 1626 consacrant la création d’un Jardin royal des plantes médicinales à Paris - "Qu'il soit construit et établi un Jardin Royal en l'un des faubourgs de notre Ville de Paris, ou autre tel lieu proche d'icelle, de telle grandeur qu'il sera avisé, propre, convenable et nécessaire par le ledit sieur Herouard, pour y planter toutes sortes d'Herbes et Plantes Médicinales pour servir ceux qui en auront besoin. Mêmes pour l'instruction des Ecoliers de ladite Université de Médecine. »

Par ce geste, le roi Louis XIII symbolise l'importance que la monarchie accorde désormais à la médecine, et plus globalement à la science.

Plan du jardin en 1640

Plan du Jardin du Roi en 1640

Par ce geste, le roi Louis XIII symbolise l'importance que la monarchie accorde désormais à la médecine, et plus globalement à la science.

Plan du jardin en 1640

Plan du Jardin du Roi en 1640
Lettrine 17ème siècle (utilisée ici comme image d'illustration)


Les plantes du Jardin sont cultivées pour être utilisées dans la préparation de remèdes et de médicaments, tandis que des études sont menées pour améliorer la compréhension de leurs propriétés médicinales et de leur utilisation thérapeutique.

Dès son ouverture, le Jardin a pour objectif de former les futurs médecins et apothicaires à travers l'enseignement de la botanique, de l'anatomie humaine et de la chimie.

Gravure de Sébastien Leclerc (datant de 1676) représentant le laboratoire chimique de l'Académie

Le laboratoire chimique de l'Académie, gravure de Sébastien Leclerc, dans Mémoires pour servir à l'Histoire des plantes, p. 4, 1761.

Lettrine 17ème siècle (utilisée ici comme image d'illustration)

Les plantes du Jardin sont cultivées pour être utilisées dans la préparation de remèdes et de médicaments, tandis que des études sont menées pour améliorer la compréhension de leurs propriétés médicinales et de leur utilisation thérapeutique.

Dès son ouverture, le Jardin a pour objectif de former les futurs médecins et apothicaires à travers l'enseignement de la botanique, de l'anatomie humaine et de la chimie.

Gravure de Sébastien Leclerc (datant de 1676) représentant le laboratoire chimique de l'Académie

Le laboratoire chimique de l'Académie, gravure de Sébastien Leclerc, dans Mémoires pour servir à l'Histoire des plantes, p. 4, 1761.

le saviez-vous ?

Les apothicaires sont les précurseurs des pharmaciens. Ils préparent et vendent des remèdes à base de plantes pour les malades.

Herbiers (utilisés ici comme image d'illustration)

D'où vient le nom du
« Quartier latin »
d'après vous ?

Le Quartier latin doit son nom au fait qu'à l'époque, dans toutes les écoles et universités, seule la langue latine était utilisée pour l'enseignement.

Au Jardin, c'est une première, les cours sont dispensés en français. En outre, ils sont gratuits et ouverts à tous : cela leur vaut un succès immédiat. 

Illustrations de l'ouvrage Les éléments de la philosophie de l'art du feu ou chimie par William DavisonPortrait dessiné de René Descartes

Dubito ergo cogito,
cogito ergo sum,
sum ergo Deus est

Illustrations de l'ouvrage Traité élémentaire de chimie de Lavoisie

« Je doute donc je pense,
je pense donc je suis,
je suis donc Dieu existe (est) » - René Descartes dans Méditations métaphysiques, 1641

Le Quartier latin doit son nom au fait qu'à l'époque, dans toutes les écoles et universités, seule la langue latine était utilisée pour l'enseignement.

Dubito ergo cogito,
cogito ergo sum,
sum ergo Deus est

Illustrations de l'ouvrage Les éléments de la philosophie de l'art du feu ou chimie par William DavisonPortrait dessiné de René Descartes

Au Jardin, c'est une première, les cours sont dispensés en français. En outre, ils sont gratuits et ouverts à tous : cela leur vaut un succès immédiat. 

Illustrations de l'ouvrage Traité élémentaire de chimie de Lavoisie

C'est en 1647 que se tient le premier cours officiel de chimie jamais enseigné en France. Il est donné par le médecin et botaniste d'origine écossaise William Davisson.

Gravure au trait de P. Lombart de William Davisson

La demonstration au coeur de l'enseignement

La
demonstration
au cœur de l'enseignement

Un siècle plus tard, Guillaume-François Rouelle, chimiste et apothicaire, rejoint les rangs des professeurs du Jardin et marque durablement l'enseignement de la chimie.

Portrait Guillaume-François Rouelle

Pour lui, la chimie est

la science de l'analyse et de la synthèse.

— Guillaume-François Rouelle

Aussi charismatique que distrait, Rouelle est une véritable source de divertissement au Jardin.

Une explosion dans l'amphithéâtre après une erreur de manipulation devant ses élèves marquera les esprits.


Les explosions ne dissuadent pas d’assister aux cours de Rouelle : leur popularité est telle que la fine fleur de la pensée des Lumières y assiste.

On peut y croiser Diderot (écrivain, philosophe et encyclopédiste), Turgot (économiste), Malesherbes (magistrat) ou encore Rousseau (philosophe).

portrait dessiné de Diderot

- Diderot -

portrait dessiné de Turgot

- Turgot -

portrait dessiné de Malesherbes

- Malesherbes -

portrait dessiné de Rousseau

- Rousseau -

Les explosions ne dissuadent pas d’assister aux cours de Rouelle : leur popularité est telle que la fine fleur de la pensée des Lumières y assiste.

On peut y croiser Diderot (écrivain, philosophe et encyclopédiste), Turgot (économiste), Malesherbes (magistrat) ou encore Rousseau (philosophe).

portrait dessiné de Diderot

- Diderot -

portrait dessiné de Turgot

- Turgot -

portrait dessiné de Malesherbes

- Malesherbes -

portrait dessiné de Rousseau

- Rousseau -

Rouelle formera aussi l'auteur de la phrase la plus célèbre de la chimie :

Rien ne se perd,
rien ne se crée,
tout se transforme.

— Antoine Laurent Lavoisier, 1789

XVIIIe siècle - Les parents de la chimie moderne

Formé au Jardin, on dit d'Antoine Lavoisier qu'il est le « père » de la chimie moderne.

Il faut dire qu'au XVIIIe siècle, la chimie est encore habitée de croyances plus ou moins fantaisistes.

La principale croyance, datant de l'Antiquité, est que l'univers n'est composé que de quatre éléments (eau, terre, air, feu). En 1770, Lavoisier met fin à cette thèse en démontrant que ces supposés éléments sont eux-mêmes des corps composés.

Lavoisier conçoit un appareil qui permet de démontrer que l'eau n'est pas un élément, mais bien un corps composé d'hydrogène et d'oxygène. Par ailleurs, il met aussi en évidence le carbone et l'azote.

XVIIIe siècle

Les parents de la chimie moderne 

Formé au Jardin, on dit d’Antoine Lavoisier qu’il est le « père » de la chimie moderne. 

portrait illustré du chimiste Antoine Lavoisier

Il faut dire qu'au XVIIIe siècle, la chimie est encore habitée de croyances plus ou moins fantaisistes.

La principale croyance, datant de l'Antiquité, est que l'univers n'est composé que de quatre éléments (eau, terre, air, feu). En 1770, Lavoisier met fin à cette thèse en démontrant que ces supposés éléments sont eux-mêmes des corps composés.

Lavoisier conçoit un appareil qui permet de démontrer que l'eau n'est pas un élément, mais bien un corps composé d'hydrogène et d'oxygène. Par ailleurs, il met aussi en évidence le carbone et l'azote.

Gravure de l'appareil de Lavoisier pour la synthèse d'hydrogène à partir de l'eau (à gauche) et l'oxygène (à droite)

le saviez-vous ?

À l'époque, l'alchimie et la chimie sont encore très liées.

L'alchimie est une discipline ancestrale aux aspects mystiques, philosophiques et expérimentaux. L'un des buts poursuivis était le Grand Œuvre, à savoir la réalisation de la pierre philosophale qui permettrait de transmuter les métaux vils (des métaux sans valeur) en or, mais aussi de guérir et de conférer l'immortalité.

illustration du rosaire des philosophes

Pour mener ses expériences, le chimiste met au point des instruments sophistiqués, tous dessinés par son épouse, Marie-Anne Paulze, traductrice, scientifique et illustratrice, avec qui il travaille en étroite collaboration.

Portrait de la scientifique et illustratrice Marie-Anne Pierrette Paulze et du chimiste Antoine Laurent de Lavoisier
illustration de cadre de tableau

En 1789, Lavoisier crée avec un autre professeur de chimie du Muséum, Antoine François de Fourcroy, un journal qui existe encore aujourd'hui : les Annales de Chimie.

Traité élémentaire de Chimie, présenté dans un ordre nouveau et d'après les découvertes modernes par Antoine Laurent Lavoisier

En 1794, Fourcroy tente en vain de sauver Lavoisier de la guillotine en intervenant auprès de Robespierre, au péril de sa vie.

Illustration de l'arrestation d'Antoine-Laurent de Lavoisier par Jean-Baptiste Lesueur
illustration d'une guillotine

C'est à cause de son statut de fermier général dans le tabac que Lavoisier a été exécuté. Pendant près d'un siècle avant la Révolution française, les fermiers généraux collectaient l'impôt pour le Roi.

Au moment de sa condamnation, Lavoisier demanda un sursis pour terminer une expérience importante. Le président du tribunal révolutionnaire lui répondit « la République n'a pas besoin de chimistes ! ».

Marie-Anne Paulze décide de publier en 1803 les mémoires scientifiques de son époux. Ce faisant, elle entend poursuivre l'œuvre de ce dernier et prend part à l'enrichissement des connaissances en chimie.

Portrait de la scientifique et illustratrice Marie-Anne Pierrette Paulze

Fourcroy, quant à lui, s'engage dans la politique et devient conseiller de Napoléon 1er.

Chargé des réformes universitaires, il suit la création des lycées, des écoles de médecine, de pharmacie et de droit.

Portrait de Antoine Francois, Comte de Fourcroy et chimiste

Le jardin devient le muséum d'histoire naturelle

Les idéaux de vulgarisation scientifique portés par la Révolution française ont profondément et durablement modifié l’institution.

En 1793, un décret révolutionnaire donne une existence juridique propre au Jardin, qui devient le Muséum d’Histoire naturelle.

La réorganisation du Muséum reflète aussi les valeurs républicaines de diffusion du savoir au plus grand nombre.

Les enseignements sont répartis selon douze disciplines dont l’anatomie, la botanique, la zoologie, la minéralogie, la géologie et, bien sûr, la chimie.

illustration d'extrait du Décret de la Convention nationale du 10 juin 1793extrait numéro 2 du Décret de la Convention nationale du 10 juin 1793

Les idéaux de vulgarisation scientifique portés par la Révolution française ont profondément et durablement modifié l’institution.

illustration d'extrait du Décret de la Convention nationale du 10 juin 1793

En 1793, un décret révolutionnaire donne une existence juridique propre au Jardin, qui devient le Muséum d’Histoire naturelle.

La réorganisation du Muséum reflète aussi les valeurs républicaines de diffusion du savoir au plus grand nombre.

Les enseignements sont répartis selon douze disciplines dont l’anatomie, la botanique, la zoologie, la minéralogie, la géologie et, bien sûr, la chimie.

XIXe siècle - Le doyen des étudiants de France

XIXe siècle

Le doyen des étudiants de France

Né en 1786, Michel-Eugène Chevreul est l'un des chimistes les plus prolifiques de son temps.

Étudiant puis professeur, il a passé 86 ans entre les murs du Muséum, établissement qu'il a dirigé de manière discontinue de 1836 à 1879.

Portrait de Michel-Eugène Chevreul dans son laboratoire à la manufacture des Gobelins

Les professeurs étaient alors nommés à vie. Chevreul aimait ainsi se surnommer « le doyen des étudiants de France ».

Il entre au laboratoire du chimiste Nicolas-Louis Vauquelin à l'âge de 17 ans, avant de devenir son assistant au Muséum.

Portrait des chimistes Louis-Nicolas Vauquelin et Michel Eugene Chevreul

Nicolas-Louis Vauquelin (à gauche) et Michel-Eugène Chevreul (à droite)

Entre autres choses, Vauquelin lui confie l'analyse d'un savon de graisse de porc : c'est ainsi que Chevreul commence à s'intéresser aux corps gras, qui constitueront le cœur de ses recherches.

Le chimiste des corps gras

Le chimiste des corps gras

illustration d'un savon

Chevreul met en lumière le processus de saponification, une réaction chimique qui transforme la graisse en savon et en glycérine.

Cette découverte a un effet immédiat sur la fabrication des savons, mais surtout sur celle des bougies. Des bougies qui, à l'époque, sont la principale source de lumière dans les foyers.

Photo d'une bougie “La Française”

Connaissez-vous la différence entre une bougie et une chandelle ?

Toutes les réponses sont justes !

La chandelle de suif, fabriquée à partir de graisse de mouton ou de bœuf, répand une mauvaise odeur et beaucoup de fumée.

L'alternative, c'est la bougie en cire d'abeille mais malheureusement, elle est chère et peu puissante.

Grâce à ses travaux de recherche, Chevreul invente, avec son collègue Louis-Joseph Gay-Lussac, la bougie stéarique (notre bougie actuelle !) qui remplace définitivement, en 1825, la chandelle de suif.

Sa découverte a ainsi amélioré le quotidien d'une grande partie de la population.

Publicité ancienne pour une bougie

Les travaux de Chevreul sur les corps gras d'origine animale lui permettent également d'être le premier à identifier une substance pure qu'il nomme cholestérine, et qui sera étudiée sous le nom de cholestérol.

Fiole contenant du cholestérol isolé par Michel Eugène Chevreul en 1813

le saviez-vous ?

Tout au long du XXe siècle, de nombreux chercheurs européens étudient le rôle central du cholestérol, une molécule essentielle à la vie dans l'organisme. Leurs travaux révolutionnent la compréhension du métabolisme et des maladies cardiovasculaires, contribuant à pas moins de 17 prix Nobel.

Cela fait du cholestérol l'une des molécules les plus décorées par la plus prestigieuse des récompenses scientifiques.

Le chimiste de la couleur

le chimiste de la couleur

En plus de son travail au Muséum, Chevreul est nommé en 1824 directeur de l'Atelier des teintures à la Manufacture des Gobelins. À cette époque, les teinturiers ont des soucis avec certaines de leurs teintures qui n'ont pas le rendu attendu.

Mr Chevreul dans son laboratoire

En plus de son travail au Muséum, Chevreul est nommé en 1824 directeur de l'Atelier des teintures à la Manufacture des Gobelins. À cette époque, les teinturiers ont des soucis avec certaines de leurs teintures
qui n'ont pas le rendu attendu.

Mr Chevreul dans son laboratoire

Chevreul découvre que le problème n'est pas dû à la qualité de la teinture, mais à la perception que l'on en a. Une couleur est modifiée par les couleurs environnantes. Par exemple, elle paraît plus sombre si elle est sur un fond clair.

composition de carré en peinture qui illustre le contraste de couleurs sur différents fonds

Il propose également une classification des couleurs basée sur leur luminosité et leur saturation. Chevreul établit un classement, matérialisé par un cercle chromatique de 72 secteurs qui remplacent les appellations de nuances (vert « de gris », « de saxe », « céladon »).

Cercle chromatique de Michel Chevreul datant de 1839

Cercle chromatique de Michel-Eugène Chevreul, 1867 © Mobilier national, photo Isabelle Bideau, 2019

Les résultats de ses travaux se retrouvent dans la teinture des étoffes, la tapisserie, l’imprimerie et influencent même le peintre Georges Seurat, qui donne naissance au courant pointilliste.

peinture de Georges Seurat

Un dimanche après-midi à l'île de la Grande Jatte, 1884-1886 - Georges Seurat

Les résultats de ses travaux se retrouvent dans la teinture des étoffes, la tapisserie, l’imprimerie et influencent même le peintre Georges Seurat, qui donne naissance au courant pointilliste.

peinture de Georges Seurat

Un dimanche après-midi à l'île de la Grande Jatte, 1884-1886 - Georges Seurat

Photo issue de l'interview photographique de Michel-Eugène Chevreul

Quand Chevreul s'éteint, à l'âge de 103 ans, des funérailles nationales sont organisées. Il laisse derrière lui un héritage scientifique de plus de 650 publications.

Son prestige est tel qu'il figure parmi les 72 noms d'éminents savants français inscrits au fronton du 1er étage de la tour Eiffel. Seuls lui et le physicien Hippolyte Fizeau ont eu cet honneur de leur vivant.

Photo des savants inscrits sur la Tour Eiffel

L'école de Fremy

L'école de Frémy

portrait illustré de Fremy

Alors que le pays entre de plain-pied dans l'ère industrielle, les chimistes sont encore peu nombreux.

Pour y remédier, Edmond Frémy décide en 1864 de créer au Muséum une école de chimie où l'enseignement sera à la fois théorique et pratique.

Frémy est alors professeur de chimie à l'École polytechnique. Avec le soutien de Chevreul, il convainc le gouvernement de soutenir son projet d'école.

Dans la France de Napoléon III, l'apprentissage de la chimie reste essentiellement théorique, cantonné aux amphithéâtres tandis que la pratique est négligée.

Photo de Monsieur Frémy dans son laboratoire entouré par ses élèves
Photo d'Edmond Frémy prise par Nadar

Frémy est convaincu que l'expérimentation est centrale dans l'enseignement de la chimie : c'est pourquoi, selon lui, elle ne peut s'enseigner qu'en laboratoire.


Il décide donc d'ouvrir les laboratoires de chimie du Muséum aux étudiants.

Photo de Monsieur Frémy dans son laboratoire entouré par ses élèves
le seul engagement demandé aux élèves sera l'amour du travail

— Edmond Frémy

La durée des études est de 4 ans et les cours sont gratuits.

Photo d'un groupe des élèves de Monsieur Frémy, vers 1880

Pierre Petit, Groupe des élèves de M. Frémy vers 1880 © Muséum national d’Histoire naturelle (IC 807)

Il décide donc d'ouvrir les laboratoires de chimie du Muséum aux étudiants.

Photo de Monsieur Frémy dans son laboratoire entouré par ses élèves
le seul engagement demandé aux élèves sera l'amour du travail

— Edmond Frémy

La durée des études est de 4 ans et les cours sont gratuits.

Photo d'un groupe des élèves de Monsieur Frémy, vers 1880

Pierre Petit, Groupe des élèves de M. Frémy vers 1880 © Muséum national d’Histoire naturelle (IC 807)

le saviez-vous ?

En parallèle de ses activités pédagogiques, Edmond Frémy mène des recherches sur le rubis. Cette pierre, très chère, est fréquemment utilisée en horlogerie. Frémy la synthétisera avec succès en 1875.

Ses rubis de synthèse ressemblaient tellement aux rubis d'origine naturelle qu'il en fit faire un collier pour sa femme. Lorsqu'elle le porta à une soirée au palais de l'Élysée, son collier suscita l'admiration des invités.

En 1891, un nouveau directeur, Alphonse Milne-Edwards, prend la tête du Muséum. Hostile à l'école de Frémy, il impose un âge de la retraite à 75 ans (jusque-là, les professeurs étaient nommés à vie !). Frémy doit donc quitter son poste. L'école est immédiatement fermée.

Au total, 1400 élèves ont été formés au Muséum entre 1864 et 1894. Parmi eux, Henri Moissan, qui se consacre à la chimie après avoir échoué à devenir auteur dramatique. En 1906, il devient le premier Français à obtenir un prix Nobel de chimie pour sa caractérisation du fluor.

images d'Henri Becquerel et d'Henri Moissan cote a cote avec une medaille de prix nobel entre eux

Henri Moissan (à gauche) et Henri Becquerel (à droite)


Henri Becquerel, dont les travaux sur la radiation seront également récompensés par un prix Nobel est lui aussi passé par les bancs de l'école de Frémy.

En 1891, un nouveau directeur, Alphonse Milne-Edwards, prend la tête du Muséum. Hostile à l'école de Frémy, il impose un âge de la retraite à 75 ans (jusque-là, les professeurs étaient nommés à vie !). Frémy doit donc quitter son poste. L'école est immédiatement fermée.

Au total, 1400 élèves ont été formés au Muséum entre 1864 et 1894. Parmi eux, Henri Moissan, qui se consacre à la chimie après avoir échoué à devenir auteur dramatique. En 1906, il devient le premier Français à obtenir un prix Nobel de chimie pour sa caractérisation du fluor.

médaille de prix nobelportrait de Henri Moissan

Henri Becquerel, dont les travaux sur la radiation seront également récompensés par un prix Nobel est lui aussi passé par les bancs de l'école de Frémy.

médaille de prix nobelportrait de Henri Becquerel

La dynastie des Becquerel

La dynastie des becquerel

Henri Becquerel est né en 1852 dans une famille de physiciens : son père, Alexandre-Edmond Becquerel, et son grand-père, Antoine-César Becquerel, ont tous deux travaillé au Muséum.

L'histoire commence avec Antoine-César Becquerel, né en 1788, qui a collaboré avec Chevreul sur les couleurs à l'atelier de teinture des Gobelins.

Il rejoint le Muséum après des études à l'École polytechnique.

Ses recherches portent sur l'électrochimie, c'est-à-dire les relations entre l'électricité et la chimie. Antoine-César Becquerel travaille notamment sur les premières piles électriques, l'ancêtre de la pile d'aujourd'hui.

Dessin du phosphoroscope par BecquerelPhoto de la pile thermo-électrique

Le phosphoroscope de Becquerel et la pile thermo-électrique


En parallèle, il s'intéresse à la phosphorescence
, qui deviendra l'un des sujets de prédilection des Becquerel.

Son fils Alexandre-Edmond Becquerel réalise la première photographie couleur en 1848.

Image des spectres solaires de Becquerel de Becquerel

Edmond Becquerel, Spectres solaires, 1848, images photochromatiques © Musée Nicéphore Niépce

À seulement 19 ans, Alexandre-Edmond Becquerel découvre, toujours au Muséum, que certains matériaux produisent de l'électricité lorsqu'ils sont exposés à la lumière du soleil : on appelle cela l'effet photovoltaïque.

Ce phénomène est d'abord connu sous le nom d'« effet Becquerel ».

Henri Becquerel est né en 1852 dans une famille de physiciens : son père, Alexandre-Edmond Becquerel, et son grand-père, Antoine-César Becquerel, ont tous deux travaillé au Muséum.

L'histoire commence avec Antoine-César Becquerel, né en 1788, qui a collaboré avec Chevreul sur les couleurs à l'atelier de teinture des Gobelins.

Il rejoint le Muséum après des études à l'École polytechnique.

alambic en verre et autres instruments

Ses recherches portent sur l'électrochimie, c'est-à-dire les relations entre l'électricité et la chimie. Antoine-César Becquerel travaille notamment sur les premières piles électriques, l'ancêtre de la pile d'aujourd'hui. 

Photo de la pile thermo-électrique

En parallèle, il s'intéresse à la phosphorescence, qui deviendra l'un des sujets de prédilection des Becquerel.

Dessin du phosphoroscope par Becquerel

Son fils Alexandre-Edmond Becquerel réalise la première photographie couleur en 1848.

Image des spectres solaires de Becquerel de Becquerel

Edmond Becquerel, Spectres solaires, 1848, images photochromatiques © Musée Nicéphore Niépce

portrait d'Alexandre Becquerel accoudé

À seulement 19 ans, Alexandre-Edmond Becquerel découvre, toujours au Muséum, que certains matériaux produisent de l'électricité lorsqu'ils sont exposés à la lumière du soleil : on appelle cela l'effet photovoltaïque.

Ce phénomène est d'abord connu sous le nom d'« effet Becquerel ».

Son fils Henri, le troisième de la dynastie, consacre ses recherches à la fluorescence, soit la capacité de certains matériaux à absorber puis ré-émettre de la lumière.

le saviez-vous ?

La phosphorescence et la fluorescence sont des formes de luminescence. Cette propriété consiste en l'émission de lumière par certaines substances lorsqu'elles sont exposées à une source d'énergie (lumière visible, rayons UV…). 

Pour la fluorescence, l'émission s'arrête rapidement quand la source est éteinte.

Pour la phosphorescence, la substance continue à émettre de la lumière lentement même après l'extinction de la source.

illustration de l'espèce minérale fluorite
la découverte de la radioactivité devait être faite dans le laboratoire du Muséum, et si mon père avait vécu en 1896, c'est lui qui en aurait été l'auteur.

— Henri Becquerel
sur Alexandre-Edmond Becquerel

XXe siècle - La radioactivité

XXe siècle

La
radio
activité

Le 1er mars 1896, le temps est couvert, et Henri Becquerel ne peut pas utiliser le Soleil pour produire des rayons X comme il le fait d'habitude. Il range donc ses sels d'uranium et sa plaque photographique dans un tiroir de son laboratoire au Muséum.

Quand, plus tard, il développe cette plaque photographique, il remarque que l'uranium a laissé une impression sur la plaque, sans avoir été exposé aux rayons du Soleil. C'est ainsi qu'il comprend que l'uranium émet une sorte de rayonnement invisible capable de traverser des matériaux.

La découverte d'Henri Becquerel attire l'attention de Marie Curie, alors doctorante. Dès 1897, elle étudie les rayonnements d'uranium. En 1898, Pierre Curie la rejoint sur ses travaux sur la radioactivité. Cette découverte inattendue est un moment important pour la science.

L'unité physique de la radioactivité, le becquerel (Bq), sera nommée en l'honneur d'Henri Becquerel.

En 1903, les trois scientifiques reçoivent le prix Nobel pour leurs découvertes sur les radiations. Marie Curie devient ainsi la première femme à recevoir un prix Nobel.

illustration de Marie Curie, Pierre Curie et Henri Becquerel autour d'une médaille de prix Nobel

Révolutionnaire dans le milieu scientifique, le radium devient populaire auprès du grand public, ce qui génère la production de produits en tout genre pendant la première moitié du XXe siècle. 

publicités pour divers produits fait avec du radium dont du chocolat, des vêtements et des cosmétiquesPublicités pour des produits à base de Radium et Thorium

Le 1er mars 1896, le temps est couvert, et Henri Becquerel ne peut pas utiliser le Soleil pour produire des rayons X comme il le fait d'habitude. Il range donc ses sels d'uranium et sa plaque photographique dans un tiroir de son laboratoire au Muséum.

Quand, plus tard, il développe cette plaque photographique, il remarque que l'uranium a laissé une impression sur la plaque, sans avoir été exposé aux rayons du Soleil. C'est ainsi qu'il comprend que l'uranium émet une sorte de rayonnement invisible capable de traverser des matériaux.

La découverte d'Henri Becquerel attire l'attention de Marie Curie, alors doctorante. Dès 1897, elle étudie les rayonnements d'uranium. En 1898, Pierre Curie la rejoint sur ses travaux sur la radioactivité

portrait de Pierre Curieportrait de Marie Curie tenant une fiole a la main

Cette découverte inattendue est un moment important pour la science.

L'unité physique de la radioactivité, le becquerel (Bq), sera nommée en l'honneur d'Henri Becquerel.

illustrations de fioles divers

En 1903, les trois scientifiques reçoivent le prix Nobel pour leurs découvertes sur les radiations. Marie Curie devient ainsi la première femme à recevoir un prix Nobel.

illustration de Marie Curie, Pierre Curie et Henri Becquerel autour d'une médaille de prix Nobel

Révolutionnaire dans le milieu scientifique, le radium devient populaire auprès du grand public, ce qui génère la production de produits en tout genre pendant la première moitié du XXe siècle.

pub pour les cosméthiques ThoradiaTHO RADIA "Crème Poudre à base de Radium et Thorium"
publicité pour des vêtements OradiumPublicité pour la Laine Oradium
publicité pour les chocolats au radiumChocolat au radium de Burk and Braun
publicité pour des ovules gynécologiquesPublicité pour des radiovules "Rhemda"
publicité pour des sous-vêtementsPublicité pour les sous-vêtements Iradia

Des poisons thérapeutiques

des poisons thérapeu-
tiques

la chimie est à la biologie ce que le solfège est à la musique

— Pierre Potier

herbier datura

Après la physique et la chimie pour l'étude de la radioactivité, ce sont les liens entre chimie et biologie qui vont rythmer les recherches du XXe siècle.

extrait d'ouabaïneextrait de tanghinine

Avec la colonisation, des spécimens de plantes jusqu'alors inconnues sont fréquemment rapportés au Muséum lors de grandes expéditions sur le continent africain.

feuilles de quinquina rougeportrait photographique de Gabriel Betrand

Entré au Muséum en tant qu’assistant au laboratoire de Michel-Eugène Chevreul en 1872, le chimiste Léon-Albert Arnaud fait partie de cette nouvelle génération de scientifiques qui se passionne pour les végétaux d'origine coloniale.

illustration d'une pointe de flèche empoisonnée

Un explorateur lui rapporte des poisons de flèches de Somalie. En les étudiant, Arnaud isole la ouabaïne, qui sera utilisée pendant un temps comme médicament pour traiter certaines maladies cardiaques.  

Boite d'ouabaïne

XXe siècle - chimie et medicaments

Les travaux de Gabriel Bertrand ont influencé des domaines très divers : la chimie, la médecine, l'hygiène ou encore l'agriculture.

Élève à l'école de Frémy, Gabriel Bertrand a suivi en parallèle des études de pharmacie. Il devient ensuite préparateur de Léon-Albert Arnaud au Muséum.

XXe siècle

chimie
et
médicaments

Les travaux de Gabriel Bertrand ont influencé des domaines très divers : la chimie, la médecine, l'hygiène ou encore l'agriculture.

Élève à l’école de Frémy, Gabriel Bertrand a suivi en parallèle des études de pharmacie. Il devient ensuite préparateur de Léon-Albert Arnaud au Muséum.

Herbier Sorbus aucuparia, Rosaceae, de Flora von Deutschland

En faisant des expériences sur le jus de sorbes, Gabriel Bertrand s'aperçoit que le sorbose (qui permettra de fabriquer de la vitamine C à partir des années 1930) se forme, non pas par la fermentation alcoolique. Sa production est en fait permise par de petites mouches rougeâtres qui viennent pondre leurs œufs dans ce jus. C'est grâce aux micro-organismes présents sur leurs pattes que cette réaction chimique a lieu !

le saviez-vous ?

Gabriel Bertrand a aussi découvert la sérothérapie antivenimeuse, aux côtés de Césaire Physalix (1852-1906) et d'Albert Calmette (1863-1933).

Grâce à leurs travaux sur le venin des reptiles et des batraciens, ils ont permis que l'empoisonnement par des animaux venimeux ne soit plus un risque mortel.

XXIe siècle

la chimiothèque du muséum

En parallèle des activités de recherche, l'heure est aussi au partage et à la transmission de ces quatre siècles de chimie.

le saviez-vous ?

La salle de classe de l'école de Frémy est encore utilisée par les élèves du Muséum ! La pièce expose de grandes vitrines remplies à ras bord de milliers de flacons soigneusement rangés.

Plus de 7400 flacons de produits chimiques sont répertoriés dans la chimiothèque historique du Muséum. Parmi eux figure notamment le premier échantillon de cholestérol isolé par Chevreul en 1814.

photo des étagères de la chimiothèque historique du laboratoire de chimie au Muséum et qui contiennent plusieurs rangées de fioles anciennes

Chimiothèque historique du laboratoire de chimie © MNHN - Agnès Iatzoura

Le Muséum conserve et valorise les instruments scientifiques, les échantillons et les flacons qui font partie de l'histoire du laboratoire de Chimie.

Photo du spectromètre à prisme de Kirchhoff

Spectromètre à prisme de Kirchhoff donnant des spectres de raies © MNHN - Bruno Jay

L'équipe à la manœuvre de la restauration et de la valorisation de la salle des collections de chimie, qui a bénéficié du soutien de la Fondation de la Maison de la Chimie, a remporté le prix Cristal collectif du CNRS en 2023.

photo de l'équipe

Équipe de rénovation de la salle des collections de chimie © MNHN - Agnès Iatzoura

En parallèle des activités de recherche, l'heure est aussi au partage et à la transmission de ces quatre siècles de chimie.

le saviez-vous ?

La salle de classe de l'école de Frémy est encore utilisée par les élèves du Muséum ! La pièce expose de grandes vitrines remplies de milliers de flacons soigneusement rangés.

Plus de 7400 flacons de produits chimiques sont répertoriés dans la chimiothèque historique du Muséum. Parmi eux figure notamment le premier échantillon de cholestérol isolé par Chevreul en 1814.

photo des étagères de la chimiothèque historique du laboratoire de chimie au Muséum et qui contiennent plusieurs rangées de fioles anciennes

Chimiothèque historique du laboratoire de chimie © MNHN - Agnès Iatzoura

Le Muséum conserve et valorise les instruments scientifiques, les échantillons et les flacons qui font partie de l'histoire du laboratoire de chimie.

L'équipe à la manœuvre de la restauration et de la valorisation de la salle des collections de chimie, qui a bénéficié du soutien de la Fondation de la Maison de la Chimie, a remporté le prix Cristal collectif du CNRS en 2023.

Photo du spectromètre à prisme de Kirchhoff

Spectromètre à prisme de Kirchhoff donnant des spectres de raies © MNHN - Bruno Jay

Équipe de rénovation de la salle des collections de chimie (De gauche à droite : Christine Maulay-Bailly, Elisabeth Mouray, Christine Bastard, Delphine Champeval, Arul Marie, Charlotte Duval, Alice Laforêt, Aurélie Méric, Didier Buisson, Brice Molinelli, Séverine Amand - Rémy Puppo (absent sur la photo)) © MNHN - Agnès Iatzoura

XXIe siècle - L'ère de l'écologie chimique

Filtration de spores de champignons microscopiques © Agnès Iatzoura

XXIe siècle

L'ère de l'écologie chimique

tube de laboratoire

Filtration de spores de champignons microscopiques © Agnès Iatzoura

Le laboratoire de chimie du Muséum poursuit son activité, en association avec le CNRS, et continue d'enrichir les collections du Muséum.

Bien mieux équipés qu'au temps de Lavoisier, les chimistes qui y travaillent peuvent compter sur des outils très précis pour caractériser les molécules qu'ils étudient.

pphoto du spectromètre à prisme du laboratoire de chimie au Muséum

Spectromètre de RMN 400 MHz © MNHN - Agnès Iatzoura

photo vu de haut d'une chimiste travaillant dans un laboratoire au Muséum

Laboratoire MCAM - Mauranne Dolly © MNHN - Agnès Iatzoura

Désormais, le Muséum investit le champ de l'écologie chimique. C'est l'art de décrypter le langage universel de la nature, un langage qui permet aux organismes vivants de communiquer entre eux et avec leur environnement.

À l'échelle de l'évolution des sciences naturelles, cette discipline est très récente, puisqu'elle est apparue dans les années 1970.

Culture d'algues dans un incubateur - Laboratoire de culture cellulaire

Culture d'algues dans un incubateur - Laboratoire de culture cellulaire © MNHN - Agnès Iatzoura

Broyage de feuilles de millepertuis - Laboratoire de chimie bio-organique

Broyage de feuilles de millepertuis - Laboratoire de chimie bio-organique © MNHN - Agnès Iatzoura

Cosmétique, agronomie, thérapeutique... Les applications directes de la recherche en écologie chimique sont nombreuses et passionnantes. Rendez-vous dans quatre siècles pour la petite histoire de la chimie saison 2 !

portrait du chimiste chevreul avec une langue tirée dessinée par dessus

Aller plus loin

Poursuivez votre expérience et découvrez d’autres contenus autour de la chimie au Muséum, d’hier à aujourd'hui.

en savoir plus

Crédits

Avec le soutien de
maîtrise d'ouvrage : muséum national d'histoire naturelle
Service des contenus numériques
  • Estelle Merceron, cheffe de projets numériques
  • Nicolas Cellier, chargé de projet technique
  • Étienne Jolivet, responsable du service des contenus numériques
UMR 7245 Molécules de Communication et Adaptation des Micro-organismes
  • Christine Maulay-Bailly, ingénieure d'étude CNRS en analyses chimiques au Muséum, responsable technique de la Chimiothèque du Muséum
  • Soizic Prado, professeure du Muséum national d'Histoire naturelle, directrice adjointe de l'unité MCAM
  • Philippe Grellier, professeur du Muséum national d'Histoire naturelle, directeur de l'unité MCAM
  • Séverine Amand, ingénieure d'étude en analyses chimiques au Muséum, responsable technique de la Chimiothèque du Muséum
Direction des bibliothèques et de la documentation
  • Aurélie Méric, chargée de traitement archivistique
  • Alice Laforêt, adjointe à la cheffe du service Collecte, Traitement et Flux, Responsable de l'équipe Collecte et traitement des collections spécialisées

Le projet Petite histoire de la chimie a été réalisé avec Upian.

illustrations

Liste des sources dans l'ordre d'apparition, ayant servi de base aux illustrations

Introduction
  • Le plan de Truschet et Hoyau, connu sous le nom de « plan de Bâle », publié au milieu du XVIe siècle, est connu à un seul exemplaire.
Le jardin avant le muséum
  • Édit du 6 janvier 1626 consacrant la création d'un Jardin royal des plantes médicinales dans un des faubourgs de la ville de Paris “ou autre tel lieu proche d'icelle” © BNF
  • Plan du Jardin du Roi en 1640 © Le Journal de Botanique (Année 2019 85 pp. 5-16)
  • Mémoires pour servir à l'histoire des plantes, Dodart, Denis - 1676 © Bibliothèque nationale de France
  • Lettrine Mémoires pour servir à l'Histoire des plantes, p. 1 , Dodart, Denis - 1676 © Bibliothèque nationale de France
  • Le laboratoire chimique de l'Académie, gravure de Sébastien Leclerc, dans Mémoires pour servir à l'Histoire des plantes, p. 4- 1676, Dodart, Denis - 1676 © Bibliothèque nationale de France
  • William Davisson. Gravure au trait de P. Lombart d'après D. Schultz © Collection Wellcome
  • Portrait René Descartes © Collection Wellcome
  • Page de l'ouvrage Les éléments de la philosophie de l'art du feu ou chimie par William Davison © Bibliothèque nationale de la République tchèque
La démonstration au cœur de l'enseignement
  • Illustrations de Traité élémentaire de chimie, présenté dans un ordre nouveau et d'après les découvertes modernes, avec figures / Paulze Lavoisier, grav. ; Antoine-Laurent de Lavoisier, aut. du texte © BNF
  • Portrait Guillaume-François Rouelle © MNHN
  • Cours de chimie de Guillaume-François Rouelle (1703-1770), chimiste français, à l'Académie des sciences en 1744. Gravure de 1861 © Meisterdrucke
  • Illustration anonyme de la "Science populaire", journal hebdomadaire illustré, mars 1880 © BNF
  • Portrait de Denis Diderot par Louis-Michel van Loo, 1767
  • Portrait de Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), écrivain et philosophe, par Maurice-Quentin de la Tour © Musée Carnavalet, Histoire de Paris
  • Portrait de Chrétien Guillaume de Lamoignon de Malesherbes en costume de Président de la Cour de l'Aides © Musée Carnavalet, Histoire de Paris
  • Portrait de Turgot par François-Hubert Drouais © Château de Versailles
Les parents de la chimie moderne
  • Portrait d'Antoine-Laurent de Lavoisier (1743-94) chimiste français, gravé par Pierre Michel Alix (1762-1817) d'après un portrait de Jacques Louis David (1748-1825) © Meisterdrucke
  • Portrait d'Antoine-Laurent Lavoisier et de sa femme © Jacques-Louis David
  • Rosaire des philosophes © e-rara
  • Gravure de l'appareil de Lavoisier pour la synthèse d'hydrogène à partir de l'eau (à gauche) et l'oxygène (à droite)."une histoire populaire de la science" de Robert Gallimard, Londres, 1881. © Ann Ronan Picture Library - Alamy
  • Traité élémentaire de Chimie, présenté dans un ordre nouveau et d'après les découvertes modernes par Antoine-Laurent Lavoisier © Paris, chez Cuchet
  • Comité de Sûreté générale : arrestation d'Antoine-Laurent de Lavoisier par Jean-Baptiste Lesueur. © Musée Carnavalet, Histoire de Paris
  • Et la guillotine aux enchères à Nantes X. Paquereau pour Chemins Secrets © le Parisien
  • Portrait de Antoine François, Comte de Fourcroy (1755-1809) (François Dumont) © Nationalmuseum - 177243
Le jardin devient le Muséum d'Histoire naturelle
  • Décret de la Convention nationale du 10 juin 1793, l'an second de la République française, relatif à l'organisation du jardin national des plantes & du cabinet d'histoire naturelle, sous le nom de Muséum d'Histoire naturelle © Bibliothèque nationale de France
  • Décret de la Convention nationale du 10 juin 1793, l'an second de la République française, relatif à l'organisation du jardin national des plantes & du cabinet d'histoire naturelle, sous le nom de Muséum d'Histoire naturelle © Bibliothèque nationale de France
Le doyen des étudiants de France
  • Portrait du chimiste français Louis-Nicolas Vauquelin © Photo by API/Gamma-Rapho via Getty Images
  • Portrait de Michel-Eugène Chevreul © Wellcome Library, London
  • Gravure de Michel-Eugène Chevreul, 1860 © World History Archive / Alamy Foto de stock
Le chimiste des corps gras
  • Bougie stéarique (Brevet de Michel Eugène Chevreul et Joseph Louis Gay-Lussac en 1825) © MNHN - Bruno Jay
  • Cholestérol isolé par Michel Eugène Chevreul en 1813 de calculs biliaires © MNHN - Bruno Jay
  • M.E. Chevreul faisant son cours de chimie à l'amphithéâtre du Muséum © Antiquariat Martin Barbian & Grund GbR (Saarbruecken, Germany)
  • La bougie “La Française” depuis 1902 © groupe Devineau - DENIS S.A.
  • Chromo ancienne Bougie Chevreul par Rey Guny
  • Créatine isolée en 1842 du bouillon de bœuf par Michel-Eugène Chevreul © MNHN - Bruno Jay
  • Huile de dauphin analysée par Michel-Eugène Chevreul © MNHN - Bruno Jay
  • Acides gras (acides stéarique et oléique) isolés vers 1813 © MNHN - Bruno Jay
  • Portrait de Michel-Eugène Chevreul dans son laboratoire, atelier de teinture, manufacture des Gobelins, 13e arrondissement, Paris. © Musée Carnavalet, Histoire de Paris
  • Prix Nobel © ArsusGomz
Le chimiste de la couleur
  • Cercle chromatique de Michel-Eugène Chevreul 1867 © Mobilier national, photo Isabelle Bideau, janvier 2019
  • Cercle chromatique de Michel-Eugène Chevreul, « De la loi du contraste simultané des couleurs et de l'assortiment des objets colorés », Paris 1839 © colorsystem
  • Un dimanche après-midi à l'île de la Grande Jatte de Georges Seurat, 1884
  • 4 images de l'interview photographique de Michel-Eugène Chevreul centenaire Paul Nadar, 1886 © Musée Nicéphore Niépce, ville de Chalon-sur-Saône
  • Les savants de la Tour Eiffel - 1 à 18 face au Trocadéro © R.Desenclos, 2016
L'école de chimie de Frémy
  • Frémy, Edmond (1814-1894) - Atelier Nadar © Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, FT 4-NA-235 (2)
  • Frémy, Edmond (1814-1894) - Atelier Nadar © Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, FT 4-NA-238 (4)
  • Laboratoire de Mr Frémy, vue d'ensemble © Fonds Pierre Petit
  • Pierre Petit, Le Professeur Frémy au milieu de ses élèves, vers 1880 © Muséum national d'Histoire naturelle (IC 5499)
  • Pierre Petit, Groupe des élèves de M. Frémy, vers 1880 © Muséum national d'Histoire naturelle (IC 807)
  • Pierre Petit, Le Professeur Frémy faisant son cours magistral, vers 1880 © Muséum national d'Histoire naturelle (IC 5500)
  • Henri Moissan (1852-1907) posant avec un fourneau, il a gagné le Prix Nobel en chimie en 1906 © Bettmann - Getty images
  • Alphonse Milne-Edwards · artiste inconnu ©Collection privée / bridgemanimages.com
  • Collier Napoléon III en or 18 carats (750 millièmes) © Caillou Paris
La dynastie des Becquerels
  • Antoine Henri Becquerel par Nadar © BNF
  • Alexandre-Edmond Becquerel par Nadar © BNF
  • Portrait d'Antoine-César Becquerel © Bettmann - Getty images
  • Becquerel, Antoine-César. 1834-1840. Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, Firmin Didot Frères © MNHN - Fonds Chevreul (Ch 2510 -- 1 à 6)
  • La pile thermo-électrique, inventé en 1866 par le physicien français Alexandre-Edmond Becquerel (1820-1891). Gravure en couleurs © Prisma Archivo - Alamy
  • Fluorite - Galerie de Géologie et de Minéralogie © MNHN
  • Alexandre-Edmond Becquerel, Spectres solaires, 1848, images photochromatiques © Musée Nicéphore Niépce, Ville de Chalon-sur-Saône
  • Phosphoroscope (1857) par Becquerel, des gravures, publié en 1880 - Illustrations tirées de la revue The Popular science monthly, vol. 4 (1873-1874) New York, Popular Science Pub. Co.p. 311.
La radioactivité
  • Impression photographique obtenue par Henri Becquerel grâce au minerai d'uranium le 26 février 1896 © Musée Curie (coll. Institut du radium)
  • Marie Curie (1867-1934), physicienne française, dans son premier laboratoire installé dans un hangar de l'EPCI, rue Lhomond, Paris (Vème arr.), 1896-1905 © Albert Harlingue / Roger-Viollet
  • Pierre Curie en 1905. © Musée Curie ; coll. ACJC / Cote MCP64,02
  • Publicité pour la Laine Oradium
  • Publicité pour pour des radiovules "Rhemda"
  • Publicité pour des sous-vêtements Iradia
  • Publicité pour la crème et la poudre THO-RADIA à base de radium
  • Publicité pour le chocolat au radium de Burk & Braun
Des poisons thérapeutiques
  • Boite d'ouabaïne Arnaud Collection © Pharmacie Médicament Albert Arnaud 1853-1915
  • Datura © Promesse de fleurs
  • Tanghinine © Cyril FRESILLON / MCAM / CNRS Images
  • Ouabaïne © MNHN - Bruno Jay
  • Ancienne pointe de flèche en métal Bura Africa du Niger, Ca. 1700-1800 © Authentic!
  • Le quinquina rouge ou le quinquina, Cinchona pubescens (écorce de quinquina, arbre précolombienne cordifolia). Lithographie coloriée par Hanhart après une illustration botanique par David Blair, de Robert Bentley et Henry Trimen's Plantes médicinales, Londres, 1880. © Florilegius
  • Strophanthus gratus © Muséum National d'Histoire Naturelle
  • Datura metel L. © Muséum National d'Histoire Naturelle
  • Léon-Albert Arnaud Photographie par Henri Manuel © Muséum National d'Histoire Naturelle
  • Portrait Gabriel Bertrand © Muséum National d'Histoire Naturelle - MNHN
  • Sorbus aucuparia, Rosaceae, aus Flora von Deutschland © Österreich und der Schweiz von Otto Wilhelm Thomé, Tafeln von Walter Müller
  • Panier Cobra avec couvercle et nœuds français © National Museum of African American History and Culture
  • Cobra dans un panier © PLUS Stock Photo
La chimiothèque du Muséum
  • Salle de cours de chimie © Cyril Frésillon / MCAM / CNRS Images
  • Chimiothèque historique du laboratoire de chimie © MNHN - Agnès Iatzoura
  • Chimiothèque historique du laboratoire de chimie © MNHN - Agnès Iatzoura
  • Spectromètre à prisme de Kirchhoff © MNHN - Bruno Jay
  • Equipe de rénovation de la bibliothèque de chimie (De gauche à droite : Christine Maulay-Bailly, Elisabeth Mouray, Christine Bastard, Delphine Champeval, Arul Marie, Charlotte Duval, Alice Laforêt, Aurélie Méric, Didier Buisson, Brice Molinelli, Séverine Amand - Rémy Puppo (absent sur la photo)) © MNHN - Agnès Iatzoura
L'ère de l'écologie chimie
  • Filtration de spores de champignons microscopiques © MNHN - Agnès Iatzoura
  • Spectromètre de RMN 400 MHz © MNHN - Agnès Iatzoura
  • Culture d'algues dans un incubateur - Laboratoire de culture cellulaire © MNHN - Agnès Iatzoura
  • Broyage de feuilles de millepertuis - Laboratoire de chimie bio-organique © MNHN - Agnès Iatzoura

Notes de bas de page