Le Muséum national d’Histoire naturelle remercie l’ensemble des donateurs pour leur engagement et leur soutien dans la lutte contre le braconnage des chimpanzés d’Ouganda !


Plus de 22 000 € ont été récoltés permettant le recrutement de trois villageois pour participer aux actions de retrait des pièges et à la sensibilisation.

Un an après son lancement, l’opération est un succès avec plus de 350 pièges retirés ! Cependant, la lutte continue : le 23 juin 2016 un nouveau chimpanzé du groupe a été victime du braconnage. Les opérations de retrait de pièges et de sensibilisation vont donc se poursuivre et être renforcées par l’arrivée d’un nouvel animateur.

Pour continuer à nous soutenir, envoyez un mail à contact.donateurs@mnhn.fr

Le Muséum et les grands singes

Les équipes de primatologues du Muséum travaillent sur les grands singes africains en étudiant les bonobos de la République Démocratique du Congo, les gorilles de l’Ouest du Congo et de République Centrafricaine et les chimpanzés en Ouganda.

En Ouganda, Sabrina Krief, membre de l’équipe Primates et Environnement du Muséum, étudie depuis 18 ans le comportement et la santé des chimpanzés sauvages dans le parc national de Kibale, dans l’ouest du pays à une trentaine de kilomètres de la frontière avec la République Démocratique du Congo. Depuis 2009, Sabrina et son mari, Jean-Michel, photographe, ont constitué une petite équipe. En 2014, la station d’étude et de préservation des chimpanzés du Muséum est construite, servant de base à l’équipe. Formée d’assistants de recherche, d’assistants de terrain, de chercheurs et d’étudiants, cette équipe suit une nouvelle communauté de chimpanzés sauvages dans la zone de Sebitoli. Les assistants de terrain ont pour cela créé un réseau  de sentiers de plus de 100 km dans la forêt sur le territoire des chimpanzés. Grâce à ce travail, plus de 60 chimpanzés sur un nombre estimé de 80 sont identifiés à Sebitoli, sur un territoire qui couvre environ 25 km2.

Pour que les chimpanzés acceptent d’être observés et suivis sans faire usage de nourriture (ce qui est actuellement totalement interdit), il faut inlassablement les chercher et répéter les contacts jusqu’à ce qu’ils ne fuient plus. Cela peut prendre plus de 10 ans avant qu’ils soient en confiance à une dizaine de mètres des chercheurs : on parle d’habituation.


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