Prenez le temps d’observer la biodiversité cet été

Les beaux jours approchent. Les plantes se parent de leurs plus belles fleurs et c’est l’effervescence chez les insectes qui les pollinisent. Pendant les nuits, longues et chaudes, les insectes volent autour des lumières. C’est le moment pour prendre le temps de s'arrêter et d'observer la nature, tout en contribuant à faire progresser la science. Les observatoires Vigie-Nature, c’est tout cela : une union entre science et observation au bénéfice d'une meilleure connaissance de la nature qui nous entoure. Focus sur les rendez-vous de l’été !


Défi pour la fin de l’été : Un demi-million de petites bêtes… photographiées ?

Après seulement trois étés d’existence, les participants au Spipoll (Suivi photographique des insectes pollinisateurs) ont tiré le portrait de plus de 300 000 insectes et araignées. Déployé par le Muséum national d’Histoire naturelle et l’Office pour les insectes et leur environnement (Opie), le Spipoll est un protocole ouvert à tous les curieux de nature. Le protocole consiste à photographier – pendant au moins 20 minutes – tous les insectes et araignées venant se poser sur une espèce de plante en fleurs. 300 000 petites bêtes admirées sous toutes les coutures, cela représente plus de 230 000 heures d’observation, soit environ 1 000 jours ! Pour ce quatrième été, la barre du demi-million peut être dépassée : 500 000 petites bêtes à six ou huit pattes, photographiées pour la science ! Pour relever ce défi, l’outil d’identification en ligne a fait peau neuve. Intuitif et ergonomique, pour l’adopter c’est par ici : bit.ly/Clef_Spipoll. Et pour découvrir les conseils d’une débutante au Spipoll sur le blog Vigie-Nature, c’est par là : bit.ly/BlogVN_Spipoll.
> spipoll.fr

Samedi 14 juin, Parc Floral de Paris (75). De 9h à 12h, rdv entrée « Château ». Sortie photo à la découverte de la biodiversité et initiation au Spipoll. Par la Maison Paris nature, l’association Educanature et Vigie-Nature.
Informations et inscriptions : http://quefaire.paris.fr/fiche/86215_objectif_nature_

Une nuit à la belle étoile… en compagnie des phalènes, sphinx et noctuelles !

L’été est un moment privilégié où le crépuscule s’installe tardivement et les nuits se font plus chaudes. Autant d’occasions pour prolonger les soirées entre amis dans le jardin ou improviser une nuit à la belle étoile. Mais nous ne sommes pas les seuls à profiter de ces conditions favorables : les insectes nocturnes et notamment les papillons de nuit se donnent également rendez-vous. C’est d’ailleurs la période idéale pour découvrir et admirer les délicats géomètres ou encore les ptérophores, fragiles spectres blancs aux ailes plumeuses. Pourquoi ne pas lever les yeux et observer aussi les étoiles nichées au sein des constellations ? C’est ce que propose l’enquête Insectes et Ciel étoilé ! Tout en découvrant un univers souvent méconnu, les participants aideront les scientifiques à mieux comprendre l’impact de la pollution lumineuse sur la biodiversité nocturne. Une enquête menée par le Muséum national d’Histoire naturelle, Noé Conservation et l’Association Française d'Astronomie (AFA).
> insectesetcieletoile.fr

Vendredi 27 juin, Maison de la Nature de Mont-Bernanchon (Géotopia, 62). Rendez-vous à 22h, animation « Insectes et Ciel étoilé ». Gratuite, ouverte à tous. Par le Conservatoire d’Espaces Naturel du Nord Pas-de-Calais.
Informations et inscriptions : 03 21 54 75 00 / vigie-nature@cen-npdc.org

Inspecteurs des rues ? Sauvages au rapport !

7 000 rues inventoriées et plus de 800 espèces de plantes détectées, c’est le joli score obtenu par les participants à l’observatoire de la flore sauvage urbaine « Sauvages de ma rue » en 2013. Plusieurs études, réalisées par l’équipe de recherche Vigie-Nature du Muséum national d’Histoire naturelle l’année passée, semblent indiquer que les participants ont tendance à recenser plus facilement les plantes de grande taille et celles aux fleurs bien visibles et colorées. Ceci, parfois au détriment d’espèces discrètes repérées plus aisément par les botanistes expérimentés. Qu’à cela ne tienne : c’est l’occasion pour tous les curieux d’ouvrir grand les yeux à la recherche des plantes les plus modestes, comme les Sagines, qui se cachent au sein des interstices urbains ! Pour en savoir plus, consulter la lettre d’information Sauvages de ma rue éditée par Tela Botanica sur la base des travaux de recherche du Muséum : bit.ly/LettreSauvagesMai2014.
> sauvagesdemarue.fr

Nouveau : pour participer et aider les observateurs sur le terrain, l’appli Sauvages de ma rue est maintenant disponible sur mobile (sur Google Play et Apple Store). Initiée par Tela Botanica dans le cadre du programme Sauvages de PACA (une déclinaison régionale du programme Sauvages de ma rue en région Provence-Alpes-Côte d'Azur), l’application est adaptée à une utilisation sur tout le territoire national.

Dimanche 15 juin, Meylan (38). De 10h à 12h, rendez-vous devant l'Hexagone de Meylan, 24 Rue des Aiguinards. Par le Centre Initiation Nature Environnement de Meylan
Samedi 26 juillet, Rouen (76). De 15h30 à 16h15, découverte des sciences participatives et de l’observatoire Sauvages de ma rue. Par la CREA - Communauté d'agglomération Rouen-Elbeuf-Austreberthe. Informations et inscriptions : 02 35 52 93 20

À ne pas manquer également cet été :
les sciences participatives en bord de mer. À suivre très prochainement, les derniers résultats de l’Observatoire du littoral BioLit et les prochaines sorties sur la côte !

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