Événement

Le Muséum au Congrès mondial de la Nature à Marseille

30 août 2021

Du 3 au 11 septembre 2021, le Muséum participe à l’événement phare sur le thème de la biodiversité.

Membre officiel de l’International Union for Conservation of Nature (Union Internationale pour la conservation de la nature - UICN), le Muséum est présent à tous les niveaux du Congrès mondial de la Nature : lors de « l’Assemblée des membres » où sont présentées et votées les motions essentielles pour l’avancement des politiques de préservation de la biodiversité et lors du « Forum » ouvert aux congressistes où les scientifiques feront plusieurs interventions sur des thématiques allant de la pollution lumineuse à l’anthropologie dans le débat nature/culture. Par ailleurs, le Muséum s’impliquera pleinement dans la programmation de « l’Exposition » ouverte à tous comme dans celle des « Espaces Générations Natures » proposée au grand public, notamment à travers la mise en place d’un « Dôme de la Biodiversité » en partenariat avec cinq organismes scientifiques.

Le Muséum sur tous les fronts du congrès

Attendu de longue date, ce Congrès mondial de la Nature est l’occasion pour le Muséum national d’Histoire naturelle de s’impliquer davantage dans les grandes questions liées à la protection du vivant et aux liens qui unissent hommes et environnement.

 

L’assemblée des membres – Du 8 au 10 septembre 2021

Depuis de longs mois, le Muséum – membre officiel de l’UICN – se mobilise avec d’autres organismes scientifiques pour proposer des motions en vue d’une intégration dans les actions politiques futures. En raison de la crise sanitaire obligeant les organisateurs à reprogrammer l’événement, les membres ont souhaité acter plusieurs propositions. Ainsi, 109 motions ont été votées et adoptées en ligne fin 2020 dont 13 soutenues par le Muséum telles que « Renforcer la conservation des grands singes à l’échelle des pays, à l'intérieur et à l'extérieur des aires protégées, en impliquant les acteurs locaux » (n°115) et « Lutter contre la déforestation importée » (n°12).

Il reste cependant plusieurs propositions à discuter lors des séances plénières de cette Assemblée des Membres : 9 motions visant à modifier les statuts de la gouvernance de l’UICN ; des motions dites nouvelles et urgentes et 19 motions renvoyées pour discussion plus approfondie. Parmi ces 19, trois sont soutenues par le Muséum : « Planification [des espaces maritimes] [de l’espace maritime] et conservation de la [biodiversité] [diversité naturelle] » (n°21) ; « Réduire les impacts de l'industrie minière sur la biodiversité » (n°27) et « Agir pour réduire la pollution lumineuse » (n°84.)

 

Le forum – Du 4 au 7 septembre 2021

Durant quatre jours, les congressistes inscrits auront accès à diverses rencontres offrant un éclairage aux thématiques du Congrès à travers des « pitchs en ligne », des conférences, des cafés-débats ou encore des événements sociaux où les chercheurs et experts associés au Muséum s’attèleront à donner des clés de compréhension essentielles :

Quatre « pitchs » en ligne, co-organisés avec d’autres organismes :

  • Pollution lumineuse, longueurs d'onde et biodiversité : des enjeux aux solutions sur les territoires.
  • Biomimétisme – innover pour et par le vivant.
  • Deltas africains : gestion collaborative des paysages menacés.
  • Méthodes de découverte et d'identification des espèces basées sur l'ADN pour les stratégies de conservation.

Trois sessions thématiques co-organisées avec d’autres organismes :

  • Sauver les plantes - sauver le monde. Samedi 4/9 16 h 00 – 17 h 30
  • Trouver des moyens pour que la taxonomie suive le rythme des besoins urgents de connaissances des acteurs de la conservation. Lundi 6/9 16 h 00 – 17 h 30
  • Apport de l'anthropologie au débat nature/culture et à la conservation de la biodiversité. Mardi 7/9 11 h 00 – 12 h 30

Un événement social le mardi 7 septembre 2021 à 18 h 30, en présence de la Secrétaire d’État à la biodiversité, Bérangère Abba et du président du Muséum, Bruno David :

  • L'expertise au Muséum national d'Histoire naturelle : une référence européenne et mondiale en faveur de la nature - des centaines d’agents mobilisés et des résultats, de l’échelle locale à l’internationale. (Coordonné par la Direction de l’expertise du Muséum)

 

L’exposition – Du 4 au 9 septembre 2021

L’exposition est ouverte aux congressistes inscrits comme au grand public. Le Muséum n’a pas de stand en propre mais interviendra dans de nombreux pavillons :

PAVILLON DE FRANCE :

  • Intervention du Muséum sur les sciences participatives dont il est l’un des pionniers, en collaboration avec les 12 Muséum les plus importants dans le monde (G12). Samedi 4/9 à 11 h
  • Présentation du programme de recherche Kivi Kuaka, oiseaux migrateurs sentinelles des catastrophes naturelles - avec le Ministère des armées. Dimanche 5/9 à 17 h

PAVILLON DU COMITÉ FRANÇAIS DE L’UICN

  • Soirée Outre-Mer : présentation du compteur Biodiversité Outre-Mer. Samedi 4/9 à 18 h 30
  • Opération réintroduction : au secours des espèces menacées. Lundi 6/9 à 17 h
  • Connaitre la biodiversité : Inventaires et sciences participatives. Mardi 7/9 à 15 h

PAVILLON « REVERSE THE RED » DU COMITÉ FRANÇAIS DE L’UICN

  • « On the edge » consacrée aux espèces menacées présentant des singularités sur le plan évolutif.

 

Les espaces générations nature – Du 4 au 11 septembre 2021

La France, pays hôte du Congrès cette année, a souhaité ouvrir l’événement à un large public et a donc mis en place ces « Espaces Générations Nature » : des rencontres et animations à destination d’un public varié (adulte, jeune, familial ou scolaire). Au cœur des missions du Muséum se trouve la diffusion des connaissances. Aussi, l’institution s’est-elle naturellement impliquée dans cette programmation.

Parmi les temps forts :

  • Le « Dôme de la biodiversité » est le fruit d’une collaboration réussie entre six organismes publics engagés dans la préservation de la biodiversité (Muséum national d’Histoire naturelle – CNES – Conservatoire du Littoral - IFREMER - INRAe – IRD). Dans ce Dôme de 150 m2, les six partenaires proposeront des tables rondes, des conférences et expérimentations, des activités pédagogiques, des rencontres avec des chercheurs, des ingénieurs et des médiateurs.
    La journée du 6 septembre sera l'occasion pour le Muséum de proposer dans le Dôme plusieurs interventions autour de la biodiversité, avec entre autres deux ateliers sur les sciences participatives avec Vigie Nature école, une mini conférence autour de l'intelligence artificielle, et une table ronde sur les effets de l'éclairage sur la biodiversité et les aires protégées. Retrouvez le programme complet.
  • Le samedi 4 septembre à 13 h 30, le Dôme accueillera notamment la quatrième cérémonie de remise du Prix de la Fondation ENGIE – Talents de la recherche au Musée de l’Homme. Ce prix, créé en 2018 par la Fondation ENGIE et le Muséum national d’Histoire naturelle, récompense chaque année des projets de recherche interdisciplinaires et innovants sur les liens qu’entretiennent les sociétés passées et présentes avec leur environnement.
  • Des journées dédiées au programme Vigie-Nature, programme phare dédié aux sciences participatives ou comment les citoyens aident les scientifiques à mieux évaluer les populations et comportements de notre biodiversité commune.
  • Des ateliers autour du thème « Les citoyens au secours des grands singes » - Vendredi 10 et samedi 11 septembre en continu de 10 h à 19 h.
  • Et plus encore : des rencontres, conférences parmi lesquelles « la biodiversité dans l’assiette » le lundi 6 septembre (12h – 13h30), une rencontre ludique et pédagogique entre un chercheur et un grand chef ou le débat qui suivra la projection d’un film sur l’expédition « La Planète revisitée en Corse » le mercredi 8 septembre (13 h- 14 h 30)

Au-delà du congrès, l’engagement quotidien du muséum

Ce congrès est l’occasion pour le Muséum de poursuivre son action quotidienne en faveur de la préservation de la biodiversité. Parmi ses missions, la recherche et l’expertise sont deux de ses piliers.

Citons par exemple le travail mené conjointement depuis 13 ans avec le Comité français de l’UICN et plus récemment avec l’OFB sur l’élaboration de Listes rouges sur les espèces menacées en France métropolitaine et en outre-mer impliquant de nombreux experts et scientifiques du Muséum. Un bilan publié le 3 mars dernier a d’ailleurs permis d’établir une synthèse majeure sur l’état de santé de la faune et de la flore française. Ainsi, depuis 2008, 13 842 espèces ont été évaluées, 2 430 espèces ont le statut « menacées » et 187 espèces ont le statut « disparues » ou « éteintes ».

D’autres opérations sont menées par la Direction de l’expertise telles que l’enrichissement et la mise à jour de l’Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN) ; la mise en œuvre de rapports et avis sur des espèces emblématiques comme le loup ou l’ours. De manière générale, la mission expertise a pour objectif de fournir des données validées et d’aider les politiques publiques dans les questions de biodiversité sur le territoire national.

Par ailleurs, le Muséum développe toute de l’année de nombreux formats et supports pour atteindre et sensibiliser ses publics autour des thèmes et enjeux liés à la biodiversité. Avec l’exigence scientifique propre à l’institution, l’objectif reste celui « d’émerveiller pour instruire ». Cet engagement citoyen prôné par le Muséum passe ainsi par l’édition des Manifestes du Muséum lancé en 2017 par son président, Bruno David. Cette série réaffirme le rôle et la nécessité de l’histoire naturelle dans les sociétés contemporaines. À ce jour la collection compte quatre ouvrages : « Quel futur sans nature ? » ; « Migrations » ; « Humains et autres animaux » et « Face aux limites ». Un cinquième paraîtra cet automne sur « l’Histoire naturelle de la violence ».

Les Tribunes du Muséum sont une autre manière d’aller à la rencontre du public. Ces conférences biannuelles et gratuites d’un nouveau genre réunissent experts et membres de la société civile afin de remettre la science au cœur du débat. Qu’il s’agisse de la nature en ville, de l’océan, des liens entre santé(s) environnementale, humaine et animale ou du plastique dans nos sociétés, ces rencontres répondent à de véritables interrogations quotidiennes et sont à retrouver sur notre chaîne YouTube.

Enfin, la 3e saison du podcast du Muséum Pour que nature vive sera mise en ligne le 2 septembre. Lancée en pleine pandémie de Covid-19 en avril 2020, cette série d’épisodes de 30 minutes donne la parole à une chercheuse ou un chercheur qui partage ses connaissances et solutions pour mieux comprendre le vivant et le monde qui nous entoure.

Notes de bas de page