Le Marais audomarois  est le symbole de la conciliation possible entre activités humaines et préservation d’un faune et d’une flore remarquable.


Une réserve de biosphère

Le marais audomarois - Le tour de France de la biodiversité 2015

Le Marais audomarois se situe à la rencontre entre l’Artois et la Flandre.  Vaste de 3726 ha, riche de 700 km de canaux, de paysages pittoresques, de 300 espèces de plantes dont 40 légalement protégées, de plus de 200 espèces d’oiseaux, de 26 espèces de poissons, c'est véritablement un site privilégié. Cependant, techniques modernes d’exploitation agricole et nouveaux usages sociaux du milieu menacent cet espace unique, seul marais cultivé de France. Les acteurs locaux ont estimé qu’il est de leur devoir de prendre en main le devenir de cet espace d'exception pour en assurer la sauvegarde et le transmettre dans de bonnes conditions aux générations futures. Depuis plus de 10 ans, leur engagement s'est illustré par des actions concrètes de restauration, de valorisation et d'éducation. Deux documents d'objectifs ont déjà vu le jour et ont dépassé les attentes en termes de retombées positives pour le territoire. Ce sont notamment une implication de plus en plus forte des associations locales, des partenaires et des habitants mais également des reconnaissances dépassant nos frontières comme le site Ramsar et la Réserve de biosphère qui constituent des distinctions fortes et une reconnaissance des particularités du territoire et de notre travail.

Une réserve de biosphère est un espace terrestre ou marin désigné internationalement dans le cadre du programme de l'UNESCO sur l'homme et la biosphère. Ce réseau mondial tend à promouvoir une relation équilibrée entre l'homme et la nature, et à faciliter la coopération dans le domaine de la recherche, notamment à travers les réserves transfrontalières. Chaque réserve comporte un zonage triple défini selon les modalités de l'occupation humaine et la répartition des objectifs pouvant aller de la protection stricte au développement durable : zone centrale, zone tampon, zone de transition (cette dernière zonation -et donc la frontière externe de la réserve de biosphère dans son ensemble - n'ayant qu'une valeur indicative).


Le rouge et le blanc

Les terrains de cette région sont riches en craie, cette pierre particulièrement blanche. Mais les argiles, un peu plus récentes, ne sont pas rares non plus, elles ont permis le développement de briqueteries. On retrouve ces deux types de matériau dans les constructions des bâtiments où
leur alternance a donné le nom de « rouges-barres » à ce type d’association. La langue d’Oil inverse souvent les positions relatives des adjectifs : les « Villeneuves » du sud de la France, sont des « neu(f)villes » dans la partie Nord.

Les glaciations vers 18 000 ans nous ont laissé en souvenir de ses grands vents, des dépôts de particules fines, très fertiles, appelées loess. Ce loess a fait la richesse agricole de cette région picarde.