Œuvre de Lara Almarcegui, 2014. Lettrage en vinyle sur mur, dimensions variables, présentée par Ellen de Bruijne Projects, Amsterdam et Mor-Charpentier, Paris


Lara Almarcegui est née en 1972 à Saragosse en Espagne. Elle vit et travaille à Rotterdam aux Pays-Bas. La liste des roches dans Rocks of Spitsbergen fait référence au passé de l’île, lorsque la région a été façonnée par la collision de plaques tectoniques, formant des montagnes, par le dépôt des sédiments formant des roches. L’œuvre est un commentaire sur les manières dont le territoire de l’île s’est modifié – et a été modifié – à la suite de l’évolution géologique et de l’exploitation minière. Des expéditions ont effectué des forages à la recherche de cuivre, d’amiante, de minerai de zinc, de fer, d’or, de plomb et de phosphates. Avec des réserves de charbon estimées autour de quelques 22 millions de tonnes, la zone de Longyearbyen, sur Spitzberg, dans l’Arctique, a déjà deux mines en activité, et d’autres ouvriront prochainement. Qu’arrivera-t-il à la région si ses roches sont exploitées pour en tirer des minéraux ? L’artiste propose une vision de la destruction possible de l’île à travers une exploration de ses origines géologiques et de son exploitation future.