Le Muséum propose des formations diplomantes internationales et est partenaire de nombreux établissements étrangers.


Formations internationales

Le Muséum s’est inscrit dès 2004 dans le processus de construction de l’espace européen de l’enseignement supérieur, concrétisé notamment par la mise en place des Masters Erasmus Mundus.

Il est aujourd’hui partenaire de trois Masters internationaux :  

  • International Master in Quaternary and Prehistory, IMQP
  • Erasmus Mundus Master Course in Tropical Biodiversity and Ecosystems, TROPIMUNDO
  • Erasmus Mundus Master Dynamics of Cultural Landscapes and heritage Management, DYCLAM

Et d'un doctorat international :

  • International Doctorate in Quaternary and Prehistory, IDQP

Pour plus d'informations : enseignementsuperieur.mnhn.fr


Stratégie internationale du Muséum national d’Histoire naturelle

Le projet d'orientation du Muséum est de « connaître et comprendre l’histoire événementielle de la biosphère, avant et depuis l’Homme, anticiper sur cette base référentielle l’avenir de la biodiversité, former les acteurs requis pour ces tâches, partager et débattre des connaissances acquises sur ces questions avec tous les publics ». Ses compétences et son offre pédagogique sont calquées sur les champs scientifiques développés au sein de l’établissement : systématique biologique et taxinomie ; écologie, biodiversité, ressources naturelles ; paléontologie, préhistoire et archéologie, histoire de l'Homme et des interactions entre les sociétés et la nature ; muséologie et histoire des sciences ; minéralogie et cosmochimie. Le Muséum est ainsi devenu une référence en matière de biodiversité, d’inventaires de milieux naturels, de faune et de flore, ainsi que de patrimoine culturel sur l’ensemble de la planète, de l’Afrique à l’Amérique, de l’Asie à l’Océanie, où il développe de nombreuses grandes expéditions scientifiques.

Il apporte une contribution importante à la mise en œuvre par la France de directives européennes et d’accords internationaux relatifs à la protection de l’environnement tels que Natura 2000, la Convention sur la Diversité Biologique (CDB), la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES). La richesse de ses collections le place parmi les trois plus importants muséums d’histoire naturelle au monde, aux côtés du Muséum de la Smithsonian Institution à Washington et du Natural History Museum de Londres. Ces activités et responsabilités vont de pair avec un important développement des partenariats internationaux, qui impliquent des projets bilatéraux, européens et internationaux (principalement avec des universités et organismes de recherche), ainsi que des collaborations étroites avec les organismes internationaux (e.g. programmes de l’UNESCO et de l’IUCN). Une attention particulière est portée aux pays du Sud et à la mise en place de conventions avec les musées d’histoire naturelle.

Les objectifs de ces partenariats et projets européens ou internationaux font le plus souvent appel à la synergie entre plusieurs des missions statutaires de l’établissement : recherche, formation et enseignement, expertise en matière d’inventaire, de valorisation scientifique et de gestion du patrimoine, diffusion de la connaissance scientifique. La stratégie de l’établissement à l’horizon 2018 se consacrera plus particulièrement à :

  • Maintenir une présence scientifique dans les collectivités d’outre-mer. Le Muséum entend continuer à jouer un rôle majeur dans l’étude de la biodiversité exceptionnelle de ces territoires où de futures grandes expéditions se dérouleront. Il entend aussi développer des collaborations de formation « professionnalisantes » sur la gestion de la biodiversité.
  • Renforcer ses activités avec Madagascar et le Brésil, en favorisant l’optimisation de moyens locaux et la multidisciplinarité.
  • Renouveler en 2014 la convention du Centre thématique européen biodiversité de l’Agence européenne de l’environnement.
  • En appui aux organisations internationales, contribuer à la définition, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques et programmes mondiaux relatifs au patrimoine naturel et culturel.
  • Développer le Mécanisme du Centre d’échange français de la Convention sur la diversité biologique – miroir mondial de l’action française en ce domaine.
  • Participer pleinement à la Plateforme internationale sur la biodiversité et les services des écosystèmes (IPBES). La mobilité internationale occupe donc une place importante dans l’activité des personnels scientifiques, et a pour corollaire l’accueil en France de nombreux chercheurs et enseignants étrangers.

La mobilité en matière de formation est l’un des reflets de cette stratégie internationale. Elle est initiée dès le second cycle (le Muséum ne délivre pas de diplôme de premier cycle universitaire) et concerne les étudiants de Master issus des diverses spécialités enseignées. Cette mobilité occupe une place plus ou moins importante dans le cursus des étudiants, selon qu’elle inclut une période d’étude seule ou qu’elle se prolonge par la préparation d’un mémoire de fin d’études (les mémoires codirigés à l’échelle européenne ou internationale sont encouragés). Elle se poursuit, surtout en matière de recherche, pour les étudiants de troisième cycle (doctorants), avec un nombre croissant de thèses préparées en cotutelle et la récente habilitation d’un doctorat Erasmus Mundus (préhistoire).

Membre de deux Master Erasmus Mundus (en biodiversité tropicale et en préhistoire), l’établissement a acquis depuis les années 2000 une forte expérience dans la structuration de l’espace européen de l’enseignement supérieur, dans la mise en place de programmes de formation impliquant à la fois des partenaires européens et extra-européens, et dans celle de diplômes conjoints de Master.

La stratégie de notre établissement pour l'organisation et la mise en œuvre de projets de coopération européenne et internationale dans l'enseignement et la formation

La stratégie en matière d’organisation et de mise en œuvre de projets internationaux en matière de coopération est dictée par le développement de la qualité des compétences conférées aux étudiants dans la perspective de la réussite de leur projet professionnel.

Le plus souvent, les partenaires prennent acte de leur complémentarité au travers de projets scientifiques, patrimoniaux, ou muséographiques. C’est sur la base de cette expérience qu’ils développent des projets communs de formation de dimensions diverses dans le cadre du Programme Erasmus : ces derniers vont des accords bilatéraux jusqu’aux diplômes conjoints de Masters Erasmus Mundus, en passant par l’organisation de programmes intensifs, l’organisation de stages au sein de structures universitaires ou dans le secteur privé, et bien entendu d’élargissement d’un réseau de contacts apte à favoriser l’insertion des étudiants dans la vie professionnelle dans une perspective internationale.

L’objectif de tels projets est d’adjoindre à l’offre de formation propre de l’établissement les compétences existant dans les pôles d’excellence identifiés chez les partenaires. L’offre pédagogique de l’établissement s’adapte en suivant les contraintes indispensables à une réelle intégration de l’offre choisie chez le partenaire. De même, elle s’adapte également pour mieux intégrer les étudiants en mobilité entrante. Le développement parallèle d’un enseignement en ligne de qualité fait partie des priorités stratégiques de l’établissement.

La validation est une condition indispensable au réel progrès en matière d’intégration, et le Muséum attache une importance particulière à la reconnaissance croisée des crédits ECTS acquis lors des activités de formation internationale. De même, il encourage les projets les plus structurés à déboucher sur des diplômes conjoints ou multiples.

Impact escompté de la participation de notre participation au Programme Erasmus sur la modernisation de notre établissement

L’impact escompté par la participation du Muséum national d’histoire naturelle au Programme Erasmus se décline ainsi :

Priorité 1: Augmenter les niveaux de qualification et renforcer la dimension sociale de l'enseignement supérieur

Le programme est ici considéré comme un instrument majeur d’aide à la réussite, en apportant aux étudiants bénéficiaires une nouvelle dimension d’excellence en matière d’acquisition de compétences, en leur permettant de suivre des activités d’ouverture. Il leur permet de concilier l’acquisition d’une réelle compétence spécialisée tout en développant leur ouverture intellectuelle.

Priorité 2 : Améliorer la qualité et la pertinence de l'enseignement supérieur, y compris par une coopération entre les établissements d'enseignement et le marché du travail.

La participation permet aux étudiants d’entreprendre à l’étranger une partie de leurs études académiques, mais aussi d’élargir leurs perspectives (activités pratiques, stages, contact avec le terrain, élargissement de leur réseau de contacts dans la perspective de leur intégration professionnelle).

La qualité du résultat de leur mobilité est garantie par le système de validation et, le cas échéant, le diplôme obtenu à l’échelle européenne.

Priorité 3 : Améliorer la qualité grâce à la mobilité et à la coopération transfrontalière

La demande étudiante qui résulte des accords bilatéraux et internationaux encourage l’établissement dans le développement de l’utilisation des TICE et des stratégies pédagogiques innovantes. Elle implique pour le Muséum et ses partenaires de porter une attention particulière à la délivrance des documents Europass.

Priorité 4 : Alliances de la connaissance

Etant un des trois plus grands muséums d’histoire naturelle au monde, l’établissement accorde une importance particulière aux programmes européens de formation qui mettent en jeu l’exercice de la plupart de ses missions statutaires. La responsabilité partagée de fait dans le cadre de la formation des étudiants, l’adaptation personnalisée du cursus de chacun, est un des meilleurs moyens de partager, avec de grandes institutions de l’UE, les compétences scientifiques acquises sur le patrimoine naturel et culturel ainsi que les bonnes pratiques en termes de conservation et de diffusion scientifique.

Priorité 5 : Améliorer la gestion et le financement

La participation à des formations internationales résulte en une meilleure validation de la qualité de l’offre propre à l’établissement et appuie l’action des conseils de perfectionnement internes :

  • grâce à la collaboration constante de collègues appartenant à d’autres institutions européennes ;
  • et à celle des étudiants et anciens étudiants.

La participation active à des projets relevant du programme, dont la qualité est assurée par les mécanismes décrits ci-dessus, s’avère être un des meilleurs moyens de rechercher avec succès des financements diversifiés permettant de soutenir la mise en place de véritables formations européennes